L’envoyé spécial des Nations unies au Yémen, le sous-secrétaire général Ismail Ould Cheikh Ahmad, à Genève. Fabrice Coffrini/AFP
Les négociations de paix pour le Yémen se sont achevées hier à Genève sans accord sur une trêve et aucune date n'a été fixée pour de nouvelles discussions, a annoncé l'émissaire de l'Onu.
Un cessez-le-feu au Yémen « a besoin de plus de consultations, mais peut être conclu assez rapidement », a déclaré hier devant la presse, à Genève, l'envoyé spécial des Nations unies pour ce pays, le sous-secrétaire général Ismail Ould Cheikh Ahmad. Il va se rendre à New York pour rendre compte au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-Moon et au Conseil de sécurité, et compte ensuite se rendre dans la région pour poursuivre ses efforts de paix. Le diplomate a qualifié les consultations de Genève de « préliminaires », mais a admis qu'aucune nouvelle date n'avait été fixée. « Ce n'est pas à l'Onu de décider s'il y aura de nouvelles consultations, c'est aux Yéménites de le faire », a-t-il dit.
Ismail Ould Cheikh Ahmad a ajouté que ces discussions à Genève, où les consultations ont duré de lundi à vendredi, avaient permis de constater qu'il y avait « un terrain favorable » à un accord sur le cessez-le-feu. « Le climat est plutôt propice à de nouvelles consultations », a-t-il encore dit, ajoutant qu'il allait « redoubler d'efforts » ces prochains jours sur ce dossier. « Les consultations de Genève ne sont pas le bout du chemin, mais le début d'un chemin long et difficile », a poursuivi le diplomate.
« Mépris du droit international humanitaire »
Pour sa part, la délégation du gouvernement en exil a blâmé les rebelles pour l'absence d'accord, mais a laissé la porte ouverte à d'autres consultations.
De son côté, l'Onu a fortement révisé à la hausse hier son appel de fonds pour aider la population du Yémen, demandant désormais 1,6 milliard de dollars et mettant en garde contre une « catastrophe humanitaire imminente ».
Stephen O'Brien, coordonnateur des opérations humanitaires des Nations unies, a dénoncé « le mépris du droit international humanitaire par les parties au conflit » et le bilan humain élevé, les combats ayant fait plus de 2 600 morts, pour moitié des civils, depuis la mi-mars, selon l'Onu qui estime que pas moins de « 21 millions de personnes ont besoin d'aide et/ou de protection au Yémen, soit 80 % de la population », a déclaré un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaire de l'Onu (Ocha), Jens Laerke.
(Source : AFP)


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