Prenez quelques minutes pour jeter un coup d'œil sur le budget présenté en Grande-Bretagne. Dans un pays qui flirte avec le plein emploi et qui affiche une croissance forte, le gouvernement choisit de continuer à réduire les dépenses publiques et de baisser les impôts. Sans concession. La Grande-Bretagne rejoint l'Allemagne dans une vision à des années-lumière de celle de la France.
Osborne, le ministre des Finances, a présenté son budget pour l'année prochaine. Et c'est encore une fois un budget sans concession. Un budget qui a pour objectif de continuer à assainir les dépenses publiques et à alimenter une des croissances les plus fortes des pays développés. Baisse d'impôts encore pour les plus défavorisés, pour les classes moyennes, baisse d'impôt sur les sociétés, qui passe de 20 à 19 puis à 18 %, et baisses des dépenses publiques. On parle maintenant d'un retour à l'équilibre en 2019 pour la Grande-Bretagne.
On parle tout de même d'un budget ultraconservateur avec une baisse brutale des prestations sociales, mais en fait, la Grande-Bretagne adopte la même philosophie que l'Allemagne : on ne peut pas dépenser plus que ce qu'on gagne et on ne peut pas continuer à jouer au père Noël avec de l'argent qu'on n'a pas et qu'on emprunte. C'est vrai que c'est triste, mais le père Noël n'existe pas. Néanmoins, le gouvernement britannique augmente le salaire minimum.
Est-ce que vous vous souvenez de ce qu'on disait en 2008 et 2009 ? On disait qu'il y avait deux modèles opposés pour sortir de la crise. Le modèle britannique basé sur une austérité brutale avec une réduction des dépenses publiques et du rôle de l'État, et le modèle français basé sur la hausse des impôts et un État encore plus omniprésent. La Grande-Bretagne n'est certes pas un paradis, loin de là, mais le verdict est clair : le pays est proche du plein emploi avec une croissance formidable. En France, le chômage et la dette sont au plus haut. La Grande-Bretagne et la France sont aujourd'hui sur deux planètes différentes.
Cet article est réalisé par Fidus


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