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Économie - Dette

La Grèce, exhortée à accélérer les réformes, va entrer dans le vif du sujet avec ses créanciers

Dimanche, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, avait agité la menace de nouvelles élections et parlé d’un référendum si la zone euro n’acceptait pas les principales réformes proposées par la Grèce. Emmanuel Dunand/AFP

La Grèce, exhortée hier par ses partenaires à passer à la vitesse supérieure dans la mise en place de réformes, va entamer cette semaine la phase des négociations techniques avec ses créanciers, dans l'espoir d'obtenir l'argent dont elle a cruellement besoin. « Le résultat de l'Eurogroupe est positif », a indiqué avant même la fin de la réunion le gouvernement d'Athènes dans un communiqué. « Les discussions techniques commencent mercredi » avec les créanciers (FMI, Banque centrale européenne et Commmission européenne), avec « la volonté de résoudre rapidement le problème financier » de la Grèce, a poursuivi le gouvernement en soulignant que cette évolution est « un indice positif pour qu'il y ait un assouplissement de la position de la BCE vis-à-vis de la Grèce » .
Hier, les discussions entre ministres des Finances de la zone euro sur la Grèce, dans le cadre d'une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, ont duré moins de deux heures.
Le pays devrait pouvoir répondre à ses besoins de financement en mars, qui s'élèvent à environ 2 milliards d'euros, mais la situation est « extrêmement serrée » et « on ne pourra pas attendre fin avril pour une décision sur le déblocage de l'aide », selon une source européenne, qui a fait un compte rendu moins positif des discussions entre ministres des Finances : elles ont été rapides, car « les Grecs n'ont pas fait leurs devoirs », selon elle.
Aucun versement de fonds n'est attendu dans l'immédiat. La « précondition » est une « conclusion des discussions avec la troïka et un avis positif de ces institutions », a rappelé lundi le secrétaire d'État allemand aux Finances, Steffen Kampeter. En vertu de l'accord trouvé fin février, la Grèce doit plancher sur une liste de réformes qui doit ensuite être « précisée et validée » par ses créanciers (UE, BCE et FMI) d'ici à fin avril, afin d'obtenir l'aide restée en suspens depuis des mois, soit quelque sept milliards d'euros. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a fait parvenir en fin de semaine dernière la liste détaillée des réformes qu'il entend mettre en œuvre en priorité. Elles vont de la réactivation d'un conseil fiscal « indépendant » pour assister le gouvernement jusqu'à des mesures sociales pour les plus vulnérables, en passant par l'embauche de contrôleurs fiscaux ou la mise en vente de licences pour les sociétés de jeux en ligne.

« Cesser de perdre du temps »
Le gouvernement grec a fait savoir hier qu'il s'apprêtait à « enrichir » sa liste de réformes. Il a notamment l'intention d'introduire « la possibilité de déclarations fiscales pour les années précédentes sans imposer des amendes aux contribuables comme le prévoit la loi actuelle » et « d'inciter les citoyens à demander des reçus lors de leurs transactions » pour lutter contre la fraude.
Les partenaires d'Athènes avaient fait part de leur impatience à leur arrivée à la réunion d'hier à Bruxelles. « L'horloge tourne », a averti le chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, jugeant insuffisants les efforts de la Grèce pour se réformer. « Très peu de progrès ont été faits en deux semaines, a-t-il déploré. Il faut cesser de perdre du temps et commencer à discuter sérieusement. »
Dimanche, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, avait agité la menace de nouvelles élections et parlé d'un référendum si la zone euro n'acceptait pas les principales réformes proposées par la Grèce. La Grèce avait déjà menacé d'un référendum sur le plan de sauvetage en novembre 2011, provoquant un mouvement de panique sur les marchés financiers et la colère de ses partenaires européens, ce qui avait entraîné la chute du Premier ministre socialiste Georges Papandreou.
(Source : AFP)

La Grèce, exhortée hier par ses partenaires à passer à la vitesse supérieure dans la mise en place de réformes, va entamer cette semaine la phase des négociations techniques avec ses créanciers, dans l'espoir d'obtenir l'argent dont elle a cruellement besoin. « Le résultat de l'Eurogroupe est positif », a indiqué avant même la fin de la réunion le gouvernement d'Athènes dans un communiqué. « Les discussions techniques commencent mercredi » avec les créanciers (FMI, Banque centrale européenne et Commmission européenne), avec « la volonté de résoudre rapidement le problème financier » de la Grèce, a poursuivi le gouvernement en soulignant que cette évolution est « un indice positif pour qu'il y ait un assouplissement de la position de la BCE vis-à-vis de la Grèce » .Hier, les discussions entre...
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