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Économie - Finance

Le patron de Deutsche Bank devant la justice pour faux témoignage

Sueurs froides chez Deutsche Bank: Jürgen Fitschen, l'un des deux patrons de la première banque allemande en pleine réinvention, comparaît depuis hier matin pour faux témoignagne dans un procès susceptible de le mener en prison. La première audience, consacrée à la lecture de l'acte d'accusation, a débuté tôt en matinée, a constaté un journaliste de l'AFP. Les auditions doivent se poursuivre jusqu'en septembre au moins. M. Fitschen et quatre anciens dirigeants de Deutsche Bank devront être présents à chacune d'elle, dans une période où la première banque allemande doit mettre en oeuvre un virage stratégique délicat. M. Fitschen a pris place sur le dernier rang du banc des accusés du tribunal de grande instance de Munich (sud), derrière ses coaccusés. Pour les défendre, pas moins de 17 avocats. Les cinq hommes, dont deux anciens patrons de la banque, sont rattrapés par l'un des plus grands feuilletons judiciaires de l'économie allemande: la faillite du magnat des médias Leo Kirch. Accusée d'avoir précipité la chute de l'empire Kirch Media pour en profiter, Deutsche Bank pensait s'être débarrassée de cette affaire, en versant en 2014 près d'un milliard d'euros aux ayants droits de M. Kirch, après plus de 10 ans de procédure civile. Mais la défense de la banque, et particulièrement les témoignages de M. Fitschen et des dirigeants de l'époque, font l'objet d'un nouveau procès, au pénal. Les cinq hommes sont accusés d'«escroquerie à un procès» par le parquet, un délit passible de un à 10 ans d'emprisonnement. De quoi nourrir les spéculations sur un départ précipité de M. Fitschen, alors que la direction bicéphale qu'il assure depuis 2012 avec l'Indo-Britannique Anshu Jain est déjà souvent remise en question. Le duo voulait rompre avec l'ère des banquiers d'investissements arrogants incarnée par leur prédécesseur, le Suisse Josef Ackermann. Mais cet héritage s'avère plus difficile à liquider que prévu, avec ce nouveau procès retentissant et une lourde amende de 2,5 milliards de dollars, dont la banque vient d'écoper dans une affaire de manipulation de taux. A Francfort, une dizaine de militants ont d'ailleurs manifesté mardi face au siège de Deutsche Bank, pour dénoncer la culture sulfureuse d'un groupe impliqué dans plus de 6.000 litiges judiciaires.
(Source: AFP)

Sueurs froides chez Deutsche Bank: Jürgen Fitschen, l'un des deux patrons de la première banque allemande en pleine réinvention, comparaît depuis hier matin pour faux témoignagne dans un procès susceptible de le mener en prison. La première audience, consacrée à la lecture de l'acte d'accusation, a débuté tôt en matinée, a constaté un journaliste de l'AFP. Les auditions doivent se poursuivre jusqu'en septembre au moins. M. Fitschen et quatre anciens dirigeants de Deutsche Bank devront être présents à chacune d'elle, dans une période où la première banque allemande doit mettre en oeuvre un virage stratégique délicat. M. Fitschen a pris place sur le dernier rang du banc des accusés du tribunal de grande instance de Munich (sud), derrière ses coaccusés. Pour les défendre, pas moins de 17 avocats. Les cinq hommes,...
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