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Moyen Orient et Monde - Maroc

Jugées pour leur robe « provocante », deux femmes sont innocentées

Deux Marocaines, arrêtées parce qu'elles portaient des robes jugées « contraires aux bonnes mœurs », ont été innocentées hier par un tribunal à Agadir, après que leur affaire eut suscité une vague d'indignation. Les deux jeunes femmes, âgées de 23 et de 19 ans, sont coiffeuses de profession et se rendaient à leur travail au moment de leur interpellation. Elles étaient poursuivies pour « outrage à la pudeur » et encouraient d'un mois à deux ans de prison, selon l'article 483 du code pénal.
« Cet acquittement est positif et signifie que porter ce type de vêtement n'est pas un crime », a déclaré la présidente de la Fédération de la ligue des droits des femmes (LDDF), Fouzia Assouli. Ce procès est une occasion de « revoir l'article 483 du code pénal car l'habit est une liberté individuelle » et « d'accélérer l'adoption de la loi criminalisant la violence à l'égard des femmes, qui tarde à voir le jour », a en outre plaidé Mme Assouli.
« C'est une victoire non seulement pour ces deux femmes, mais également pour l'ensemble de la société civile qui s'est mobilisée », a estimé Me Houcine Bekkar Sbaï, un avocat de la défense. Pour lui, ce jugement envoie un message clair : « La pensée extrémiste est inacceptable, et personne ne peut s'ériger en gardien de la religion et de la morale. »
(Source : AFP)

Deux Marocaines, arrêtées parce qu'elles portaient des robes jugées « contraires aux bonnes mœurs », ont été innocentées hier par un tribunal à Agadir, après que leur affaire eut suscité une vague d'indignation. Les deux jeunes femmes, âgées de 23 et de 19 ans, sont coiffeuses de profession et se rendaient à leur travail au moment de leur interpellation. Elles étaient poursuivies pour « outrage à la pudeur » et encouraient d'un mois à deux ans de prison, selon l'article 483 du code pénal.« Cet acquittement est positif et signifie que porter ce type de vêtement n'est pas un crime », a déclaré la présidente de la Fédération de la ligue des droits des femmes (LDDF), Fouzia Assouli. Ce procès est une occasion de « revoir l'article 483 du code pénal car l'habit est une liberté individuelle » et...
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