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Moyen Orient et Monde - Irak

Bagdad sur plusieurs fronts contre l’EI, en attendant les renforts américains

Les milices chiites lancent des roquettes en direction des combattants de l’organisation État islamique à Baiji. Reuters/Stringer

Les forces irakiennes tentaient sur plusieurs fronts, hier, de faire reculer le groupe État islamique (EI) en attendant l'arrivée des 450 hommes supplémentaires envoyés par les États-Unis pour muscler la lutte contre les jihadistes. Plusieurs opérations militaires sont en cours pour reconquérir les vastes territoires tombés il y a un an aux mains de l'EI, avec des résultats plus ou moins probants. Les peshmergas, les forces de la région autonome kurde, avançaient au sud et à l'ouest de Kirkouk (Nord), aidés par des bombardements des avions irakiens et de la coalition internationale menée par les États-Unis, selon des responsables militaires. L'une des cibles visées est un atelier établi par l'EI pour fabriquer des bombes. De leur côté, les troupes fédérales irakiennes et les Unités de mobilisation populaire, qui regroupent des milices chiites et des volontaires, poursuivaient leur opération pour sécuriser les alentours de Baiji (à une centaine de km au sud-ouest de Kirkouk) et de la raffinerie voisine, la plus grande du pays. Ils ont lancé une vaste offensive hier pour détruire « les dernières poches » de l'EI sur les rives du Tigre, a précisé un général.

Effort non suffisant
Le pouvoir tente de s'assurer le contrôle de cette zone pour isoler l'EI dans la vaste province d'al-Anbar, plus à l'ouest, dont la reconquête est considérée comme une priorité par Bagdad. Le Premier ministre Haider al-Abadi a en particulier promis la reprise rapide de Ramadi, le chef-lieu d'al-Anbar conquis le 17 mai par l'EI, qui a ainsi infligé le pire revers à Bagdad depuis près d'un an. La perte de Ramadi a aussi soulevé des questions sur la stratégie de Washington. Pour y répondre, le président Barack Obama a autorisé mercredi le déploiement de 450 soldats américains supplémentaires – portant leur nombre total à 3 550, avec l'ambition d'accélérer la formation des troupes irakiennes, en particulier des sunnites. Ce nouveau contingent sera déployé sur la base d'al-Taqadoum, entre Ramadi et la ville proche de Fallouja, aussi contrôlée par les jihadistes.
Pour certains experts, cet effort ne sera pas suffisant. Le Soufan group, spécialisé dans le renseignement, souligne ainsi que les sept années de présence militaire américaine et les milliards de dollars dépensés n'ont pas évité le désastre. « Immédiatement après la chute de Mossoul (en juin 2014), la priorité a été donnée à la formation des forces irakiennes, avec comme mot d'ordre de "les aider à mener leur propre bataille", en ignorant que des ressources quasiment illimitées avaient déjà été consacrées à cette question, sans succès », souligne-t-il.
(Source : AFP)

Les forces irakiennes tentaient sur plusieurs fronts, hier, de faire reculer le groupe État islamique (EI) en attendant l'arrivée des 450 hommes supplémentaires envoyés par les États-Unis pour muscler la lutte contre les jihadistes. Plusieurs opérations militaires sont en cours pour reconquérir les vastes territoires tombés il y a un an aux mains de l'EI, avec des résultats plus ou moins probants. Les peshmergas, les forces de la région autonome kurde, avançaient au sud et à l'ouest de Kirkouk (Nord), aidés par des bombardements des avions irakiens et de la coalition internationale menée par les États-Unis, selon des responsables militaires. L'une des cibles visées est un atelier établi par l'EI pour fabriquer des bombes. De leur côté, les troupes fédérales irakiennes et les Unités de mobilisation populaire, qui...
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