Rechercher
Rechercher

Économie - Éthique

La Banque mondiale épinglée pour soutien à des projets criminels

La Banque mondiale apporte son soutien financier à des projets de développement conduisant à de graves violations des droits de l'homme en Amérique du Sud ou en Asie, accuse Oxfam dans un rapport publié jeudi.
L'organisation non gouvernementale concentre ses attaques sur la branche de l'institution dédiée au secteur privé, la Société financière internationale (SFI), dont certains prêts aboutiraient à des « méfaits scandaleux » allant de l'accaparement de terres jusqu'à des meurtres.
« La pénible vérité est que (...) la SFI ne sait pas où la majeure partie de ses fonds aboutissent, s'ils aident ou s'ils sont néfastes », affirme Nicolas Mombrial, directeur du bureau d'Oxfam à Washington. Contactée par l'AFP, la SFI assure prendre « très au sérieux » les conclusions de ce rapport publié alors qu'une possible rivale de la Banque mondiale, la chinoise BAII, rencontre un fort succès diplomatique.
Dans ce document, Oxfam pointe particulièrement les prêts consentis par la SFI à des intermédiaires financiers de pays en développement (banques, fonds d'investissement...) qui les allouent ensuite à des projets sans que les « vérifications nécessaires » ne soient menées sur leur impact humain et social.
L'ONG cite notamment l'exemple d'un prêt accordé à une société au Honduras soupçonnée d'être impliquée dans des meurtres et des expulsions de paysans destinés à défendre un site de production d'huile de palme. Un audit interne de la BM avait déjà mis au jour ces abus en janvier 2014.
« Ces cas montrent que nous devons continuellement améliorer notre approche de la supervision », répond une porte-parole de la SFI à l'AFP.
Oxfam appelle la SFI à réduire ce type d'investissements tant qu'elle ne dispose pas « de systèmes adéquats pour gérer et réduire les risques ».
Début mars, la Banque mondiale avait elle-même fait son mea culpa en admettant que certains de ses projets de développement avaient conduit à des déplacements forcés de population.

(Source : AFP)

La Banque mondiale apporte son soutien financier à des projets de développement conduisant à de graves violations des droits de l'homme en Amérique du Sud ou en Asie, accuse Oxfam dans un rapport publié jeudi.L'organisation non gouvernementale concentre ses attaques sur la branche de l'institution dédiée au secteur privé, la Société financière internationale (SFI), dont certains prêts aboutiraient à des « méfaits scandaleux » allant de l'accaparement de terres jusqu'à des meurtres.« La pénible vérité est que (...) la SFI ne sait pas où la majeure partie de ses fonds aboutissent, s'ils aident ou s'ils sont néfastes », affirme Nicolas Mombrial, directeur du bureau d'Oxfam à Washington. Contactée par l'AFP, la SFI assure prendre « très au sérieux » les conclusions de ce rapport publié alors qu'une...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut