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Liban - liban

Pour des opposants chiites au Hezbollah, l’offensive saoudienne au Yémen changera inévitablement la donne dans la région

La « Tempête de la fermeté » menée depuis mercredi par l'Arabie saoudite et ses alliés arabes, avec l'appui du Pakistan et de la Turquie, contre les houthis au Yémen aura sans aucun doute des répercussions au Liban, l'Arabie saoudite voulant mettre un terme à l'influence iranienne dans les pays arabes et les alliés de l'Iran voulant apporter la preuve de leur force. « L'Orient-Le Jour » a recueilli le point de vue d'analystes chiites, opposés au Hezbollah, sur ce plan.

Hanine Ghaddar.

La réaction du Hezbollah à l'opération la « Tempête de la fermeté », au Yémen, ne s'est pas fait attendre. Hier après-midi, les partisans du parti chiite ont ainsi organisé un sit-in devant l'ambassade d'Arabie saoudite, à Beyrouth. Sur le terrain ainsi que sur le plan politique, les choses iront crescendo, le parti de Dieu refusant de reconnaître le revers iranien au Yémen et voulant accroître la pression sur ses opposants dans le pays.
Pour nombre d'experts libanais, notamment des membres de la communauté chiite opposés au Hezbollah, la « Tempête de la fermeté » remportera inévitablement la partie et changera la donne sur le plan régional.

Hanine Ghaddar, rédactrice en chef de la version anglaise du site nowlebanon, souligne que « pour la première fois, nous avons une force militaire arabe, soutenue par deux autres pays sunnites importants, la Turquie, qui joue un rôle stratégique dans la région, et le Pakistan, qui possède l'arme nucléaire. L'Arabie saoudite ne veut pas de l'Iran à ses portes et se battra, avec les autres pays du Golfe, pour cela. »
« Cette offensive a brisé l'équilibre entre l'Arabie saoudite et l'Iran dans la région, pour lequel le président américain Barack Obama avait œuvré durant son mandat, a souligné Hanine Ghaddar. On ne peut plus ignorer le fait que la région est arabe et que les Iraniens ne peuvent pas y construire un empire perse. Cette offensive, notamment cette coalition entre l'Arabie saoudite et la Turquie, changera la donne non seulement au Yémen, mais aussi en Syrie. La perte par le régime syrien et ses alliés de la bataille de Bosra ech-Cham ou les combats qui font rage à Idlib ne sont qu'une preuve de ces changements », ajoute-t-elle.
« L'Iran sortira inévitablement perdant de cette guerre et poussera ses alliés à faire pression dans d'autres pays où il a installé son hégémonie. Et le Liban figure en tête de liste sur ce plan. On pourrait être témoins de violence dans la rue ou encore d'occupations d'ambassades arabes », note Mme Ghaddar.

 

(Lire aussi : Nasrallah déclare la guerre à l'Arabie... mais temporise sur le plan interne)

Un maximum de deux semaines
Moustapha Fahs, journaliste et analyste politique, fils de l'uléma disparu Hani Fahs, indique également que les Saoudiens sortiront gagnants et donne à l'offensive aérienne un maximum de deux semaines pour s'achever. « Il faudra aussi changer la donne sur le terrain, soit en lançant une opération terrestre menée par la coalition, soit en encourageant des officiers de l'armée yéménite proches de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, soutenu par les houthis, à se débarrasser de lui ou à le neutraliser », dit-il.
« Cette opération n'a pas pour but d'éradiquer et d'en finir avec les houthis, mais de les remettre à leur place. Ces chiites, proches des zaidites et dont les rites sont différents des chiites du Liban et d'autres pays du Moyen-Orient, constituent 4 % de la population yéménite », a déclaré Moustapha Fahs.

Pour M. Fahs, en prenant « la tête d'une coalition arabe et sunnite, l'Arabie saoudite a coupé l'herbe sous le pied à l'État islamique ainsi qu'à el-Qaëda et ses ramifications présentes au Yémen. Elle a aussi vidé les négociations sur le nucléaire iranien de leur sens, les pays arabes sous influence iranienne étant des cartes utilisées par Téhéran lors de ces négociations avec les États-Unis. Aujourd'hui, avec l'offensive saoudienne, les cartes de l'Iran ont été grillées. Il devrait se trouver d'autres cartes ».
Les choses ont également changé sur le terrain dans d'autres pays de la région. Ce ne sont plus les tribus chiites qui se battent en Irak pour aider la coalition internationale, mais l'armée régulière irakienne. « En Syrie, le revers du régime d'Assad et de ses alliés à Bosra ech-Cham ne constitue que les prémices d'une situation en mutation », souligne en conclusion Moustapha Fahs.

