Des partisans du président Hadi à Taëz, où des combats quotidiens ont lieu. Taha Saleh/AFP
Le réseau el-Qaëda s'est emparé hier d'un aéroport au Yémen, tirant profit du chaos dans le pays trois semaines après le début de frappes arabes contre les rebelles chiites qui tentent d'y étendre leur pouvoir.
Ainsi, la branche locale d'el-Qaëda, Ansar al-Charia, a pris l'aéroport de Moukalla, chef-lieu de la province de Hadramout dans le Sud-Est, après « le retrait sans résistance de l'unité militaire chargée de la sécurité » du site, a déclaré à l'AFP un responsable. Avec la prise de l'aéroport, le réseau sunnite contrôle désormais l'ensemble de Moukalla à l'exception d'un camp militaire resté aux mains des partisans de Abd Rabbo Mansour Hadi, le président exilé en Arabie saoudite. El-Qaëda, ennemi juré des rebelles chiites houthis, même si ces deux groupes combattent le pouvoir de M. Hadi, est fortement implanté dans le sud et le sud-est du Yémen.
Parallèlement, à moins de 50 km à l'est de Moukalla, des hommes armés de tribus locales ont pris le contrôle d'un important terminal pétrolier, al-Chehr, après le retrait des soldats qui assuraient la protection de ce site relié aux gisements pétroliers de Masila dans le Hadramaout, a indiqué une source militaire. Déjà mardi, des tribus s'étaient emparées de l'unique terminal gazier du pays, Belhaf, dans la province voisine de Chabwa.
Entre-temps, les violences continuent de ravager le reste du pays avec des raids des avions de la coalition arabe contre les positions des houthis, et des combats entre ces rebelles et les pro-Hadi, notamment à Taëz et à Aden, la capitale du Sud. Dans cette dernière ville, 261 personnes ont péri et près de 2 000 blessées depuis le 26 mars, selon le directeur du département de la Santé, al-Khedhr Lassouar, qui précise que « 90 % des victimes sont des civils ».
« Loyauté contre de l'argent »
Dans le cadre de l'aide humanitaire, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a délivré par avion à Sanaa 17 tonnes d'aide médicale, en soulignant que « les hôpitaux connaissent une baisse rapide de leurs stocks en raison de la hausse du nombre de blessés ». Mais malgré le nombre élevé de victimes, l'Arabie saoudite, qui affirme vouloir contrer l'influence de son rival iranien, reste déterminée à poursuivre la campagne aérienne « jusqu'à ce que les objectifs soient atteints. Il ne peut y avoir de demi-mesures », selon son ambassadeur à Washington, Adel al-Joubeir.
Alors qu'aucune perspective de règlement ne se dessine dans le conflit entre les rebelles houthis et le pouvoir incarné par le président exilé en Arabie saoudite, Abd Rabbo Mansour Hadi, le médiateur de l'Onu au Yémen, Jamal Benomar, a présenté sa démission après des mois d'efforts infructueux. Selon des diplomates, il était critiqué par les pro-Hadi dont Riyad, qui lui reprochaient d'avoir été dupé par les houthis qui se sont engagés dans un dialogue tout en poursuivant leur offensive.
Et à Riyad, le vice-président yéménite en exil Khaled Bahah a exhorté les forces armées et de sécurité, ralliées aux rebelles, « à revenir dans le giron de l'État ». Il a expliqué le conflit par la pauvreté au Yémen. « On peut acheter la loyauté (des forces armées) avec de l'argent. »


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L'ANARCHIE ET LE CHAOS COMME PARTOUT... RIDICULE MOYEN ORIENT AVEC TES DEUX PARALLÈLES... CELUI DE LA PERSÉE ET CELUI DE LA FESSÉE !!!
14 h 00, le 17 avril 2015