Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil de sécurité se déclarent "gravement préoccupés par les conséquences de l'accueil de plus de 1,18 million de réfugiés syriens" sur la stabilité du Liban et son économie (...). Nikolay Doychinov/AFP/Getty Images
Le Conseil de sécurité de l'Onu a appelé jeudi la communauté internationale à se montrer généreuse envers le Liban, qui accueille plus d'un million de réfugiés syriens, à quelques jours d'une conférence des donateurs prévue à Koweït.
Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil se déclarent "gravement préoccupés par les conséquences de l'accueil de plus de 1,18 million de réfugiés syriens" sur la stabilité du Liban et son économie et par les "défis extraordinaires" que cette présence pose. Ils soulignent "qu'il est crucial d'aider le Liban dans ses efforts pour gérer les conséquences de l'afflux de réfugiés, notamment sur la fourniture de services essentiels comme l'éducation et la santé, et ce afin de préserver la stabilité et la sécurité du pays".
Le Conseil "exhorte la communauté internationale à verser d'urgence les contributions déjà annoncées et à accroître de manière significative l'aide apportée au Liban", notamment à l'occasion de la conférence de Koweït. Le Koweït accueillera une troisième conférence internationale le 31 mars prochain, destinée à lever des fonds pour des opérations humanitaires en Syrie. L'émirat du Golfe a déjà accueilli les deux premières, au cours desquelles 4 milliards de dollars avaient été promis, dont 800 millions par le seul pays hôte.
Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité réitère aussi ses demandes aux partis politiques libanais pour qu'ils élisent rapidement un président de la République et mettent fin ainsi à dix mois d'impasse politique. Il leur demande aussi "de se garder de toute implication dans la crise syrienne". Le Liban est sans président depuis le 25 mai 2014. La dernière séance ayant à nouveau échoué faute de quorum, un prochain scrutin a été fixé au 2 avril.
(Repère : Réfugiés syriens au Liban : un état des lieux en infographies)
Le ministre libanais des Affaires sociales, Rachid Derbas, a indiqué au quotidien al-Liwaa que le Liban va demander à la communauté internationale de l'aider financièrement dans la gestion des réfugiés syriens, lors de la conférence au Koweït. "Le Liban va demander 2,1 milliards de dollars", a déclaré M. Derbas au quotidien paru jeudi. Selon lui, cette somme devra permettre à Beyrouth de gérer "les problèmes des réfugiés syriens sur une durée de deux ans".
Le Premier ministre Tammam Salam a, par ailleurs, présidé hier au Grand Sérail une réunion du comité ministériel chargé du suivi des affaires des réfugiés syriens, en présence des ministres Gebran Bassil (Affaires étrangères), Nohad Machnouk (Intérieur), Sejaan Azzi (Travail) et Rachid Derbas.
Les agences humanitaires des Nations unies ont été contraintes de réduire leur assistance à des millions de civils en raison de l'insuffisance de fonds. Selon le dernier bilan du Haut commissariat aux réfugiés de l'Onu, plus de 3,2 millions de Syriens ont fui la guerre pour trouver refuge dans les pays voisins (Liban, Jordanie, Turquie notamment) et ce chiffre pourrait atteindre 4,27 millions à la fin 2015.
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Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil se déclarent "gravement préoccupés par les conséquences de l'accueil de plus de 1,18 million de réfugiés syriens" sur la stabilité du Liban et son économie et par les "défis extraordinaires" que cette présence pose. Ils soulignent "qu'il est crucial d'aider le Liban dans ses efforts pour gérer les conséquences de l'afflux de réfugiés, notamment sur la fourniture de services essentiels comme l'éducation et la santé, et ce afin de préserver la stabilité et la sécurité du pays".
Le Conseil "exhorte la communauté...


Si les pays membres du Conseil de sécurité sont si préoccupés que ça de la stabilité du Liban, la seule chose qu'ils ont à faire est de nous débarasser de la présence des réfugiés syriens. Quand quelqu'un est malade, on le guérit, on ne lui donne pas plus de poison pour prolonger sa maladie à (longue) vie! Les millions qu'ils pourraient dépenser "pour nous aider", qu'ils les consacrent à reconstruire la Syrie et à ramener les réfugiés chez eux, pour qu'on puisse, nous, respirer, et eux, retrouver une vie digne. La communauté internationale voit très bien les dangers que représente un aussi grand nombre de réfugiés, mais elle ne fait RIEN pour nous sauver. Au contraire, non seulement elle ne cherche pas à le faire, mais elle n'assume même pas son engagement à les nourrir et à les soigner! Nous devons mendier, mendier, mendier... Quelle mauvaise foi!!!!!!
21 h 46, le 19 mars 2015