Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et la chef de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini. Emmanuel Dunand/AFP
L'Américain John Kerry, puis les Européens, négociaient hier d'arrache-pied avec l'Iranien Mohammad Javad Zarif en vue de sceller un accord politique sur le programme nucléaire de Téhéran.
« L'Iran doit encore faire des choix très difficiles et qui s'imposent afin de répondre aux importantes préoccupations qui subsistent sur son programme nucléaire », a mis en garde un diplomate américain, après plus de cinq heures de discussions entre les ministres américain et iranien des Affaires étrangères à Lausanne. « Nous continuons d'espérer pouvoir y arriver, mais, très franchement, nous ne savons toujours pas si nous le pourrons », a insisté ce diplomate, qui n'a pas une seule fois fait état de progrès dans les dernières discussions entre l'Iran et les États-Unis qui ont commencé dimanche en Suisse. M. Zarif a ensuite retrouvé à Bruxelles ses homologues français Laurent Fabius, allemand Frank-Walter Steinmeier, britannique Philip Hammond, invités par le chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, qui espère ainsi « réduire certains des fossés » qui subsistent.
Pour sa part, Mme Mogherini, qui a jugé les deux semaines à venir « cruciales » afin de « trouver un terrain d'entente pour un bon accord », a d'abord rencontré M. Zarif en tête à tête. « De nombreux sujets ont été évoqués, des sanctions à la lettre de sénateurs du Congrès (...), nous voulons connaître la position du gouvernement à ce sujet », a affirmé de son côté M. Zarif, cité par le site Internet de la télévision publique iranienne, après la rencontre avec M. Kerry. « Pour certains, nous sommes plus près d'une solution, pour certains une solution est entièrement à portée de main, mais pour d'autres nos points de vue diffèrent », a encore dit le chef de la diplomatie iranienne, précisant que les discussions allaient se poursuivre jusqu'à vendredi. « Nous verrons ce qu'il en sortira. » « Il y a eu des avancées, mais il reste des points importants qui ne sont pas réglés », a souligné quant à lui Laurent Fabius, réclamant « un accord vraiment solide » alors que Philip Hammond a estimé que si les parties « s'approchaient » d'une solution, « il restait un long chemin » à parcourir.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine