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Tout le monde attend les résultats des pourparlers sur le nucléaire iranien entre l'Iran et le G5 + 1, à la lumière des négociations techniques entre les deux délégations américaine et iranienne en Suisse, après le week-end et la fête du Norouz. Selon un diplomate asiatique, les deux parties signeront, à l'issue des négociations, un accord-cadre.
Des sources diplomatiques bien informées affirment ainsi que les chances que l'accord soit conclu avoisinent les 70 %, ce qui ne veut pas dire que les 30 % restants ne permettent aucune perspective d'issue de crise. D'autres milieux diplomatiques sont partagés, puisque rien n'est encore complètement acquis.
Mais pour des observateurs politiques chevronnés, l'accord aura certainement lieu, pour une raison simple : l'administration Obama ne peut pas se permettre d'échouer, surtout qu'elle est confrontée, chez elle, à la pression de la majorité républicaine au Congrès, hostile à l'accord, et, hors les murs, à celle de ses alliés arabes, à commencer par l'Arabie saoudite, qui se méfient de ce rapprochement avec Téhéran. Surtout après la position adoptée par le secrétaire d'État US, John Kerry, concernant la nécessité de dialoguer avec Bachar el-Assad pour trouver une solution à la crise syrienne. La position de M. Kerry n'a pas été sans provoquer des réactions négatives au sein de certaines capitales de décision et au niveau de plusieurs alliés de Washington. Des chefs de la diplomatie du G5 ont ainsi condamné cette position et s'y sont opposés, en dépit des éclaircissements apportés ultérieurement par le département d'État. Selon un diplomate, le président Obama parierait ainsi sur la signature de l'accord avec Téhéran, qu'il ajouterait ainsi aux exploits de son administration dans la perspective de rehausser la cote de popularité des démocrates à la veille des élections US.
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Selon un diplomate libanais qui suit de près le dossier iranien, le président des États-Unis tient à réaliser cet exploit avant la fin de son second mandat, pour pouvoir l'exploiter dans la bataille électorale à venir. Et selon un homme politique de retour de Washington, M. Obama ne révélerait ses plans qu'à un cercle très étroit de conseillers et serait à la recherche de réalisations au Moyen-Orient. De plus, son ambition d'établir de bonnes relations avec l'Iran remonte à son élection au Sénat, à la fin des années 90. Pour son second mandat, le locataire de la Maison-Blanche se serait fixé trois ambitions. D'abord, ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les États-Unis et Cuba, ce qu'il a réussi à faire dans une première étape. Ensuite, s'entendre avec Téhéran sur le nucléaire. Les dernières positions de John Kerry ont été interprétées dans ce cadre par des politiques libanais comme des concessions de la part de Washington vis-à-vis de l'Iran en vue de faciliter la signature de l'accord, Téhéran faisant à son tour des concessions pour obtenir, en contrepartie, le maintien du régime Assad. Enfin, tenter de faire une avancée sur le dossier palestinien sur base de la solution des deux États, en dépit de la réélection en Israël de Benjamin Netanyahu et de la dernière polémique entre ce dernier et le président des États-Unis à la suite de la visite du Premier ministre israélien à Washington et de son discours devant le Congrès américain, sans aucune coordination avec l'administration Obama. C'est pourquoi le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a initié une dynamique en direction de Moscou et d'autres pôles de décision dans le but de provoquer une reprise des négociations israélo-palestiniennes sur base de la solution des deux États... quand bien même M. Netanyahu a fondé toute sa bataille électorale sur le rejet de cette dernière...
Les inquiétudes exprimées par l'ancien responsable de la CIA et ancien commandant en chef des troupes américaines en Irak, le général David Petraeus, concernant le rôle iranien dans la région par le biais des milices soutenues par Téhéran en Irak, sont venues mettre un grand bémol au vent d'optimisme que cherche à faire souffler John Kerry aux USA au sujet de l'Iran et de son activité. Cependant, un diplomate occidental précise que de telles positions ne peuvent pas conduire à une annulation de l'accord-cadre. En revanche, Washington devrait réconforter ses alliés arabes, que cette ouverture sur Téhéran – et ce silence américain vis-à-vis de l'expansionnisme iranien dans la région, notamment au Yémen et en Irak – angoisse particulièrement. Un responsable américain pourrait d'ailleurs visiter la région au lendemain de l'accord pour expliquer la portée réelle de l'ouverture sur l'Iran.
