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Économie - Dette

Les créanciers toujours pas d’accord avec Athènes... ni entre eux

Hier, Bruxelles a baissé les prévisions de croissance pour la Grèce.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a entamé hier une tournée en Europe. Yves Herman/Reuters

Les négociations entre Athènes et ses créanciers sur le financement de la Grèce ont peu de chances d'aboutir à court terme, alors que des dissensions entre Européens et FMI sont apparues au grand jour. « Les divergences sérieuses et les contradictions entre ses créanciers, Union européenne et FMI, entravent les négociations » avec Athènes, a estimé mardi le gouvernement grec. En raison de « cette impossibilité d'entente entre les institutions (...) il ne peut pas y avoir de compromis », a insisté Athènes, se donnant le beau rôle en assurant que le blocage était « de la responsabilité exclusive » des créanciers.
De fait, l'insistance du Fonds monétaire international à obtenir des autorités grecques une réforme des retraites passe mal à Bruxelles. Les sujets de discorde entre le FMI et les Européens ne s'arrêtent pas là, le Fonds plaidant pour un effacement d'une partie de la dette grecque, qui culmine à plus de 175 % du PIB. Les Européens s'y refusent fermement, Allemagne en tête.
Dans ce contexte, la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, prévue lundi, n'a quasiment aucune chance d'aboutir. Elle devrait seulement permettre de « faire le point » sur l'état des négociations, qui ont connu quelques avancées ces derniers jours. Lundi, « nous aurons certainement une discussion fructueuse qui confirmera les grands progrès accomplis et sera un nouveau pas en direction d'un accord final », a déclaré mardi le ministre grec, Yanis Varoufakis, qui a entamé une tournée en Europe.

Grandes manœuvres
Mardi matin, il s'est entretenu à Paris avec son homologue, Michel Sapin, avant un crochet par Bruxelles où il a rencontré le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. Il repartait ensuite dans la capitale française pour voir le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, avant l'Italie mercredi et l'Espagne vendredi.
Lundi, le Premier ministre, Alexis Tsipras, s'était entretenu avec la chancelière allemande, Angela Merkel, pour évoquer « le cours des négociations et échanger des points de vue sur l'accord entre la Grèce et ses partenaires ».
Ces grandes manœuvres surviennent alors que les caisses grecques sont quasiment vides. Le pays doit rembourser un total d'environ un milliard d'euros en mai, dont 200 millions dès aujourd'hui. L'autre échéance importante tombe le 12 mai, au lendemain de la réunion de l'Eurogroupe. Les deux remboursements devraient se faire sans problème, a assuré un expert. Mais le temps presse. L'impasse qui dure depuis trois mois a déjà un coût. La Commission européenne prévoit désormais une croissance de 0,5 % pour la Grèce, contre 2,5 % encore espéré au mois de février, assortie d'un retour aux déficits et d'une explosion de la dette. Le programme d'aide pour la Grèce prendra fin quoi qu'il arrive le 30 juin, côté européen, et tout le monde s'accorde à dire que le pays ne pourra pas tenir sans un soutien supplémentaire. S'agira-t-il d'un troisième plan sous forme de prêts, avec de nouvelles conditions? « On ne parle pas de programme mais d'accompagnement », souligne un responsable européen. Dans tous les cas, la Banque centrale européenne pourrait ne pas être à bord, souligne-t-il. Le FMI reste engagé jusqu'en 2016.
(Source : AFP)

Les négociations entre Athènes et ses créanciers sur le financement de la Grèce ont peu de chances d'aboutir à court terme, alors que des dissensions entre Européens et FMI sont apparues au grand jour. « Les divergences sérieuses et les contradictions entre ses créanciers, Union européenne et FMI, entravent les négociations » avec Athènes, a estimé mardi le gouvernement grec. En raison de « cette impossibilité d'entente entre les institutions (...) il ne peut pas y avoir de compromis », a insisté Athènes, se donnant le beau rôle en assurant que le blocage était « de la responsabilité exclusive » des créanciers.De fait, l'insistance du Fonds monétaire international à obtenir des autorités grecques une réforme des retraites passe mal à Bruxelles. Les sujets de discorde entre le FMI et les Européens ne...
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