Des miliciens armés libyens, près de Tripoli. Mahmud Turkia/Archives/AFP
Le médiateur de l'Onu pour la Libye a affirmé hier, à la veille de nouveaux pourparlers à Alger, que seule une solution politique pourrait aider ce pays.
« Il n'y a pas de solution militaire » en Libye, a martelé Bernardino Leon lors d'un Forum mondial américano-islamique à Doha (Qatar) où il a annoncé qu'une réunion des partis et leaders politiques libyens aurait lieu aujourd'hui. L'Onu et le ministère algérien des Affaires étrangères ont ensuite indiqué que la réunion se tiendrait à Alger, où deux rencontres rassemblant des responsables libyens ont déjà eu lieu depuis mars. La participation à cette troisième réunion « sera plus conséquente dans la mesure où de nouvelles personnalités libyennes influentes sur le terrain » seront présentes, a déclaré à l'agence algérienne APS le ministre algérien des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel. Outre les questions liées à la formation d'un gouvernement d'union nationale, les participants « auront également à se pencher sur l'examen des arrangements sécuritaires ainsi que sur les derniers développements de la situation en Libye », a précisé le ministre.
M. Leon a estimé pour sa part que « 75 % » des responsables politiques libyens étaient favorables à la paix et que la majorité des groupes « soutiennent maintenant une solution politique ». De nombreuses factions sont « assez fortes pour faire la guerre, mais pas assez pour la gagner » et « je pense que nous allons voir une chance (de paix) », a-t-il dit.
La Libye compte actuellement deux gouvernements – et Parlements – rivaux, l'un à Tripoli sous la coupe de milices, et l'autre dans l'est du pays, reconnu par la communauté internationale. L'Onu tente depuis des mois de trouver un compromis pour mettre fin au conflit et favoriser la formation d'un gouvernement d'union nationale qui serait la principale institution du pays. Le mois dernier, Bernardino Leon avait annoncé que l'Onu allait préparer un quatrième projet d'accord pour résoudre le conflit.
(Source : AFP)


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