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Économie - Ciment

Lafarge et Holcim s’accordent pour sauver leur fusion

Les cimentiers Lafarge et Holcim sont parvenus à sauver vendredi leur projet de fusion en confiant la coprésidence du futur colosse du béton au PDG français Bruno Lafont, que le groupe suisse avait tenté d'évincer. « Je suis satisfait de l'accord qui a été trouvé parce qu'il va me permettre de contribuer à la réalisation et au succès de la fusion », a affirmé le PDG de Lafarge lors d'une conférence téléphonique, au bout de quatre jours d'intenses tractations entre les deux groupes.
Le cimentier suisse avait remis en cause dimanche, dans une lettre, à la fois les conditions financières de la fusion et la gouvernance de la future entité, mettant en danger le projet de créer un groupe pesant 32 milliards d'euros (environ 35 milliards de dollars) de chiffre d'affaires et comptant près de 130 000 salariés. Si Lafarge acceptait de revoir les termes de l'opération (qui devait au départ être une « fusion entre égaux ») en raison de l'évolution divergente des deux titres sur les marchés, il écartait un changement de gouvernance qui aurait signifié la mise à l'écart de M. Lafont, l'un des architectes du projet. Ce dernier a toutefois renoncé à la direction générale qui lui était promise, pour assumer la coprésidence aux côtés du président du cimentier suisse, Wolfgang Reitzle. Cette fonction est non exécutive. « Les hommes ne doivent pas bloquer la réalisation de cette fusion », a expliqué M. Lafont, à qui reviendra le droit de nommer le futur directeur général.
La fusion doit être acceptée par les deux tiers des actionnaires des deux groupes lors d'assemblées générales extraordinaires. Le siège de la nouvelle société sera basé en Suisse, mais le centre de recherche et développement est maintenu en France. Le compromis obtenu par les deux groupes prévoit également d'ajuster l'accord initial pour un échange qui se fera désormais sur la base de 9 actions Holcim pour 10 actions Lafarge, soit un taux plus favorable pour les actionnaires de Lafarge que celui que le groupe suisse était disposé à verser dimanche. Après cette semaine de remise en cause de la fusion, le projet prend toutefois un peu de retard. Les deux groupes tablent désormais sur une fusion en juillet, au lieu de la fin du premier semestre.
(Source : AFP)

Les cimentiers Lafarge et Holcim sont parvenus à sauver vendredi leur projet de fusion en confiant la coprésidence du futur colosse du béton au PDG français Bruno Lafont, que le groupe suisse avait tenté d'évincer. « Je suis satisfait de l'accord qui a été trouvé parce qu'il va me permettre de contribuer à la réalisation et au succès de la fusion », a affirmé le PDG de Lafarge lors d'une conférence téléphonique, au bout de quatre jours d'intenses tractations entre les deux groupes.Le cimentier suisse avait remis en cause dimanche, dans une lettre, à la fois les conditions financières de la fusion et la gouvernance de la future entité, mettant en danger le projet de créer un groupe pesant 32 milliards d'euros (environ 35 milliards de dollars) de chiffre d'affaires et comptant près de 130 000 salariés. Si Lafarge...
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