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Économie - Élection

Le nouveau superbanquier de l’Afrique est nigérian et champion de l’agriculture

Éric Piermont/AFP

Élu à la tête de la Banque africaine de développement (Bad), le ministre nigérian de l'Agriculture, Akinwumi Adesina, va pouvoir faire profiter cette institution de sa riche expérience, ainsi que du soutien de son pays, première économie du continent. Un homme qui « a fait ses preuves tout au long de sa carrière » : c'est ainsi que le président élu du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui prendra ses fonctions vendredi, a pu parler de M. Adesina.
Son élection à la présidence de la Bad, après le Rwandais Donald Kaberuka, intervient après des mois de lobbying intensif sur tout le continent. « Il était soutenu par (le président nigérian sortant) Goodluck Jonathan et par Buhari, » confie à l'AFP un de ses soutiens sous le couvert de l'anonymat. « C'est vraiment le candidat de toute une nation, qui fait consensus au Nigeria. Il a eu de bons résultats comme ministre de l'Agriculture. Quand il a pris ses fonctions, le secteur agricole avait vraiment mauvaise mine », poursuit cette source, avant d'ajouter : « Il a une grande vision pour l'Afrique et c'est un véritable panafricaniste. »
D'origine modeste, M. Adesina est né dans l'État d'Ogun, dans le sud-ouest du Nigeria, dans une famille de fermiers. Selon des proches, il a dû progressivement gravir les échelons. Il a d'abord décroché une licence avec mention en économie agricole à l'Université d'Ife (Sud-Ouest), avant un doctorat à Purdue aux États-Unis en 1988. Avant de devenir ministre en 2011, il a travaillé à l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), qui est soutenue par nombre de pays étrangers, d'entreprises et d'agences de développement. Il a également occupé des positions élevées dans plusieurs organismes liés à l'agriculture et a collaboré avec la fondation américaine Rockefeller.
Premier producteur de brut africain, le Nigeria a longtemps été appelé à réduire sa dépendance pétrolière en diversifiant son économie, notamment dans le secteur agricole. Des chiffres officiels montrent que les importations alimentaires ont chuté d'un trillion de nairas (4,6 milliards d'euros) à 466 milliards (2,1 milliards d'euros) lors des trois dernières années sous la gestion de M. Adesina. Ses thuriféraires affirment aussi que la transparence s'est améliorée dans la gestion et la distribution des engrais, longtemps synonymes de corruption et d'inefficacité.
L'an dernier, M. Adesina a déclaré que son objectif était « d'éliminer tout le bordel au cœur du système » afin de forger des politiques qui permettraient aux investisseurs privés de gagner de l'argent dans le secteur agricole tout comme ils le font dans le secteur énergétique.
(Source : AFP)

Élu à la tête de la Banque africaine de développement (Bad), le ministre nigérian de l'Agriculture, Akinwumi Adesina, va pouvoir faire profiter cette institution de sa riche expérience, ainsi que du soutien de son pays, première économie du continent. Un homme qui « a fait ses preuves tout au long de sa carrière » : c'est ainsi que le président élu du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui prendra ses fonctions vendredi, a pu parler de M. Adesina.Son élection à la présidence de la Bad, après le Rwandais Donald Kaberuka, intervient après des mois de lobbying intensif sur tout le continent. « Il était soutenu par (le président nigérian sortant) Goodluck Jonathan et par Buhari, » confie à l'AFP un de ses soutiens sous le couvert de l'anonymat. « C'est vraiment le candidat de toute une nation, qui fait consensus au...
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