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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’Onu envoie son nouvel émissaire au Yémen pour relancer le dialogue

Les raids de la coalition et les combats au sol s'intensifient.

De nouveaux bâtiments détruits à Sanaa avec la poursuite des raids aériens de la coalition. Khaled Abdullah/Reuters

Le nouvel émissaire de l'Onu va tenter de relancer le dialogue en vue d'un règlement politique au Yémen, au point mort un mois après le début des bombardements de la coalition menée par l'Arabie saoudite. La nomination du diplomate mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmad, qui succède à Jamal Benomar, a été notamment saluée hier par l'Union européenne, qui a déclaré être « prête à le soutenir immédiatement dans ses efforts ». L'Onu a précisé que le nouveau médiateur travaillerait « en étroite liaison avec les membres du Conseil, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), les gouvernements de la région et d'autres partenaire ». Sa mission s'annonce néanmoins très difficile avec la poursuite sur le terrain des combats et des raids aériens de la coalition. Les rebelles chiites exigent un arrêt de l'opération militaire de la coalition pour revenir à la table des négociations, interrompues avec le lancement des raids le 26 mars. « Le dialogue ne peut reprendre qu'après un arrêt de l'agression extérieure », a répété, hier, Mohammad al-Boukhaïti, membre du Conseil politique d'Ansarullah, le mouvement de la rébellion. Interrogé par l'AFP, il a ajouté que « le dialogue devrait reprendre au point où il s'était arrêté », sous les auspices de M. Benomar, qui a démissionné à la suite, selon des diplomates, de vives critiques des pays du Golfe contre sa médiation infructueuse.
Dans ce contexte, malgré l'annonce mardi par Riyad de la fin de la phase intensive de son opération aérienne « Tempête de la fermeté », la coalition a poursuivi ses raids, hier, sur des positions des rebelles et de leurs alliés. En fin d'après-midi, des raids aériens ont pris pour cible des positions rebelles à Aden (Sud), ont indiqué des habitants. Toujours à Aden, deux civils et trois partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi ont été tués dans les combats avec les rebelles, a indiqué à l'AFP une source hospitalière. Les pro-Hadi ont affirmé pour leur part avoir abattu trois rebelles houthis. Plus tôt dans la journée, quatre nouveaux raids avaient été menés contre le palais présidentiel à Sanaa et une colline proche pour empêcher l'envoi par les rebelles de renforts militaires dans la province de Mareb, à l'est de Sanaa, a indiqué à l'AFP une source militaire. Dans cette province, de violents combats se déroulaient dans la région de Sirwah où des tribus sunnites ont convoyé dans la matinée des renforts pour faire barrage aux miliciens chiites, qui tentent d'avancer dans la province de Mareb, riche en pétrole et en gaz naturel, selon des sources tribales. Ces sources ont fait état de la mort en 24 heures à Sirwah de 90 rebelles et alliés et de huit parmi les partisans du président Hadi, un bilan qui n'a pu être vérifié de source indépendante.
En outre, des affrontements aux armes de différents calibres se sont intensifiés dimanche à Taëz (Sud-Ouest) après que les rebelles eurent reçu des renforts en provenance d'al-Makha, sur la mer Rouge, ont indiqué des responsables locaux, faisant état de victimes parmi les civils. Dans l'après-midi, les tirs des rebelles ont touché un hôpital public de Taëz, notamment l'unité des soins intensifs, ont indiqué à l'AFP des employés de l'établissement. Un responsable de la province a affirmé quant à lui que 13 civils avaient été tués par les tirs. Par ailleurs, à Dhaleh, plus à l'est, des avions de la coalition ont dû parachuter dimanche des médicaments et des équipements médicaux après que les rebelles eurent empêché un convoi d'organisations humanitaires d'y entrer, selon des responsables locaux. Les partisans du président Hadi ont affirmé avoir tendu cinq embuscades aux houthis dans cette province, tuant 22 miliciens.

(Source : AFP)

Le nouvel émissaire de l'Onu va tenter de relancer le dialogue en vue d'un règlement politique au Yémen, au point mort un mois après le début des bombardements de la coalition menée par l'Arabie saoudite. La nomination du diplomate mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmad, qui succède à Jamal Benomar, a été notamment saluée hier par l'Union européenne, qui a déclaré être « prête à le soutenir immédiatement dans ses efforts ». L'Onu a précisé que le nouveau médiateur travaillerait « en étroite liaison avec les membres du Conseil, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), les gouvernements de la région et d'autres partenaire ». Sa mission s'annonce néanmoins très difficile avec la poursuite sur le terrain des combats et des raids aériens de la coalition. Les rebelles chiites exigent un arrêt de...
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