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Selon une source ministérielle, le Liban pourrait recevoir une visite d'émissaires occidentaux après la signature, pour trouver une solution à la crise de l'élection présidentielle, en exhortant les leaders à libaniser l'échéance par le biais d'un accord sur un candidat de consensus, loin des chevaux de course du 8 et du 14 Mars, qui soit agréé de tous. Selon un homme politique libanais, les développements régionaux dans la foulée des négociations sur le nucléaire iranien n'auront pas de répercussions directes sur le dossier présidentiel et le choix du prochain maître de Baabda, mais devraient aider à séparer le dossier libanais du reste des crises environnantes, notamment la guerre civile en Syrie. Après la signature de l'accord, des négociations pourraient commencer sur les dossiers politiques chauds, comme ceux du Yémen et de l'Irak, et le Liban n'est donc pas la priorité, même dans le cadre du dialogue saoudo-iranien. Cependant, des obstacles pourraient être aplanis en chemin, notamment ceux qui entravent l'élection présidentielle et qui poussent certains blocs à boycotter les séances électorales. Pour l'instant, le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, continue de croire qu'il a le vent en poupe, et l'étape où il se désisterait de sa candidature pour passer au stade de grand électeur n'est pas encore arrivée. Il faudra sans doute une aide extérieure pour l'en convaincre, dans le cadre d'un marché politique global sur la présidentielle, le gouvernement, les nominations, la loi électorale, les législatives...
Par ailleurs, des sources politiques bien informées soulignent qu'une formule d'issue de crise serait actuellement à l'étude entre le CPL et certaines composantes politiques du 14 Mars, à l'approche du passage à la retraite de responsables militaires et sécuritaires, notamment le commandant en chef de l'armée et le directeur général des FSI. Le général Aoun avait proposé, au cours de sa tournée politique auprès notamment de Walid Joumblatt et Nabih Berry, le non-renouvellement des mandats de ces responsables et la nomination des généraux Chamel Roukoz à la tête de la troupe et Imad Othman à la direction des FSI. En l'absence d'un accord sur cette question en Conseil des ministres, Samir Mokbel a proposé, lors de sa rencontre avec M. Berry, que dix ministres fassent une proposition de loi pour repousser l'âge de la retraite chez les officiers – proposition qui existe déjà dans les tiroirs du Premier ministre mais qui n'a toujours pas été soumise pour étude, faute d'accord au sein du cabinet. Un ancien ministre de l'Intérieur estime pour sa part qu'il ne faut pas nommer des chefs sécuritaires en période de vacance présidentielle, dans la mesure où le chef de l'État est le haut-commandeur des armées et du Conseil supérieur de défense, et c'est donc lui qui devrait procéder à de telles nominations.
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Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
C'est un parcours fou de la part d'Obama Les USA ont toujours été des fauteurs de guerre depuis 1945. Obama s'imagine que se rapproche de l'Iran alors que ce pays inonde la région de milices criminelles et revient les combattre !!!! Sa logique de laisser en vie le régime du petit Hitler est surnommée de "la realpolitik" . Quelle blague !! et pas drôle du tout. Obama est entrain de se mettre à dos l'Arabie Saoudite et tous les pays du Golfe en acceptant que l'Iran prenne pied au Yemen et ailleurs C'est la porte ouverte à d'autres conflits Il ne faut pas oublier les ambitions de Poutine qui se prend pour un grand stratège Les USA n'ont jamais protégé aucun pays Les USA comptent uniquement sur leur bien être, sur leur sol
12 h 19, le 24 mars 2015