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Économie - Rapport

Le FMI presse les pays du Golfe à diversifier leurs économies

Les pays pétroliers du Golfe doivent réduire leurs dépenses, y compris les subventions, et diversifier leurs économies pour faire face à la baisse de leurs revenus liée à la chute des cours, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI).
Cependant, les riches pétromonarchies ne devraient « pas réagir de façon impulsive aux prix plus bas » actuels de l'or noir, a déclaré Masood Ahmed, chef de la division Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, dans un entretien lundi avec l'AFP à Dubaï. Elles devraient plutôt « ajuster graduellement » leurs économies en utilisant les vastes réserves financières accumulées pendant des années quand les cours du brut étaient élevés, a-t-il ajouté. Les économies des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG-Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar) sont largement dépendantes des revenus énergétiques.
Un excédent budgétaire ayant totalisé 76 milliards de dollars en 2014 devrait se transformer pour eux en déficit de 113 milliards cette année, selon le dernier rapport régional du FMI. Cette prévision n'a pas pris en compte les retombées du conflit au Yémen, où cinq pays du CCG mènent depuis fin mars une campagne aérienne sous commandement saoudien contre des rebelles chiites. Les monarchies pétrolières « doivent agir pour renforcer leurs efforts afin de diversifier leurs économies et être moins dépendantes du pétrole », a dit M. Ahmed.

Réduire les subventions
Les pays du CCG ont également été encouragés à réduire les subventions énergétiques afin de minimiser la dépense publique et provoquer un changement dans le comportement des consommateurs. Les monarchies du Golfe devraient aussi contenir la croissance des salaires dans le secteur public, qui emploie des nationaux, contrairement au secteur privé qui dépend de millions de travailleurs étrangers. En outre, elles devraient donner la priorité aux projets d'investissement qui « font avancer le plus le développement », a dit M. Ahmed.
Pour ces pays, les revenus générés par l'exportation de pétrole devraient être cette année de 280 milliards de dollars, inférieurs à ceux d'il y a un an. À l'exception du Qatar, riche en gaz, et du Koweït, les autres pays du CCG devraient faire face à des déficits budgétaires cette année, a souligné M. Ahmed, ajoutant que cette situation pourrait persister pendant deux ou trois ans. « Il est important de reconnaître que les pays du CCG ont accumulé des marges financières qui les mettent dans une position très forte pour leur permettre d'utiliser ces économies afin de financer des dépenses », a souligné l'expert. Cela minimiserait l'impact économique de la chute des prix du pétrole. Le FMI a estimé à 3,4 % la croissance des pays du CCG en 2015, soit moins 1 % par rapport à de précédentes prévisions.
(Source : AFP)

Les pays pétroliers du Golfe doivent réduire leurs dépenses, y compris les subventions, et diversifier leurs économies pour faire face à la baisse de leurs revenus liée à la chute des cours, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI).Cependant, les riches pétromonarchies ne devraient « pas réagir de façon impulsive aux prix plus bas » actuels de l'or noir, a déclaré Masood Ahmed, chef de la division Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, dans un entretien lundi avec l'AFP à Dubaï. Elles devraient plutôt « ajuster graduellement » leurs économies en utilisant les vastes réserves financières accumulées pendant des années quand les cours du brut étaient élevés, a-t-il ajouté. Les économies des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG-Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït,...
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