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L'EI avance face à l'armée syrienne à Hassaké

syrie

Un commandant d'Ahrar al-Cham tué dans un double attentat suicide.

OLJ/AFP
14/07/2015

Le groupe extrémiste Etat islamique (EI) a avancé face à l'armée syrienne dans la ville de Hassaké (nord-est) en près de trois semaines de combats qui ont fait environ 170 morts.

Le 25 juin, les jihadistes s'étaient emparés de deux secteurs du sud de Hassaké, dont une partie était jusqu'alors contrôlée par les troupes du régime de Bachar el-Assad et l'autre par les forces kurdes. Il s'agissait des quartiers de Charia et Nachwa Gharbiyé.
Mais "depuis une dizaine de jours, ils ont pris le contrôle de l'entrée sud de la ville, de la cité sportive, du quartier Al-Zouhour et de zones dans la quartier Ghowayrane", tous situés la zone méridionale de Hassaké, a indiqué mardi à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "A al-Zouhour, ils ont pillé les maisons des civils", précise-t-il.

Mardi, les combats se concentraient à la périphérie sud de la ville où depuis le 25 juin, l'EI a mené 17 attentats suicide contre des positions de l'armée, selon cette ONG qui se base sur un large réseau de sources à travers la Syrie. Un journaliste de l'AFP, présent mardi dans le secteur ouest de Ghowayrane contrôlé par l'armée, a vu l'impact de roquettes sur les murs et une épaisse fumée noire se dégageant au loin.

D'après l'Observatoire, près de 100 soldats ont péri dans les combats et 100 autres ont été blessés. Du côté des jihadistes, 70 combattants ont été tués, dont 15 enfants de moins de 16 ans enrôlés par le groupe jihadiste.
Par ailleurs, 120.000 personnes ont été déplacées entre le 25 et le 30 juin à Hassaké, chef-lieu de la province éponyme, sur une population qui comptait 300.000 personnes avant le conflit, selon l'Onu.


(Lire aussi : Damas déterminé à reprendre Alep coûte que coûte)

 

Un commandant d'Ahrar al-Cham tué
Par ailleurs, un commandant du groupe rebelle syrien Ahrar al-Cham et six autres combattants ont été tués mardi dans un double attentat suicide à la bombe dans le nord-ouest de la Syrie. Cette attaque n'a pas été revendiquée, mais l'OSDH a précisé que les soupçons se portaient sur un groupe lié à l'EI.
Au total, sept membres de ce groupe de rebelles islamistes ont péri dans l'attentat perpétré dans la ville de Salquine, près de la frontière turque. Parmi eux figure Abou Abdel Rahmane Salquine, que l'OSDH a présenté comme "un des plus importants dirigeants d'Ahrar al-Cham".

Ahrar al-Cham est l'un des plus puissants groupes rebelles dans le nord de la Syrie et fait partie d'une alliance, avec notamment la branche syrienne d'el-Qaëda, le Front al-Nosra, qui s'est emparée ces derniers mois d'une grande partie de la province d'Idleb (nord-ouest).
Il est l'un des plus vieux et importants groupes de l'opposition armée. Il a été créé en 2011 par des islamistes libérés par le régime syrien au début du soulèvement contre Bachar el-Assad.

En dépit de son idéologie conservatrice, Ahrar al-Cham est opposé à l'EI.
En septembre 2014, 47 membres de sa direction avaient péri quand une explosion avait visé un rassemblement de ses hauts responsables religieux et militaires. Aucun groupe n'avait revendiqué cette attaque qui avait contraint Ahrar al-Cham à mettre en place une nouvelle direction.

La semaine passée, le responsable des relations extérieures du groupe, Labib Al-Nahhas, a accusé Washington d'avoir une définition trop étroite du terme rebelles "modérés" et affirmé qu'Ahrar al-Cham avait été "injustement calomnié" par l'administration de Barack Obama, dans une tribune publiée par le Washington Post. Être étiqueté "modéré" signifie recevoir soutien et formation militaires de la part des Etats-Unis.

 

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