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Moyen Orient et Monde - Élections En Israël

Herzog : Dès que Netanyahu baisse dans les sondages, il intensifie les mensonges

Le scrutin s'annonce serré et se jouerait au centre.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu hier à Tel-Aviv. Gali Tibbon/AFP

La droite israélienne, emmenée par le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, a tenté hier une démonstration de force en mobilisant ses troupes, à moins de 36 heures des législatives qu'il a convoquées mais pour lesquelles il n'est plus en position de force.
Environ 15 000 partisans du Likoud et de ses alliés, peu habitués des rassemblements publics, se sont massés en soirée sur la place Rabin de Tel-Aviv. Cette même place avait réuni il y a une semaine plus de 25 000 personnes venues protester contre M. Netanyahu. « On est la majorité et on doit le montrer », explique à l'AFP Sacha Teboul, un manifestant de 25 ans. David Shulman, lui, dit participer à la première manifestation de sa vie « poussé par la peur ». « Cette fois-ci, le bulletin de vote ne suffit pas, on doit montrer qu'on est là physiquement. » Retranché derrière un paravent transparent, le Premier ministre sortant a prévenu : « Il y a un vrai risque que la gauche arrive au pouvoir. » « Même si, a-t-il aussitôt ajouté, nous savons que c'est moi que le public veut pour continuer à diriger ce pays. »

Le cas Kahlon
En attendant, le scrutin s'annonce serré et se jouera, si l'on en croit les sondages, au centre. L'opposition menée par l'Union sioniste du travailliste Isaac Herzog devance de trois à quatre sièges le Likoud, mais cet avantage ne suffit pas à garantir à M. Herzog le poste de Premier ministre.
Alors que les deux grands partis sont au coude-à-coude, c'est Moshé Kahlon, un transfuge du Likoud qui a fondé son parti de centre-droit Koulanou et mise tout sur les questions sociales dans un État où les inégalités sont parmi les plus grandes des pays développés, qui fait désormais figure de faiseur de roi. Il est l'objet de toutes les attentions car, pour plus de 55 % des électeurs, l'élection se jouera sur les questions sociales et économiques. « Je ne pourrais pas constituer un gouvernement sans lui », a assuré M. Netanyahu qui brigue un troisième mandat consécutif. « Quel que soit le nombre d'élus de son parti, il obtiendra le poste de ministre des Finances », a-t-il martelé à la radio militaire. L'enjeu est tel qu'il a fait la même proposition à la radio publique alors qu'il s'était refusé depuis des mois à accorder la moindre interview aux médias, qu'il juge hostiles.
« Dès qu'il baisse dans les sondages, il intensifie les mensonges. Encore une fois, il panique et promet les Finances à Kahlon, mais plus personne ne le croit », a aussitôt rétorqué sur Facebook Isaac Herzog. Ce qui ne l'a pas empêché lui aussi de voir en M. Kahlon « un partenaire important si je forme le prochain gouvernement ».

« Le parti de l'étranger »
M. Kahlon, ancien ministre de M. Netanyahu, préfère, lui, maintenir le suspense sur ses intentions. Mais en cas d'égalité entre les deux grandes formations, M. Netanyahu s'est déjà dit hostile à un gouvernement d'union nationale. « D'entrée de jeu, un tel cabinet ne pourrait pas fonctionner tant les divergences sont profondes », a-t-il dit. Il a de nouveau implicitement présenté l'Union sioniste comme le « parti de l'étranger », alors qu'il vient lui-même de défier l'administration de Barack Obama en dénonçant à la tribune du Congrès un accord nucléaire en cours de négociation avec l'Iran. « Des gouvernements étrangers soutiennent des associations de gauche à coups de dizaines de millions de dollars car ils savent que Bougi (Herzog) et Tzipi (Livni, numéro deux de l'Union sioniste) céderaient s'ils arrivaient au pouvoir à tous les ultimatums de la communauté internationale », a-t-il accusé en prévenant que toute concession aux Palestiniens ne serait « pas pertinente ».

(Source : AFP)

La droite israélienne, emmenée par le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, a tenté hier une démonstration de force en mobilisant ses troupes, à moins de 36 heures des législatives qu'il a convoquées mais pour lesquelles il n'est plus en position de force.Environ 15 000 partisans du Likoud et de ses alliés, peu habitués des rassemblements publics, se sont massés en soirée sur la place Rabin de Tel-Aviv. Cette même place avait réuni il y a une semaine plus de 25 000 personnes venues protester contre M. Netanyahu. « On est la majorité et on doit le montrer », explique à l'AFP Sacha Teboul, un manifestant de 25 ans. David Shulman, lui, dit participer à la première manifestation de sa vie « poussé par la peur ». « Cette fois-ci, le bulletin de vote ne suffit pas, on doit montrer qu'on est là...
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