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Master en critique d’art et curatoriat à l’USJ, une formation aux débouchés multiples

Proposé par la faculté des lettres (FL) de l'Université Saint-Joseph, ce master professionnel séduit des étudiants libanais de formations initiales diverses souhaitant tous travailler dans le secteur artistique et culturel.

10/07/2015

Former des spécialistes dans l'art de la région ainsi que des professionnels du secteur artistique et culturel, tel est l'objectif de ce cursus dispensé par l'USJ, depuis septembre 2010, en partenariat avec l'Université de Paris 3 (Sorbonne nouvelle). La mise en place d'un master qui propose une approche critique des métiers de l'art a semblé logique à Nayla Tamraz, chef du département de lettres françaises et du master en critique d'art et curatoriat de l'USJ, qui explique : « C'est tout un secteur de l'art qui est en train de s'ouvrir et de gagner de l'ampleur au Liban et au Moyen-Orient. Des projets de musées sont en construction et il y a forcément une demande croissante en terme de professionnalisation. » Cette nouvelle formation permet donc aux étudiants de suivre un parcours qui les préparera, en deux années, à devenir, entre autres, des commissaires d'exposition, des critiques d'art, des directeurs de musées, des chargés de communication culturelle et de l'organisation d'événements artistiques.

Une formation inédite
Accessible aux personnes titulaires d'une licence, ce master, inédit au Liban, offre aux étudiants un cursus original aux objectifs multiples. « Nous avons des liens privilégiés avec l'Université de Paris 3 qui prend en charge un certain nombre de cours. Nous avons également fait appel à des professeurs qui viennent des États-Unis et d'Angleterre, des universitaires libanais et des professionnels du secteur de l'art et de la culture », ajoute Mme Tamraz. Un partenariat avec différentes institutions culturelles libanaises permet aux étudiants d'effectuer plus facilement des stages et un travail sur le terrain.
La formation des étudiants s'articule autour de plusieurs thèmes essentiels : la critique d'art et sa pratique, les connaissances fondamentales en histoire, sociologie, théorie et marché de l'art dans la région et dans le monde, les connaissances et les pratiques en rapport avec l'univers muséal et l'univers de l'exposition et de la galerie, ainsi que la conduite de projets artistiques et culturels. En acquérant les outils indispensables pour pouvoir évoluer dans le secteur de l'art et de la culture, les futurs diplômés seront dotés de plusieurs compétences qui les mèneront vers de nombreux débouchés.
Pour mettre en lien la théorie et la pratique, les étudiants sont amenés, en plus de la rédaction de leurs mémoires, à effectuer deux stages et à réaliser des projets de diplôme. Ainsi, en septembre dernier, plusieurs étudiants ont pu expérimenter leurs enseignements pratiques en montant, à Villa Paradiso à Gemmayzé, une exposition d'art intitulée « Unsaid Unheard Untitled ».

Un secteur en pleine expansion
« Ce master professionnel est aussi une plateforme, où sont menées des recherches inédites, et un espace pour constituer une masse de critiques de l'art et de la modernité au Liban. Les mémoires soutenus en mai et juin derniers ont porté sur le secteur musée d'art qui est destiné à prendre de l'ampleur au Liban », poursuit Mme Tamraz.
Muriel Bejjani, titulaire d'une licence en lettres françaises de l'USJ, s'est intéressée à la problématique du musée rassembleur et, en observant les différents modèles de musées d'histoire dans le monde, a réfléchi à des propositions pour le Liban. Maya Hage s'est, quant à elle, interrogée sur la capacité des structures culturelles libanaises, qui sont nées d'initiatives privées, à gérer le devoir de mémoire en l'absence d'un musée national d'art. La jeune femme, qui a suivi des études supérieures en arts plastiques à l'Alba, note qu'elle a pu, grâce à ce master, « approfondir sa connaissance de la scène artistique libanaise et voir, sur le terrain, comment ses enjeux prennent forme ». Maya se dit prête à travailler dans le secteur muséal, mais explique que les débouchés que lui offre ce master sont multiples : « Je suis bien formée pour pouvoir prendre aussi la direction de projets et de structures artistiques, travailler dans le domaine de la conservation, être critique d'art ou chargée de l'organisation d'expositions. »
Nayla Tamraz précise enfin que le cursus, qui a été pensé de façon à préparer les étudiants au marché contemporain de l'art, n'est pas destiné à une élite : « Ceux qui ont choisi ce master ne viennent pas tous du milieu des arts et des lettres, il y a aussi ceux qui ont fait des études de droit, de marketing, de commerce, de sciences politiques et de management et qui pourront, en fin de parcours, évoluer dans le secteur artistique et culturel. »

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