Une cache d'arme de l'armée yéménite visée par une frappe aérienne à Sanaa, le 18 avril 2015. REUTERS/Khaled Abdullah
Les combats entre rebelles chiites houthis et partisans du président du Yémen, appuyés par l'aviation saoudienne, se concentraient dimanche dans trois villes du sud du pays où Riyad a promis d'apporter une aide humanitaire massive.
Les affrontements les plus meurtriers se sont produits dans la nuit à Taëz, grande ville du sud-ouest, relativement épargnée jusqu'à ces derniers jours et où les Houthis viennent d'ouvrir un nouveau front. Les rebelles chiites étaient arrivés à Taëz bien avant le début, le 26 mars, des frappes aériennes conduites par l'Arabie saoudite, mais ils n'ont pas réussi à prendre le contrôle total de la ville, face à la résistance des partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi dans les rangs de la population. Le contrôle de Taëz, troisième ville du Yémen, revêt une importance stratégique pour les Houthis qui peinent à venir à bout de leurs adversaires à Aden, la grande cité portuaire plus au sud.
Partis de leur fief de Saada (nord), les Houthis, soutenus par l'Iran, sont entrés dans la capitale Sanaa en septembre 2014. Ils y ont pris le pouvoir en janvier dernier, avec la complicité de l'ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh, avant de lancer une offensive en mars vers le sud.
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Au total, au moins 21 personnes ont été tuées dans des affrontements nocturnes dans le sud du pays.
Dix Houthis et quatre membres des "Comités populaires" - des paramilitaires favorables au président Hadi réfugié en Arabie saoudite - ont péri à Taëz, ont indiqué des sources médicales et des responsables locaux. Ces paramilitaires combattent aux côtés de soldats de la Brigade 35, loyale au président Hadi. Dans leur action, ils ont reçu l'appui de l'aviation de la coalition menée par Riyad qui a bombardé, selon des habitants, plusieurs positions rebelles à l'aube.
Dans le même temps, des renforts houthis sont arrivés par voie terrestre des villes de Hodeïda (ouest) et Ibb (centre). A Ataq, capitale de la province de Chabwa, sept Houthis ont été tués dans une attaque nocturne contre leur position, lancée par des hommes armés de tribus sunnites, selon des sources tribales.
A Aden, les combats n'ont pas cessé pendant la nuit, opposant les Houthis aux paramilitaires dans les quartiers de Dar Saad, Crater et Khor Maksar, ont indiqué des habitants. Aucun bilan de ces combats n'a pu être obtenu dans l'immédiat.
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Aide saoudienne attendue
Après un appel onusien à une aide humanitaire internationale, l'Arabie saoudite a promis samedi de couvrir dans son intégralité le coût de cette assistance, soit 274 millions de dollars.
Il reste maintenant à monter cette opération qui devrait être massive au regard des besoins de la population de ce pays, le plus pauvre de la péninsule arabique. Le porte-parole de la coalition, le général de brigade Ahmed Assiri, a promis la mise en place, dans les prochains jours, d'un pont maritime pour l'acheminement de l'aide. L'opération devrait être possible après la décision de Djibouti d'"ouvrir ses eaux territoriales et son espace aérien" aux forces de la coalition, a-t-il ajouté.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), les violences ont fait ces dernières semaines au moins 767 morts et 2.906 blessés. Et au fur et à mesure que le conflit se poursuit, les conséquences des bombardements et des combats deviennent de plus en plus lourdes pour les civils. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déploré un manque cruel de médicaments, d'aliments et de carburant. Entre 120.000 et 150.000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du Yémen par les combats en cours, alors qu'il y avait déjà plus de 300.000 déplacés avant la crise actuelle, selon le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR).
Autre conséquence du conflit, l'autorité de l'Etat ou ce qu'il en reste s'est effritée au profit d'el-Qaëda ou de groupes tribaux armés dans le sud-est. Le réseau extrémiste a pris le 2 avril Moukalla, chef-lieu de la province du Hadramout, et, le 14, des combattants tribaux se sont emparés de l'unique terminal gazier du Yémen, celui de Belhaf, sur le Golfe d'Aden. Depuis vendredi, d'autres tribus contrôlent les champs pétrolifères de Masila. Le conflit avec les Houthis complique la lutte contre les jihadistes dans leurs zones d'implantation (sud et sud-est), même si une nouvelle attaque de drone américain a fait trois morts parmi des combattants d'el-Qaëda dans une localité de la province de Chabwa.
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Les affrontements les plus meurtriers se sont produits dans la nuit à Taëz, grande ville du sud-ouest, relativement épargnée jusqu'à ces derniers jours et où les Houthis viennent d'ouvrir un nouveau front. Les rebelles chiites étaient arrivés à Taëz bien avant le début, le 26 mars, des frappes aériennes conduites par l'Arabie saoudite, mais ils n'ont pas réussi à prendre le contrôle total de la ville, face à la résistance des partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi dans les rangs de la population. Le contrôle de Taëz, troisième ville du Yémen, revêt une importance stratégique...


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UNE AUTRE SYRIE... À LA DIFFÉRENCE QUE LÀ LE COMPLOT ÉTAIT OUTRE LES MERS... ICI IL EST OUTRE PERCÉ...
20 h 00, le 19 avril 2015