Rechercher
Rechercher

Diaspora - Communautés

Des institutions maronites à l’honneur en Afrique du Sud

Une double célébration a eu lieu à Johannesburg : une messe solennelle pour la Saint-Maron et l'inauguration d'une extension de l'école maronite catholique libanaise.

Les personnalités présentes, notamment Ara et Myriam Khatchadourian, posant en compagnie des élèves de l’école maronite libanaise.

Il y avait foule, une foule grande et belle, sous ce beau soleil d'été. Les Libanais de Johannesburg et de Pretoria, la capitale d'Afrique du Sud, et ses proches banlieues étaient nombreux à se réunir en l'église Notre-Dame des Cèdres de Johannesburg ce dimanche 15 février pour célébrer la fête de la Saint-Maron. Comme chaque dimanche, l'église a ouvert ses portes aux fidèles libanais, aux Sud-Africains, mais aussi à ceux de la diaspora d'autres pays tels le Portugal, la Grande Bretagne, l'Italie, le Sénégal et le Congo. Tous réunis pour rendre grâce et prier ensemble. Tous devenus proches de la paroisse libanaise.
Dès l'entrée dans l'enceinte de l'église, les rangées de pins centenaires qui ornent le site rappellent les belles forêts du Liban. La statue de la Sainte Vierge avec son escalier en colimaçon construit à l'identique du sanctuaire de Harissa règne sur un grand jardin tout fleuri de roses et d'hibiscus.
La messe solennelle a été présidée par Mgr Simon Faddoul, exarchat des maronites en Afrique centrale et de l'Ouest et visiteur apostolique des maronites en Afrique du Sud, entouré du père Malek Abou Tanos, supérieur général des Missionnaires libanais maronites – tous deux en visite spéciale en Afrique du Sud – du père Badaoui Habib, père supérieur de la mission maronite en Afrique du Sud, du père Maurice Chidiac, vice-supérieur de la Mission maronite en Afrique du Sud, et des pères Pierre Chemaly, Charbel Habchi et Jean Yammine, membres de la mission maronite en Afrique du Sud.
Ce projet a été réalisé grâce aux prêtres missionnaires et aux donations de familles libanaises. Les travaux qui ont duré un an ont été menés par des ingénieurs libanais. La construction de cette nouvelle extension est le fruit des liens exemplaires entre des familles de la communauté libanaise et l'Église maronite en Afrique du Sud. Ces familles désirent préserver l'héritage culturel libanais et surtout la langue. Certains d'entre eux ne parlent plus la langue, bien qu'ils investissent toujours au Liban dans leur village d'origine.

« Des missionnaires dévoués »
Lors de son homélie, monseigneur Faddoul a exprimé sa fierté et sa reconnaissance pour tout le travail que la Mission maronite a entrepris en Afrique du Sud, faisant de la communauté libanaise maronite un exemple d'intégration réussie dans la culture sud-africaine tout en préservant son héritage culturel.
« Je suis très heureux d'être avec vous aujourd'hui pour la première fois après ma nomination par le pape François comme visiteur apostolique en Afrique du Sud, a-t-il déclaré. Je ne peux qu'exprimer ma gratitude aux maronites missionnaires libanais qui ont servi diligemment, et avec beaucoup d'amour, cette communauté depuis 1928. Ils continuent de le faire avec un grand dévouement ». Mgr Faddoul a également transmis aux paroissiens les salutations du patriarche maronite Béchara Raï, qui n'a pu être présent en raison d'un engagement à Rome.
À l'issue de la cérémonie, animée par des cantiques chantés en arabe et en anglais par la chorale Notre-Dame des Cèdres, les fidèles se sont retrouvés en famille élargie pour partager un repas communautaire avec les paroissiens qui avaient monté des kiosques de plats libanais, produits du terroir et d'articles artisanaux.
La cérémonie d'inauguration a eu lieu en présence du chargé d'affaires du Liban, Ara Khatchadourian, de Mgr Simon Faddoul, du supérieur général des Missionnaires libanais, le père Malek Abou Tanos, et des pères Badaoui Habib, Maurice Chidiac, Pierre Chemaly, Charbel Habchi et Jean Yammine. L'archevêque de Johannesburg Buti Joseph Tlhagale a béni les croix qui devraient être accrochées dans les nouvelles classes. Vingt classes s'ajouteront aux seize existantes.

Une présence vieille d'un siècle
Il faut rappeler que la présence libanaise en Afrique du Sud remonte à un peu plus de 125 ans, à la fin du XIXe siècle. La majorité des immigrants libanais d'Afrique du Sud est maronite. C'est en 1905 que le premier prêtre maronite, le père Emmanuel Fadl, originaire du village Kfarhata-el-Zawié au Liban-Nord, débarque en Afrique du Sud, envoyé dans ce pays par le patriarche de l'époque, Élias Hoyek.
Ce n'est qu'en 1927 que la mission maronite a été transférée à la congrégation des missionnaires libanais maronites avec le père Youssef Juan. Il sera suivi par le père Boutros el-Alam qui restera près de trois décennies à la tête de l'Église maronite d'Afrique du Sud, de 1928 jusqu'en 1962. Plusieurs successeurs, des prêtres missionnaires libanais, ont depuis poursuivi la mission.
L'Église maronite en Afrique du Sud possède deux sites : l'église Notre-Dame des Cèdres au nord de Johannesburg et celle de Notre-Dame du Liban au sud de la ville. Toutes deux abritent la statue de la Vierge avec son escalier en colimaçon, réplique de celui de Notre-Dame du Liban à Harissa.
C'est à Johannesburg que l'école catholique maronite libanaise a été érigée en 2011, à l'initiative du clergé maronite, en collaboration avec des donateurs libanais. Avec l'ajout d'un nouveau bâtiment inauguré le 17 février 2015, l'école accueillera 220 enfants de la maternelle au primaire, où la langue arabe fait partie intégrante du programme scolaire. En ce jour d'inauguration du nouveau bâtiment, les élèves de l'école libanaise de différentes nationalités ont participé en entonnant en arabe et en anglais des cantiques et des chants que leur enseignante d'arabe, également chef de chœur, leur avait appris.


Il y avait foule, une foule grande et belle, sous ce beau soleil d'été. Les Libanais de Johannesburg et de Pretoria, la capitale d'Afrique du Sud, et ses proches banlieues étaient nombreux à se réunir en l'église Notre-Dame des Cèdres de Johannesburg ce dimanche 15 février pour célébrer la fête de la Saint-Maron. Comme chaque dimanche, l'église a ouvert ses portes aux fidèles...