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À La Une - France

Elections départementales : la droite devance l'extrême droite, nouveau revers pour les socialistes

Manuel Valls appelle "tous les républicains à faire barrage à l'extrême droite au deuxième tour" ; Marine Le Pen réclame sa démission.

Le parti de droite UMP, dirigé par Nicolas Sarkozy, et ses alliés centristes de l'UDI, ont remporté dimanche le premier tour d'élections départementales avec 29,2% et 32% des suffrages, selon les premières estimations des instituts de sondageAFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT

L'opposition de droite de l'ancien président Nicolas Sarkozy est sortie vainqueur dimanche en France du premier tour d'élections départementales, faisant échec au pari du Front national (extrême droite) de s'afficher principal parti du pays. La gauche au pouvoir a mieux résisté qu'attendu mais le Parti socialiste (PS) du président François Hollande essuie un quatrième revers de rang, après les municipales, les européennes et les sénatoriales en 2014.

"Les formations républicaines ont tenu leur place, l'extrême droite n'est pas la première formation politique de France", a noté le Premier ministre socialiste Manuel Valls.

Environ un électeur sur deux a boudé les urnes, au vu des estimations des instituts de sondage. Dans l'ensemble de la journée, l'abstention, l'un des enjeux du scrutin, devrait atteindre en métropole 50,1% selon l'Ifop (estimation affinée après 20h), 49,5% selon Harris Interactive, 49,4% selon Ipsos, 48,5% selon CSA.
Un niveau nettement inférieur au taux constaté par le ministère de l'Intérieur au premier tour des cantonales de 2011 (55,68%) ou des européennes de 2014, mais très supérieur à celui des cantonales de 2008 (35,13%).
Si Manuel Valls s'est réjoui, peu après 20h, que "les Français aient voté plus que prévu", il a regretté que "trop de Français aient encore fait le choix de ne pas se rendre aux urnes" et souligné que "notre premier défi est toujours là: mobiliser les électeurs, leur redonner confiance".


Le parti de droite UMP, dirigé par M. Sarkozy, et ses alliés centristes de l'UDI sont arrivés en tête avec entre 29,2% et 32% des suffrages, selon les premières estimations des instituts de sondage. L'ensemble des listes de droite (UMP-UDI et divers droite) recueillerait entre 36,1% et 39,5% des suffrages.
Les socialistes et leurs partenaires à gauche oscillaient entre 23,2% et 32,7%, mais le PS seul n'a obtenu que de 19,7% à 25%. Le FN, crédité avant le scrutin d'au moins 30% des intentions de vote par les instituts de sondage, a recueilli au final environ un quart des voix, entre 23% et 26,3%, selon les mêmes sources.

 

(Lire aussi : « Le FN ? Pourquoi pas... On n'a pas essayé »)


Le Premier ministre a appelé "tous les républicains à faire barrage à l'extrême droite au deuxième tour", dimanche prochain, pour lequel le parti de Marine Le Pen devrait être qualifié dans de nombreux cantons, face la plupart du temps à des adversaires de droite.
Marine Le Pen a estimé qu'au vu des résultats de ce premier tour, le gouvernement de Manuel Valls devait "remettre sa démission". "Le FN réussit l'exploit de dépasser son score des européennes" de 2014, a-t-elle affirmé.

Pour l'ancien président de droite (2007-2012) Nicolas Sarkozy, "l'alternance est en marche" et "rien ne l'arrêtera". "Il n'y aura aucun accord local ou national avec les dirigeants du FN", a-t-il précisé. "Si nos compatriotes se sont massivement détournés de la gauche, c'est parce qu'ils ont le sentiment que depuis trois ans, on ne cesse de leur mentir", a aussi estimé le patron de l'UMP. Là où les candidats de l'UMP "ne seront pas présents au second tour", ce parti "n'appellera à voter ni pour le Front national ni pour la gauche", a-t-il précisé.



Participation plus élevée qu'attendue
Le scrutin de dimanche a été marqué par une forte abstention, mais la participation a été plus élevée qu'aux élections européennes de mai 2014, et supérieure à celle du précédent scrutin local comparable en 2011.
La mobilisation plus forte des électeurs n'a pas profité à l'extrême droite, qui a échoué dans son ambition d'arriver en tête du scrutin pour la deuxième fois en moins d'un an après les européennes de mai 2014.

Le FN caracolait en tête depuis plusieurs mois dans les sondages pour ces départementales, mais l'écart avec l'UMP s'était resserré au cours des derniers jours, au point de mettre les deux formations au coude à coude à la veille du scrutin.

 

(Pour mémoire : Marine Le Pen prône le "gel de la construction de toute nouvelle mosquée" en France)


Ce scrutin est considéré comme l'avant-dernier tour de chauffe avant des régionales fin 2015 et la présidentielle de 2017.
"D'ici quelques mois, nous enclencherons sur les régions, puis nous partirons à l'assaut de l’Élysée", le palais présidentiel, avait lancé avant le premier tour la patronne du Front national.

A la tête de 61 départements sur 101, la gauche divisée (socialistes, écologistes, communistes) est menacée d'en perdre près d'une trentaine.

Après être arrivé en tête dimanche, l'UMP, en reconstruction, devrait rafler la mise avec ses alliés centristes, profitant d'un report attendu de voix de gauche pour contrer l'extrême droite.
"Là où la gauche ne peut concourir, j'appelle au désistement républicain et je demande la réciproque", a ainsi déclaré dimanche soir Jean-Christophe Cambadélis, patron du parti socialiste.

 

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commentaires (3)

ILS TRIOMPHERONT ! LES FANATIQUES ISLAMISTES TRAVAILLENT POUR EUX...

LA LIBRE EXPRESSION

18 h 34, le 22 mars 2015

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Commentaires (3)

  • ILS TRIOMPHERONT ! LES FANATIQUES ISLAMISTES TRAVAILLENT POUR EUX...

    LA LIBRE EXPRESSION

    18 h 34, le 22 mars 2015

  • C'est possible quelle triomphe , le suspense est d'ailleurs court ...,il suffit d'attendre 20 h heure de Paris...pour vérifier via les urnes , les affirmations des uns et des autres...

    M.V.

    17 h 47, le 22 mars 2015

  • Marine Lepen , veritable espoir pour la France et les francais ! un mouvement de musulman francais s'est cree et a declare qu'il preferait la franchise dite par les vrais francais vis a vis d'eux et de leur situation , que la fumisterie des dirigeants actuels umps qui ne font que mentir aux francais musulmans de France depuis leur entrée aux diffferents gouvernement afin de proteger toujours les memes privilegies de la Republique . sarko n'a plus de politique originale si ce n'est que de courrir après le FN . Les themes qu'il reprend ou qu'il vole au FN ne feront de lui qu'une pale copie de l'originale , ca a marche une fois et ca sera tout . Et ce malgre sa diabolisation par le criif qui ne lui pardonnera pas sa franchise sur l'etat de l'usurpation lors d'un diner . Moins de mosquee , plus de porc dans les cantines , oui oui et re oui pour ceux qui veulent vivre en France parmi des francais .

    FRIK-A-FRAK

    15 h 11, le 22 mars 2015

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