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À La Une - Israël

Netanyahu en passe d'être chargé de former son 4e gouvernement

A priori, ce sera une équipe penchant encore plus à droite que la sortante.

Benjamin Netanyahu, 65 ans, au pouvoir en Israël depuis 2009 après un premier mandat de 1996 à 1999, aura 28 jours, éventuellement renouvelables 14 jours, pour constituer son équipe gouvernementale. Photo AFP/Gali Tibbon

Benjamin Netanyahu devrait être officiellement chargé mercredi soir de former le prochain gouvernement israélien dans un contexte de tensions avec le président américain Barack Obama sur l'absence de perspectives de paix avec les Palestiniens.

Le président israélien Reuven Rivlin reçoit à 19H30 (17H30 GMT) celui à qui il confiera la tâche de former le gouvernement. La présidence n'a pas divulgué le nom de l'élu. Mais celui-ci ne fait aucun doute depuis que M. Netanyahu a triomphé du centre gauche et des sondages aux législatives du 17 mars, et plus encore depuis qu'il s'est assuré une claire majorité parlementaire de droite de 67 sièges sur 120 lundi.

M. Netanyahu, 65 ans, au pouvoir depuis 2009 après un premier mandat de 1996 à 1999, aura 28 jours, éventuellement renouvelables 14 jours, pour constituer son équipe. C'est a priori un gouvernement penchant encore plus à droite que le sortant qui s'annonce, même si les spéculations sur un gouvernement d'unité nationale qui inclurait les travaillistes ne se sont pas complètement tues.

 

(Lire aussi : Les innombrables défis qui attendent le prochain gouvernement israélien)


Il faudra à M. Netanyahu concilier les exigences contradictoires des membres de son propre parti (le Likoud), des deux partis nationalistes (Foyer juif, Israël Beiteinou), de deux formations ultra-orthodoxes (Shass et Liste Unifiée de la Torah) et du parti de centre droit Koulanou.

M. Netanyahu et son gouvernement devront assumer les conséquences d'une campagne qui a divisé les Israéliens et froissé les relations avec le grand allié américain. La direction palestinienne, pour sa part, prévoit de déposer dans une semaine, le 1er avril, ses premières plaintes pour crimes de guerre contre des dirigeants israéliens à la Cour pénale internationale.

 

(Lire aussi : Assuré d'une majorité, Netanyahu s'excuse auprès des Arabes israéliens)

 

'Une approche différente'

Depuis sa victoire, M. Netanyahu fait face aux retombées de la surenchère à laquelle il s'est livré dans les tout derniers jours de la campagne pour rameuter les électeurs de droite. Les propos par lesquels il a enterré la création d'un État palestinien s'il conservait son poste ne sont pas passés auprès du président Barack Obama, qui l'a clairement signifié mardi devant la presse à Washington.

Le peu de sympathie entre MM. Obama et Netanyahu est notoire et l'Américain l'a reconnu en creux en déclarant qu'ils avaient là un désaccord de fond et qu'il ne s'agissait pas d'une question de personnes.
M. Obama a noté qu'après les élections, M. Netanyahu s'était prêté à une explication de texte pour préciser que les conditions actuelles n'étaient pas propices selon lui à la création d'un État palestinien.

L'administration américaine a ouvertement remis en question la crédibilité de M. Netanyahu devant ces zigzags. M. Obama lui-même a relevé que la première mouture du discours de M. Netanyahu avait été assez claire. Il a répété, après ses collaborateurs, qu'il ne pouvait pas faire comme si ces mots n'avaient jamais été prononcés et que les États-Unis allaient devoir en tirer les conséquences en réévaluant leur politique sur la question israélo-palestinienne.

Le postulat de départ de la diplomatie américaine sur le conflit israélo-palestinien était, à terme la coexistence de deux États palestinien et israélien dans la paix et la sécurité, facteur de stabilité régionale, a-t-il dit. "C'était notre opinion, et cela continue d'être notre opinion, et le Premier ministre Netanyahu a une approche différente".

 

(Lire aussi : Pas d'Israéliens ni d'Américains à une session à l'Onu sur l'offensive israélienne contre Gaza)

 

Chasse aux portefeuilles

Après les déclarations de M. Netanyahu, les possibilités d'une solution à deux États qui marginaliserait les extrémistes "paraissent très faibles", a déclaré M. Obama. Les États-Unis ne peuvent pas "faire semblant que quelque chose est possible quand ça ne l'est pas, nous ne pouvons pas continuer à avoir pour postulat de départ de notre diplomatie publique quelque chose dont tout le monde sait que cela ne se réalisera pas, en tout cas avant plusieurs années", a-t-il insisté.

La chasse aux portefeuilles dans le prochain gouvernement Netanyahu n'a pas attendu l'ouverture de discussions formelles pour commencer. Les plus gros portefeuilles, la Défense, les Finances et les Affaires étrangères, sont convoités. Seul les Finances semblent assurées d'échoir à Moshé Kahlon. Cet ancien du Likoud est à la tête du nouveau parti Koulanou, qui se veut à vocation sociale et dont les dix sièges sont capitaux pour la majorité.

 

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Benjamin Netanyahu devrait être officiellement chargé mercredi soir de former le prochain gouvernement israélien dans un contexte de tensions avec le président américain Barack Obama sur l'absence de perspectives de paix avec les Palestiniens.
Le président israélien Reuven Rivlin reçoit à 19H30 (17H30 GMT) celui à qui il confiera la tâche de former le gouvernement. La présidence n'a pas divulgué le nom de l'élu. Mais celui-ci ne fait aucun doute depuis que M. Netanyahu a triomphé du centre gauche et des sondages aux législatives du 17 mars, et plus encore depuis qu'il s'est assuré une claire majorité parlementaire de droite de 67 sièges sur 120 lundi.
M. Netanyahu, 65 ans, au pouvoir depuis 2009 après un premier mandat de 1996 à 1999, aura 28 jours, éventuellement renouvelables 14 jours, pour constituer son...
commentaires (3)

"Normal", il a bien fini par gagner....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

18 h 17, le 25 mars 2015

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Commentaires (3)

  • "Normal", il a bien fini par gagner....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 17, le 25 mars 2015

  • On continuera a se servir comme l'a toujours fait babayahou ses 40 voleurs . Au vu et au su du "monde libre" et de la "communaute international ".

    FRIK-A-FRAK

    17 h 10, le 25 mars 2015

  • Il est autoprorogé légalement comme chez nous....! enfin les élections en moins ..

    M.V.

    16 h 52, le 25 mars 2015

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