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Moyen Orient et Monde - Yémen

Les rebelles prennent le palais présidentiel à Aden ; revers pour Riyad

Profitant du chaos, les jihadistes d'Aqpa ont libéré plus de 300 détenus dans une prison d'une province voisine de Aden.

Des partisans du mouvement séparatiste sudiste, dans le quartier de Khor Maksar, hier, au sud de Aden. Saleh al-Obeidi/AFP

Les rebelles chiites au Yémen et leurs alliés se sont emparés hier du palais présidentiel à Aden. « Des dizaines de miliciens houthis et leurs alliés, arrivés à bord de blindés et de transports de troupes, viennent d'entrer au palais présidentiel al-Maachiq », a déclaré à l'AFP un haut gradé des services de sécurité, qui a été témoin de l'arrivée des rebelles dans le complexe. Ces miliciens ont rencontré une forte résistance de forces paramilitaires, appelées « comités populaires », qui tentaient en fin d'après-midi de les déloger du complexe, un ensemble de bâtiments nichés au sommet d'une colline qui descend abruptement vers la mer. On ne peut y accéder que par une route tortueuse depuis le centre du quartier de Crater à Aden.
En début de soirée, un responsable du ministère de la Défense a confirmé la chute du palais, précisant qu'il était désormais contrôlé par « des forces spéciales de la garde républicaine, fidèles à Ali Abdallah Saleh », l'ex-président.
La prise du palais présidentiel s'est produite après de violents combats. Au moins 44 personnes, dont 18 civils, 20 rebelles houthis et 6 membres des comités populaires ont été tuées dans ces affrontements.

Dommages collatéraux
En dépit des affirmations de la coalition sur un strict blocus maritime, des militaires fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh et alliés aux houthis ont apparemment effectué un petit débarquement de renforts à Aden hier. « Je peux vous confirmer (que les éléments qui ont débarqué à Aden) ne sont pas des forces spéciales saoudiennes », a déclaré à l'AFP un conseiller saoudien qui a refusé d'être identifié. Il s'agit de « forces spéciales yéménites loyales » à l'ex-président Saleh, a-t-il assuré, ajoutant qu'elles « sont arrivées à bord d'un petit bateau dans le district de Crater ».
Selon un diplomate occidental à Riyad, les rebelles « maintiennent la pression sur Aden qui est le point faible dans la stratégie saoudienne » car les forces pro-Hadi sont désorganisées, selon lui, dans cette ville.
Avec cette opération de la coalition arabe, l'Arabie saoudite sunnite a dit vouloir stopper « l'influence » de l'Iran chiite auxquels sont liés les houthis. Cependant, en dépit de nombreuses frappes qui ont permis de dégrader ou de détruire une partie des installations de ses ennemis, la coalition commence à faire face à des critiques en raison des dommages collatéraux provoqués par les raids.

El-Qaëda libère des détenus
Signe également de difficultés de la coalition, l'Arabie saoudite a annoncé hier qu'un garde-frontière avait été tué et dix blessés par des « tirs nourris depuis une zone montagneuse à l'intérieur » du Yémen.
Profitant du chaos dans l'ensemble du Yémen, le réseau el-Qaëda dans la Péninsule arabique (Aqpa) a lancé hier avant l'aube un assaut contre la prison centrale de Moukalla, dans la province de Hadramout, voisine de Aden, et libéré plus de 300 détenus, dont un de ses chefs Khaled Batarfi, selon une source de sécurité.
Les insurgés d'el-Qaëda ont attaqué également plusieurs bâtiments publics à Moukalla et des affrontements ont éclaté sur le port, autour d'un palais présidentiel, de la Banque centrale et des locaux des services de renseignements, défendus par des gardes armés, ont indiqué des sources sécuritaires.
(Source : AFP)

Les rebelles chiites au Yémen et leurs alliés se sont emparés hier du palais présidentiel à Aden. « Des dizaines de miliciens houthis et leurs alliés, arrivés à bord de blindés et de transports de troupes, viennent d'entrer au palais présidentiel al-Maachiq », a déclaré à l'AFP un haut gradé des services de sécurité, qui a été témoin de l'arrivée des rebelles dans le complexe. Ces miliciens ont rencontré une forte résistance de forces paramilitaires, appelées « comités populaires », qui tentaient en fin d'après-midi de les déloger du complexe, un ensemble de bâtiments nichés au sommet d'une colline qui descend abruptement vers la mer. On ne peut y accéder que par une route tortueuse depuis le centre du quartier de Crater à Aden.En début de soirée, un responsable du ministère de la Défense a...
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