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Économie - Finance

Paris et Riyad vont créer un fonds d’investissement

La lettre d’intentions a été signée entre le prince al-Walid ben Talal, président de la Kingdom Holding Company, et Laurent Vigier, PDG de CDC International Capital. Archives AFP

La France et l'Arabie saoudite ont signé hier un accord visant à créer le premier fonds d'investissement franco-saoudien, qui doit à terme être doté de 400 millions de dollars et aider les entreprises françaises à se développer dans la région du Golfe.
La lettre d'intentions a été signée entre le prince al-Walid ben Talal, président de la Kingdom Holding Company (KHC), et Laurent Vigier, PDG de CDC International Capital (CDC IC), filiale de la Caisse des dépôts.
Le Fonds d'investissement franco-saoudien (FSIF) va « permettre d'accompagner les projets de nos entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises (PME), et des entreprises de taille intermédiaire (ETI), en Arabie saoudite », a expliqué le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius lors de la cérémonie.
Il sera géré à parité par CDC IC et KHC qui investiront dans un premier temps 50 millions de dollars chacun. « L'objectif est de porter ce montant à 400 millions de dollars qui seront levés prioritairement auprès d'investisseurs tiers présents dans la région du Golfe », selon un communiqué.
Par ailleurs, un autre accord a été signé pour l'entrée au capital de KHC d'un consortium d'entreprises françaises, accompagnées par CDC IC, qui doit investir environ 150 millions de dollars. Orange, Safran, Axa, ADP, Eiffage, Engie, Eren Groupe et Suez Environnement figurent dans ce consortium.
« Les entreprises françaises réalisent ainsi la première opération depuis l'ouverture de la Bourse de Riyad aux investisseurs étrangers, et cela illustre le dynamisme remarquable de notre relation », s'est félicité M. Fabius. Le capital de la Bourse de Riyad est ouvert aux investisseurs étrangers depuis mi-juin.
La France et l'Arabie saoudite avaient déjà signé mercredi une série d'accords à l'occasion de la première « commission conjointe franco-saoudienne » qui se tenait à Paris, notamment dans le domaine du nucléaire civil, mais aussi de l'aéronautique avec l'achat par Riyad de 23 hélicoptères Airbus H 145 pour un montant de 500 millions d'euros. Le rapprochement franco-saoudien, mis sur les rails avec l'arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012, a été favorisé par les tensions entre Riyad et son grand allié américain au sujet du régime syrien de Bachar el-Assad, que Washington a renoncé à frapper en 2013, et surtout à propos de l'Iran, dont le programme nucléaire inquiète les pays du Golfe.
(Source : AFP)

L'Arabie saoudite sur le point d'acheter 14 Airbus A400M

L'Arabie saoudite serait sur le point d'acquérir 14 avions de transport militaire A400M d'Airbus Defence & Space, la branche militaire d'Airbus Group, rapporte la lettre d'information d'aéronautique et de défense AeroDefenseNews dans sa dernière édition, citée par l'AFP et qui précise que les négociations sont en cours à un stade avancé et devraient aboutir dans les prochaines semaines.
Le patron d'Airbus Group, Tom Enders, avait assuré lors du Salon du Bourget la semaine dernière que le crash d'un A400M à Séville (Espagne), qui a fait quatre morts et deux blessés graves, n'affectera pas les exportations de l'appareil.
Airbus Group a depuis repris les livraisons de l'appareil après la levée des dernières restrictions imposées par les autorités espagnoles (DGAM) aux avions de série nouvellement produits à la suite de ce crash.

La France et l'Arabie saoudite ont signé hier un accord visant à créer le premier fonds d'investissement franco-saoudien, qui doit à terme être doté de 400 millions de dollars et aider les entreprises françaises à se développer dans la région du Golfe.La lettre d'intentions a été signée entre le prince al-Walid ben Talal, président de la Kingdom Holding Company (KHC), et Laurent Vigier, PDG de CDC International Capital (CDC IC), filiale de la Caisse des dépôts.Le Fonds d'investissement franco-saoudien (FSIF) va « permettre d'accompagner les projets de nos entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises (PME), et des entreprises de taille intermédiaire (ETI), en Arabie saoudite », a expliqué le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius lors de la cérémonie.Il sera géré à parité...
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