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Économie - Transport Aérien

En quête de croissance, Turkish Airlines mise sur le troisième aéroport d’Istanbul

Déjà en pleine croissance, la compagnie Turkish Airlines (THY) veut continuer sa marche en avant en doublant d'ici à dix ans le nombre de ses passagers grâce au futur troisième aéroport géant d'Istanbul, mais sans recourir tout de suite à l'A380 d'Airbus.
Dans un entretien accordé lundi à plusieurs médias français dont l'AFP, le PDG de la compagnie nationale turque, Temel Kotil, a souligné l'importance de la future plate-forme stambouliote, un des mégaprojets du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, pour le développement de son entreprise. « Je crois que ce nouvel aéroport est le projet le plus intelligent lancé aujourd'hui en Turquie », se réjouit M. Kotil. « Nous avons besoin d'un grand aéroport. Avec lui, Istanbul va devenir la ville de la planète la mieux reliée au reste du monde », poursuit-il, « les grands "hubs" se développent mais à part Istanbul, aucun n'existe en Europe ». Officiellement mis en chantier il y a un an, le futur « hub » de la compagnie doit ouvrir les premières de ses six pistes le 29 octobre 2017 et accueillir 70 millions de passagers lors de sa première année d'exploitation. Lancé pour remplacer l'actuel aéroport Atatürk, notoirement saturé, le nouvel aéroport a pour ambition d'accueillir à terme 150 millions de passagers par an et de devenir l'un des plus importants de la planète en rivalisant avec celui de Dubaï, quartier général de ses principales concurrentes du Golfe.
Depuis sa privatisation partielle il y a dix ans, THY, dont l'État turc conserve 49 % du capital, affiche une santé insolente. Le gouvernement islamo-conservateur turc, au pouvoir depuis 2002, fait de la compagnie un instrument de ses ambitions sur la scène internationale et une de ses priorités économiques. Le nombre de passagers qu'elle transporte a progressé de 367 % pour atteindre plus de 54 millions l'an dernier, faisant d'elle la 13e compagnie de la planète. THY se flatte aussi d'être le champion du monde du nombre des destinations desservies (108).

« Aucune décision sur l'A380 »
Dans tous ces secteurs, le transporteur turc compte bien poursuivre son ascension. Kemel Kotil vise la barre des 63 millions de passagers dès 2015 et même le double en 2023, date du centenaire de la création de la Turquie moderne. Sa flotte de 293 avions devrait atteindre jusqu'à 450 appareils la même année.
Mais à l'inverse de certaines de ses concurrentes comme Emirates et Singapore Airlines, Turkish Airlines n'envisage pas pour l'instant d'acquérir l'avion géant d'Airbus, l'A380. « C'est un bel avion mais aucune décision n'a été prise. Sur nos lignes, les bimoteurs sont très bien adaptés », explique M. Kotil, démentant les rumeurs qui annonçaient une commande turque de quadriréacteurs de fabrication européenne lors du prochain salon aéronautique du Bourget le mois prochain.
« La première phase de notre développement a consisté à aller partout (...), la prochaine à augmenter les fréquences sur les destinations existantes », rappelle le PDG.
(Source : AFP)

Déjà en pleine croissance, la compagnie Turkish Airlines (THY) veut continuer sa marche en avant en doublant d'ici à dix ans le nombre de ses passagers grâce au futur troisième aéroport géant d'Istanbul, mais sans recourir tout de suite à l'A380 d'Airbus.Dans un entretien accordé lundi à plusieurs médias français dont l'AFP, le PDG de la compagnie nationale turque, Temel Kotil, a souligné l'importance de la future plate-forme stambouliote, un des mégaprojets du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, pour le développement de son entreprise. « Je crois que ce nouvel aéroport est le projet le plus intelligent lancé aujourd'hui en Turquie », se réjouit M. Kotil. « Nous avons besoin d'un grand aéroport. Avec lui, Istanbul va devenir la ville de la planète la mieux reliée au reste du monde »,...
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