Rechercher
Rechercher

Économie - Insolite

Quand Taïwan veut rejoindre la banque d’investissement de Pékin

Le Japon reste réticent à l'idée de rejoindre la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) lancée par la Chine, alors que Taïwan et la Norvège disent en revanche vouloir intégrer cette institution. Les hésitations du Japon devraient l'empêcher d'obtenir le statut de membre fondateur de l'AIIB, Pékin ayant fixé la date butoir au dépôt des candidatures à mardi.
Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, a répété les inquiétudes de son pays quant au mode de gouvernance de l'AIIB, à sa viabilité financière et à ses dispositifs sociaux et environnementaux. « À moins que ces conditions ne soient remplies, le Japon n'a d'autre choix que d'être très prudent quant à sa participation », a-t-il dit à la presse à l'issue d'une réunion gouvernementale.
Dans un communiqué publié lundi soir, la présidence taïwanaise a, elle, jugé qu'une participation à l'AIIB faciliterait les efforts d'intégration de Taïwan au sein de la région et renforcerait la perspective d'une adhésion ultérieure aux instances internationales. On ignore précisément comment la Chine, qui considère l'île-refuge des nationalistes chinois en 1949 comme une province sécessionniste, et n'entretient pas de lien diplomatique avec Taipeh, accueillera cette candidature.
Interrogé à ce sujet, Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a répondu : « Notre position de principe n'a pas changé et il s'agira d'une organisation ouverte, inclusive et multilatérale à laquelle nous invitons tout le monde à se joindre. » « Mais en ce qui concerne Taïwan, elle doit respecter les principes propres à la situation, qui consistent à éviter l'apparition d'un problème de type "deux Chines" ou "une Chine, une Taiwan" ». En raison des pressions chinoises, la plupart des pays du monde, dont les États-Unis, ne reconnaissent pas Taïwan, qui n'est pas membre des Nations unies ni de la Banque mondiale ou du Fonds monétaire international.
La Norvège a également fait acte de candidature. « La Norvège est un contributeur important aux efforts de développement international et souhaite se joindre aux pays d'Asie et d'ailleurs pour définir plus précisément la structure et les missions de l'AIIB », dit le ministre norvégien des Affaires étrangères, Børge Brende, dans un communiqué diffusé sur le site Internet du gouvernement.

(Source : Reuters)

Le Japon reste réticent à l'idée de rejoindre la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) lancée par la Chine, alors que Taïwan et la Norvège disent en revanche vouloir intégrer cette institution. Les hésitations du Japon devraient l'empêcher d'obtenir le statut de membre fondateur de l'AIIB, Pékin ayant fixé la date butoir au dépôt des candidatures à mardi.Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, a répété les inquiétudes de son pays quant au mode de gouvernance de l'AIIB, à sa viabilité financière et à ses dispositifs sociaux et environnementaux. « À moins que ces conditions ne soient remplies, le Japon n'a d'autre choix que d'être très prudent quant à sa participation », a-t-il dit à la presse à l'issue d'une réunion gouvernementale.Dans un communiqué publié lundi soir, la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut