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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’Onu réclame un cessez-le-feu immédiat au Yémen, appels pressants à l’aide humanitaire

Les dirigeants des monarchies du Golfe, qui forment l'ossature de la coalition arabe, seront reçus le 13 mai à la Maison-Blanche par le président Barack Obama, qui les réunira le lendemain en sommet à Camp David.

À Taëz, le palais présidentiel, visé par des raids, a été réduit à l'état de ruines. Stringer/Reuters

L'Onu a exigé un cessez-le-feu immédiat au Yémen où les besoins en aide humanitaire se faisaient plus pressants hier après plus de trois semaines de combats entre rebelles chiites et forces gouvernementales soutenues par une campagne aérienne arabe.
Après d'intenses raids nocturnes dans le nord du pays, l'aviation de la coalition menée par l'Arabie saoudite a bombardé à deux reprises un dépôt d'armes à l'est de la capitale Sanaa, selon des témoins. Des colonnes de fumée se sont élevées du site qui appartient à la garde républicaine, unité d'élite de l'armée restée fidèle à l'ex-président Ali Abdallah Saleh qui s'est rallié aux rebelles chiites houthis. Par ailleurs, à Taëz, le palais présidentiel, visé par des raids, a été réduit à l'état de ruines. La coalition a aussi bombardé Aden, capitale du Sud, où un chef rebelle a été tué dans une frappe contre sa voiture, selon une source militaire. Au total, 76 personnes ont péri en 24 heures dans le Sud, où les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi résistent aux rebelles.
Mesurant la gravité de la situation, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a appelé jeudi à une trêve « immédiate » dans ce pays « en feu ». Mais la coalition a réaffirmé sa détermination à poursuivre son opération militaire. « Nous avons besoin de patience et de persévérance. Nous ne sommes pas pressés », a répété hier son porte-parole, le général Ahmad Assiri, lors de son point de presse quotidien à Riyad.

7,5 millions d'habitants touchés
Selon un dernier bilan fourni hier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le conflit a fait 767 morts et 2 906 blessés depuis le 19 mars, dont un grand nombre de civils. Les violences ont aussi poussé à la fuite des milliers d'étrangers et provoqué une crise humanitaire avec une pénurie de vivres et de médicaments en plus d'un manque d'eau, d'électricité et de carburant dans la plupart des régions. L'Onu et ses partenaires humanitaires ont lancé un appel urgent à une aide internationale de près de 274 millions de dollars pour répondre aux besoins de 7,5 millions d'habitants touchés directement par le conflit (sur une population de plus de 24 millions). « Des milliers de familles ont fui leurs maisons en raison des combats et des frappes. Les familles ordinaires ont du mal à accéder aux soins de santé, à l'eau, à la nourriture et au carburant », a prévenu le coordinateur humanitaire, Johannes Van Der Klaauw. À Taëz, malgré les violences, les habitants, privés de courant électrique et d'eau courante depuis plusieurs jours, vont s'approvisionner en eau dans les rares puits de la ville, selon un correspondant de l'AFP. « Il est grand temps de soutenir (l'idée) de couloirs permettant le passage de l'aide qui sauve des vies et de passer à la paix véritable », a dit Ban Ki-moon.

El-Qaëda en profite
En outre, présenté comme l'instigateur de l'offensive de la rébellion, l'ex-président Saleh a démenti les rumeurs lui prêtant la volonté de s'exiler. « Je ne suis pas le genre de personne à chercher à s'installer à Djeddah ou à Paris (...). Personne n'ose me demander de quitter mon pays natal », a-t-il écrit dans un tweet.
Sur le front diplomatique, les dirigeants des monarchies du Golfe, qui forment l'ossature de la coalition arabe, seront reçus le 13 mai à la Maison-Blanche par le président Barack Obama, qui les réunira le lendemain en sommet à Camp David. Le chaos dans ce pays pauvre de la péninsule Arabique a profité à el-Qaëda, qui a étendu sa présence dans le sud-est du Yémen en s'emparant hier d'un camp militaire à Moukalla, chef-lieu de la province du Hadramout et désormais entièrement sous son contrôle. Dans le même temps, des tribus ont pris hier le contrôle des champs pétrolifères de Masila, au lendemain de la prise du terminal pétrolier d'al-Chehr, quelque 150 km plus au sud, selon un chef tribal.
(Source : AFP)

L'Onu a exigé un cessez-le-feu immédiat au Yémen où les besoins en aide humanitaire se faisaient plus pressants hier après plus de trois semaines de combats entre rebelles chiites et forces gouvernementales soutenues par une campagne aérienne arabe.Après d'intenses raids nocturnes dans le nord du pays, l'aviation de la coalition menée par l'Arabie saoudite a bombardé à deux reprises un dépôt d'armes à l'est de la capitale Sanaa, selon des témoins. Des colonnes de fumée se sont élevées du site qui appartient à la garde républicaine, unité d'élite de l'armée restée fidèle à l'ex-président Ali Abdallah Saleh qui s'est rallié aux rebelles chiites houthis. Par ailleurs, à Taëz, le palais présidentiel, visé par des raids, a été réduit à l'état de ruines. La coalition a aussi bombardé Aden, capitale du Sud,...
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