Le président russe recevant hier son homologue chinois, avant le sommet des Brics aujourd’hui. Alexander Nemenov/POOL/AFP
Le président Vladimir Poutine a accueilli hier les dirigeants des pays émergents des Brics à la veille d'un sommet au cours duquel la Russie compte montrer qu'elle n'est pas isolée sur la scène internationale malgré la crise ukrainienne et les sanctions occidentales.
Avant ce sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui se déroulera aujourd'hui à Oufa, dans l'Oural, Vladimir Poutine s'est notamment entretenu avec son homologue chinois, Xi Jinping, et le Premier ministre indien Narendra Modi.
Pour Moscou, visé par des sanctions occidentales en raison de son rôle présumé dans la crise ukrainienne et exclu du G8, ces bonnes relations avec les autres économies émergentes sont indispensables, alors que la Russie prône le combat contre ce qu'elle estime être une hégémonie américaine.
Après Xi Jinping et Narendra Modi, Vladimir Poutine a rencontré le président sud-africain Jacob Zuma et devait s'entretenir avec la présidente brésilienne Dilma Roussef, attendue dans la soirée à Oufa.
Le dirigeant iranien Hassan Rohani est également attendu dans cette ville située à 1 100 km à l'est de Moscou, avant un entretien avec le président russe.
L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS, qui regroupe la Chine, la Russie et les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale), à laquelle l'Iran est candidat, tiendra demain son sommet à Oufa.
Les Brics « illustrent le nouveau système des relations internationales » dans lequel émergent de « nouveaux centres de pouvoir », a affirmé dans un communiqué le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui y voit une réponse à un monde « dominé » par les États-Unis.
L'organisation par Moscou du sommet des Brics « montre que l'isolement de la Russie est un mythe, malgré les affirmations de certains hommes politiques américains ou européens », a déclaré à la radio Kommersant FM le politologue Alexeï Moukhine, du Centre d'informations politiques.
Les Brics « préfigurent un monde nouveau, dans lequel l'Occident ne dominera pas », a pour sa part assuré le politologue Fiodor Loukianov au quotidien officiel Rossiiskaïa Gazeta.
(Source : AFP)


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