 

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La réaction du Hezbollah à l'opération la « Tempête de la fermeté », au Yémen, ne s'est pas fait attendre. Hier après-midi, les partisans du parti chiite ont ainsi organisé un sit-in devant l'ambassade d'Arabie saoudite, à Beyrouth. Sur le terrain ainsi que sur le plan politique, les choses iront crescendo, le parti de Dieu refusant de reconnaître le revers iranien au Yémen et...
commentaires (4)

lES PAKIS ONT REJETE LA DEMANDE DES BENSAOUDS DE PARTICIPER A CETTE MASCARADE . SISSI ATTEND SON HEURE POUR REPRENDRE LE FLAMBEAU DU LEADERSHIP ARABE , ET LE FRIC QUI PUE NE POURRA PLUS RIEN Y FAIRE , LES DIGNITES DU MONDE ARABE ONT ATTEINTS UN NIVEAU INNACCESSIBLE POUR LES CORRUPTEURS . L'INTELLIGENCE L'EMPORTERA SUR LA BARBARIE FINANCEE .

FRIK-A-FRAK

12 h 26, le 28 mars 2015

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Commentaires (4)

  • lES PAKIS ONT REJETE LA DEMANDE DES BENSAOUDS DE PARTICIPER A CETTE MASCARADE . SISSI ATTEND SON HEURE POUR REPRENDRE LE FLAMBEAU DU LEADERSHIP ARABE , ET LE FRIC QUI PUE NE POURRA PLUS RIEN Y FAIRE , LES DIGNITES DU MONDE ARABE ONT ATTEINTS UN NIVEAU INNACCESSIBLE POUR LES CORRUPTEURS . L'INTELLIGENCE L'EMPORTERA SUR LA BARBARIE FINANCEE .

    FRIK-A-FRAK

    12 h 26, le 28 mars 2015

  • ".... du walïï" Per(s)cé, ou le Singe qui veut à tout prix imiter son Maître !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    12 h 24, le 28 mars 2015

  • LES EXACTIONS DES PERC(S)ÉS ONT DÉJÀ CHANGÉ LA DONNE... ILS DIRIGENT LE MONDE VERS UNE TROISIÈME GUERRE MONDIALE AVEC COMME THÉÂTRE LE MOYEN ORIENT...

    LA LIBRE EXPRESSION PARLE AU PEUPLE.

    12 h 13, le 28 mars 2015

  • L’hassine trouve normal qu’un seul bonhomme, le bien- aimé despote et fakkîh, s'approprie l'État, sacrifie plus ou moins tout un bon peuple à sa "propre personne et à sa seule fraction ; établit chez ce peuple des degrés d'avilissement, le répartit en divers factions et ordres, et c'est, au fond, par amour de sa seule, unique et nobody personne qu'il fait officiellement de chaque membre de la société politique l'ennemi de tout autre. Notre Nabääâh ne peut percevoir les autocrates qu’au sommet de l'édifice social. Il ne doute pas un seul instant qu'ils ont fait dans le passé leur propre fondement social, et qu'ils le font chaque jour de nouveau. Pour expliquer le lien de la tyrannie avec les conditions sociales dont elle est l'expression politique officielle, quoi de + simple que de laisser ces bêtes mollâhs tyranneaux Malsains faire ce lien ! L'Olympe retors fakkihiste despotique, avec sa seule schlague, sa férule et sa hiérarchie, a fait ainsi le petit monde profane de l’hassine dont il est le saint des saints. De même, l'Olympe du walïï religieux et Per(s)cé si sectaire aura fait les conditions profanes qui s'y reflètent de manière divinisée et imaginaire. Le chïïtique héZébbollâhisme aigri qui débite cette ânerie simili-sagesse terre-à-terre niaise avec le conVenable pathétique, doit être naturellement aussi étonné que moralement indigné face à l'ennemi ; yîîîh sunnitique ; qui s'évertue à lui démontrer mais, Rien à faire, que c'est pas la datte qui a fait le dattier !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 33, le 28 mars 2015

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