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Moyen Orient et Monde - Syrie

Les combattants kurdes reprennent des villages à l’EI

Le coordinateur américain de la coalition internationale s'est entretenu, hier, avec des responsables turcs à Ankara.

Des combattants rebelles avancent dans les décombres d’un bâtiment à Alep. Aleppo Media Centre/Zein al-Rifai/AFP

Des combats acharnés opposent dans le nord de la Syrie le groupe État islamique (EI) aux forces kurdes soutenues par les frappes de la coalition. Depuis lundi, ces frappes ont permis aux Kurdes de reprendre le contrôle de plus de 10 villages entre les provinces de Raqqa et de Hassaké, plus à l'est, après des attaques surprise des jihadistes. « Les avions de la coalition ont joué un rôle efficace dans la reprise » de ces localités, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. « Des combats acharnés se déroulent encore mardi tout le long de cet axe entre Raqqa et Hassaké », précise-t-il. Alors que les jihadistes avaient pris lundi la localité de Aïn Issa, à une cinquantaine de km au nord de la ville de Raqqa, des responsables kurdes et des militants ont assuré qu'ils en avaient été chassés à l'issue d'intenses combats. « Il reste encore quelques poches dans le sud de la localité », explique à l'AFP Mustafa Ebdi, un militant kurde.
Sur le front d'Alep (Nord), deuxième ville du pays divisée entre zones rebelles et du régime, les combats se poursuivaient à l'ouest de la métropole où deux coalitions rebelles ont lancé une offensive majeure la semaine dernière. Hier, les forces du régime, appuyées par le Hezbollah, tentaient de reprendre le Centre de recherches scientifiques pris par Fateh Halab, une coalition de rebelles dits modérés. La prise de ce centre militaire stratégique situé à la périphérie ouest a été l'un des plus importants changements intervenus sur le terrain en deux ans. Elle permet en effet aux rebelles de se rapprocher pour la première fois des quartiers ouest contrôlés par le régime.

« Rumeurs d'intervention turque »
Par ailleurs, le coordinateur américain de la coalition internationale contre l'EI s'est entretenu hier à Ankara avec des responsables turcs, a-t-on appris de source officielle. Cette visite intervient alors que les médias turcs affirment depuis une dizaine de jours que le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara envisage une opération militaire en Syrie pour repousser loin de ses frontières les jihadistes et empêcher la progression des forces kurdes, qui tiennent une grande partie de la zone frontalière avec la Turquie. Depuis plusieurs jours, l'armée a ostensiblement renforcé son dispositif tout au long de la frontière de 900 km qui sépare la Turquie de la Syrie. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a assuré vendredi dernier que son pays n'envisageait pas d'opération imminente en Syrie. La Turquie accuse les milices kurdes syriennes, proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène la rébellion sur son sol, de « nettoyage ethnique » dans les secteurs qu'elles contrôlent afin de faciliter la constitution d'une région autonome. Les Kurdes ont fermement démenti ces allégations.

Des combats acharnés opposent dans le nord de la Syrie le groupe État islamique (EI) aux forces kurdes soutenues par les frappes de la coalition. Depuis lundi, ces frappes ont permis aux Kurdes de reprendre le contrôle de plus de 10 villages entre les provinces de Raqqa et de Hassaké, plus à l'est, après des attaques surprise des jihadistes. « Les avions de la coalition ont joué un rôle...
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