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Moyen Orient et Monde - Syrie

Au moins 11 civils tués dans un bombardement du régime sur un fief de l’EI

Un Syrien, originaire de la ville syrienne de Tel Abiad, réfugié en Syrie. Umit Bektas/Files/Reuters

Au moins onze civils, dont trois enfants, ont été tués hier dans un bombardement mené par le régime avec des barils d'explosifs contre un fief de l'État islamique (EI) dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les hélicoptères ont lâché ces barils, une arme qui tue aveuglément, sur la ville d'al-Bab, contrôlée par le groupe extrémiste sunnite, a indiqué l'ONG. « Les attaques intensives menées par les troupes du régime sur al-Bab visent à déjouer les plans de l'EI » qui assiège l'aéroport militaire de Kweires depuis plus d'un an, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Al-Bab est une ville stratégique car elle est proche des secteurs tenus par le gouvernement à Alep, a-t-il ajouté.
Plus à l'ouest, une alliance de rebelles et de combattants islamistes a bombardé intensément pour la deuxième journée consécutive deux villages chiites, al-Fouaa et Kafraya, les derniers aux mains du régime dans la province d'Idleb. « Des dizaines d'obus sont tombés la nuit dernière et hier matin sur al-Fouaa et Kafraya », a expliqué l'OSDH, en faisant état de blessés. « L'Armée de la conquête », une alliance de combattants de l'opposition, incluant le Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda) et le groupe rebelle islamiste Ahrar al-Cham, a débuté mercredi ses attaques contre ces villages. Il s'agit de représailles à l'offensive lancée par l'armée et les combattants du Hezbollah contre Zabadani, dernier bastion de l'opposition à la frontière syro-libanaise. Selon l'OSDH, les combats faisaient rage hier à Zabadani, bombardé depuis début juillet.

Crise de l'eau
Par ailleurs, 17 soldats du régime, dont un officier, ont péri dans des combats contre l'EI près de la cité antique de Palmyre dans le centre du pays, selon l'OSDH. Cette cité est tombée aux mains des jihadistes le 21 mai, mais les forces gouvernementales tentaient ces dernières semaines de la reprendre. Le général de division Mohsen Makhlouf, commandant de l'unité des blindés de la province centrale de Homs, figure parmi les tués, selon cette ONG. Dans le nord de la Syrie, les forces kurdes appuyées par les bombardements des troupes gouvernementales ont repris aux jihadistes de l'EI une localité près de Hassaké où le groupe avait pris pied le 25 juin, a rapporté l'OSDH.
Sur un autre plan, les habitants de la ville d'Alep manquent d'eau potable depuis près de trois semaines, la principale station de pompage ne fonctionnant pas, ont rapporté hier des résidents.
Le manque d'eau touche aussi bien les personnes vivant dans les quartiers contrôlés par les rebelles dans l'est de la ville, que ceux dans les zones aux mains des forces gouvernementales, dans l'ouest. « Il y a une crise de l'eau dans la ville entière », a déclaré Mamoun Abou Omar, qui dirige une petite agence de presse prorebelles. « Toute notre eau venait de l'Euphrate. Les pompes l'acheminaient, la filtraient, et faisaient parvenir l'eau aux habitants », a-t-il indiqué à l'AFP. Mais ces derniers 20 jours, des habitants ont été contraints de se procurer des citernes individuelles, dans lesquelles l'eau n'est pas filtrée. « L'eau de ces citernes n'est pas bonne pour la santé. Souvent, elles ne sont pas couvertes », a expliqué Abou Omar. Pour remédier au problème, des habitants ont tiré de l'eau de puits locaux, selon l'OSDH. Mais « nombre d'habitants ont été empoisonnés pour avoir bu de cette eau », a ajouté cette ONG. Un journaliste de l'AFP à Alep a également fait état de cas d'empoisonnement. Dans une vidéo faite par des militants locaux, un homme présenté comme un docteur raconte que des habitants souffrent d'infections intestinales après avoir bu de l'eau non potable. « L'eau en provenance des puits n'est pas bonne à boire », déclare-t-il.

Au moins onze civils, dont trois enfants, ont été tués hier dans un bombardement mené par le régime avec des barils d'explosifs contre un fief de l'État islamique (EI) dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les hélicoptères ont lâché ces barils, une arme qui tue aveuglément, sur la ville d'al-Bab, contrôlée par le groupe extrémiste sunnite, a indiqué l'ONG. « Les attaques intensives menées par les troupes du régime sur al-Bab visent à déjouer les plans de l'EI » qui assiège l'aéroport militaire de Kweires depuis plus d'un an, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Al-Bab est une ville stratégique car elle est proche des secteurs tenus par le gouvernement à Alep, a-t-il ajouté.Plus à l'ouest, une alliance de rebelles et de combattants...
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