Le Liban et la région retiennent leur souffle en attendant l'issue des ultimes négociations entre l'Occident et l'Iran sur le dossier nucléaire. Les pays de la région hésitent entre l'espoir d'un grand changement positif et la crainte d'une alliance qui aura du mal à se mettre en place et provoquera des remous dans de nombreuses régions conflictuelles. Les informations précises font défaut, mais les analystes sont convaincus qu'un événement important est en préparation qui risque de marquer la région pour la prochaine décennie.
Curieusement, ce sont les sources proches de l'Iran qui sont les moins enthousiastes et qui veulent éviter tout emballement ou excès d'optimisme. Selon ces sources, il est plus que probable qu'au final, un accord soit conclu, sachant que l'alternative à un tel accord est la guerre et que la situation ne peut plus continuer ainsi entre l'Iran et les États-Unis. Les sources proches de l'Iran ajoutent aussi que les détails techniques concernant le dossier nucléaire ont été réglés et que ce qui manque encore, c'est une décision politique. Les mêmes sources précisent que les Américains avaient proposé en novembre dernier un accord en deux étapes : d'abord un accord-cadre en mars puis une entente définitive en juin. Mais les Iraniens ont refusé et le guide suprême Ali Khamenei a fait des déclarations publiques en ce sens.
Les sources proches de l'Iran estiment ainsi que l'accord devrait être conclu au plus tard en juin. Mais elles s'empressent de préciser que cela ne signifie nullement qu'il y aura un règlement de tous les dossiers en suspens. Les mêmes sources rappellent que l'Iran refuse d'aborder les autres dossiers avant la fermeture de celui du nucléaire. Mais même après une telle fermeture, il n'est pas dit que, comme le souhaitent les États-Unis, Américains et Iraniens décident d'ouvrir tous les dossiers pour les régler. Le chercheur américano-palestinien Rachid al-Khalidy (qui a repris la chaire d'Edward Saïd à l'Université de Columbia) précise ainsi qu'un règlement pourrait être trouvé pour la crise irakienne, car aussi bien les États-Unis que l'Iran ont intérêt à mettre un terme à la guerre qui se déroule là-bas. Les Américains qui ont provoqué la guerre en Irak par leur invasion en 2003 veulent en finir avec ce dossier, sachant que même si les républicains l'emportent aux prochaines élections, avec le candidat potentiel Jef Bush, ils auront encore moins intérêt que les démocrates à maintenir ce dossier ouvert, pour ne pas rappeler les cafouillages de George W. Bush... La solution en Irak devrait en tout cas, selon Rachid al-Khalidy, inclure les sunnites d'une façon ou d'une autre, et c'est à l'équipe au pouvoir en Irak de chercher une formule acceptable qui permettrait de mettre un terme à la guerre et de chasser Daech du pays.
Mais cela ne signifie nullement que Daech devrait disparaître de Syrie ou d'ailleurs. Le chercheur américano-palestinien estime que rien n'indique qu'une solution est en vue en Syrie, au Yémen, à Bahreïn ou en Égypte. Même le Liban, qui pourrait paraître le dossier le plus facile à régler, pourrait ne pas l'être de sitôt, les parties qui y sont impliquées préférant le garder en suspens et le maintenir en réserve, pour pouvoir l'utiliser si l'évolution de la situation en Syrie l'exigeait.
Les sources proches de l'Iran insistent sur le fait que la conclusion éventuelle, voire probable, d'un accord entre l'Iran et les États-Unis sur le dossier nucléaire ne signifie pas que les deux pays deviendront des alliés. Ces mêmes sources comparent les futures relations irano-américaines à celles qui existent entre les États-Unis et la République populaire de Chine. Celle-ci est née en 1949, mais les États-Unis ont attendu 1978 pour accepter d'établir des relations diplomatiques avec ce pays. Et ce n'est qu'en 1979 que les deux pays ont échangé des ambassadeurs. Malgré cette évolution importante dans leurs relations, Washington et Pékin ne sont toujours pas des alliés. Les deux pays se livrent tantôt à une guerre économique froide, et tantôt, il leur arrive de conclure des accords, lorsque leurs intérêts réciproques convergent. Pendant toutes ces années, la Chine n'a pas cessé d'appuyer la Corée du Nord, et dans le passé, elle avait appuyé le Vietnam et ce qu'on appelait l'Indochine. Désormais, la Chine cherche à étendre son influence en Afrique et au Moyen-Orient, alors que le président américain Barack Obama a clairement déclaré que son objectif pour les années à venir est de renforcer les États-Unis dans le Pacifique, c'est-à-dire autour de la Chine. Entre ces deux pays, ce n'est donc pas la guerre, mais ce n'est pas non plus une alliance.
Selon les sources proches de l'Iran, c'est en s'inspirant de ce modèle qu'il faut imaginer les futures relations entre les États-Unis et l'Iran. C'est pourquoi il ne faudrait pas s'attendre à des solutions miraculeuses aux nombreux conflits qui agitent la région, du Yémen à l'Égypte, en passant par la Syrie et le Liban, sans parler du conflit arabo-palestinien qui paraît aujourd'hui plus compliqué que jamais, avec la réélection de Benjamin Netanyahu. En d'autres termes, accord nucléaire ou pas, pour les sources proches de l'Iran, le bras de fer entre Téhéran et l'Occident, et en particulier les États-Unis, devrait se poursuivre et ce sera, comme d'habitude, la situation sur le terrain qui devrait dicter les solutions...
Liban - Décryptage
Entre Téhéran et Washington, moins qu’une alliance, plus qu’une guerre froide
OLJ / Par Scarlett HADDAD, le 23 mars 2015 à 00h46


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
S'extirper , voila le mot qui designe la situation de l'Iran NPR en ce moment dans ses negociations . Cette nouvelle puissance regionale qui le devient parce qu'elle a compris qu'elle a fort a faire avec les "ennemis" de sa democratie , mais amies des celles du desert democratique des binsaouds .S'extirper du joug nefaste des lobbyistes qui controlent washingtoon , mais aussi les parlements occicons de bruxelles . Pour cela , il faudra avoir les moyens de sa politique , que croyez vous que l'Iran NPR a fait des la fin de sa guerre avec l'IRak de saddam envoye par les occicons ? elle s'est preparee a ce a quoi nous assitons aujourd'hui , une force qui s'est developpee a l'ombre d'une myriade de sanctions , embargos et assassinats sur ses scientifiques . C'est etonnant que 35 ans de mise en quarantaine l'Iran en soit arrivee a ce stade , alors que tout autour, de la binsaoudie a la turquie on en ai encore a mendier a l'occicocn son pain ou le droit de posseder quelque chose avant de decider a la faire . S'extirper donc se liberer et etre independant comme la Chine , le viet Nam ou la Coree du Nord qui ont en commun d'avoir casser la gueule de travers aux amerlocks humaines . Voila comment naissent des nations qui traversent les siècles !
11 h 20, le 23 mars 2015