US : ventes au détail
Pourquoi le consommateur américain est-il si peu dépensier depuis quelques mois ? C'est la grande question (non résolue) de ce début d'année. Au S2 2014, avec la chute des prix du pétrole et le repli rapide et continu du chômage, la confiance des ménages avait bondi et leurs dépenses s'étaient redressées. On pouvait espérer que cette vigueur se prolongerait en 2015. Au lieu de cela, le volume de la consommation n'a progressé que de 0,3 % de janvier à avril. Certes, le prix de l'essence a rebondi, mais, vu la chute antérieure, son niveau n'a rien d'excessif (2,75 $/g vs 3,49 $/g sur la période 2011-2014). Les gains de pouvoir d'achat sont toujours là. Le taux d'épargne se situait en avril à 5,6 %, soit 0,7 pt au-dessus de la moyenne 2014. Il y a donc des marges pour un sursaut, et peut-être débutera-t-il en mai. On sait déjà que les ventes de véhicules ont fortement rebondi (+7,8 %) à leur plus haut niveau depuis 2005. Le consensus attend une hausse des ventes au détail de 1,2 %. Il faut corriger ce chiffre des composantes « auto » et « stations-service » (les ventes au détail sont publiées en valeur et intègrent un effet-prix). Les ventes « core » qui excluent ces éléments volatils sont attendues en hausse de +0,5 %. Avec de tels résultats, les prévisions de la croissance du PIB au T2 pourraient certainement être revues en hausse, confirmant que le début d'année était bel et bien une anomalie temporaire.
Cet article est réalisé par Fidus


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