Rechercher
Rechercher

Économie - Dette

La Grèce et ses créanciers vers un « projet contre projet »

Les créanciers internationaux de la Grèce sont sur le point de boucler un projet d'accord qu'ils veulent soumettre au gouvernement d'Alexis Tsipras, a-t-on appris hier de source proche des discussions.
Quelques heures plus tôt, le Premier ministre grec a annoncé qu'Athènes avait soumis à ses bailleurs de fonds un projet de réformes, ajoutant qu'un accord dépendait désormais des dirigeants politiques européens. « Nous avons soumis un projet réaliste pour sortir la Grèce de la crise. Un projet réaliste dont l'acceptation par (...) nos créanciers (...) marquera la fin du scénario de la division de l'Europe », a déclaré Alexis Tsipras à l'issue d'une réunion à Athènes. Ses propos ont été interprétés comme une tentative d'empêcher les créanciers de lui faire une offre « à prendre ou à laisser ».
Une source proche des pourparlers a déclaré que les créanciers étaient eux-mêmes en train de parachever la rédaction de leur offre à Athènes. Une porte-parole de la Commission européenne a expliqué que les négociateurs des deux parties échangeaient de multiples documents, ce qui est en soi « déjà un bon signe ». Pour le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, une reprise de l'aide financière à la Grèce n'est « même pas théoriquement possible » cette semaine. Interrogé par la chaîne néerlandaise RTL, il a expliqué que « même si les institutions en Grèce parviennent à un accord cette semaine, il faudrait qu'il passe par l'Eurogroupe ».
On ignorait dans l'immédiat si le document rédigé par le gouvernement grec contenait des avancées sur les dossiers les plus épineux, comme les retraites, la réforme du marché du travail, les objectifs d'excédent budgétaire primaire ou encore les effectifs de la fonction publique.
Lundi soir, le président de la BCE Mario Draghi et la directrice générale du FMI Christine Lagarde ont débattu de la Grèce à Berlin avec le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Cette rencontre au sommet tenue à l'improviste illustre une volonté apparente des responsables politiques de reprendre le dossier en main.
Le temps presse pour toutes les parties, puisque la Grèce doit faire face dès vendredi et au cours des prochaines semaines à des échéances financières de plus en plus difficiles à honorer. Or un défaut d'Athènes ne manquerait pas d'attiser les craintes d'un « Grexit » et de déclencher de nouvelles turbulences sur les marchés financiers. Le ministre allemand de l'Économie Sigmar Gabriel a affirmé hier qu'un défaut de la Grèce aurait des conséquences « gigantesques » pour l'Europe, tout en ajoutant espérer qu'un accord soit conclu pour éviter un tel scénario.
Une source gouvernementale grecque a déclaré que le remboursement d'environ 300 millions d'euros au FMI dû vendredi serait effectué en cas d'accord avec les créanciers, ce qui sous-entend à l'inverse qu'Athènes pourrait ne pas payer en l'absence de compromis. Ce responsable a précisé que ce versement aurait lieu en cas d'accord préliminaire même si celui-ci n'était pas encore approuvé par l'Eurogroupe. Le versement dû au 5 juin est le premier des quatre remboursements que la Grèce doit effectuer au FMI d'ici à la fin du mois, pour un montant total de 1,6 milliard d'euros.
Un éventuel accord permettrait en principe à Athènes de percevoir le solde d'environ 7,2 milliards d'euros des aides prévues par le plan d'aide en cours, censé s'achever le 30 juin.
(Source : Reuters)

Les créanciers internationaux de la Grèce sont sur le point de boucler un projet d'accord qu'ils veulent soumettre au gouvernement d'Alexis Tsipras, a-t-on appris hier de source proche des discussions.Quelques heures plus tôt, le Premier ministre grec a annoncé qu'Athènes avait soumis à ses bailleurs de fonds un projet de réformes, ajoutant qu'un accord dépendait désormais des dirigeants politiques européens. « Nous avons soumis un projet réaliste pour sortir la Grèce de la crise. Un projet réaliste dont l'acceptation par (...) nos créanciers (...) marquera la fin du scénario de la division de l'Europe », a déclaré Alexis Tsipras à l'issue d'une réunion à Athènes. Ses propos ont été interprétés comme une tentative d'empêcher les créanciers de lui faire une offre « à prendre ou à laisser ».Une source...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut