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Économie

Un prêt de 6 millions de dollars au Liban pour des applis mobiles

Liban - Économie numérique

Le ministère des Télécoms et la Banque mondiale ont signé un accord de prêt de 6,4 millions de dollars pour soutenir l'industrie des applications mobiles. Ce prêt s'inscrit dans un projet global de 12,8 millions de dollars qui attend encore la validation du Parlement.

25/02/2015

Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, et le représentant de la Banque mondiale au Liban, Farid Belhaj, ont signé mardi un accord de prêt de 6,4 millions de dollars dans le cadre d'un projet de développement de l'écosystème de l'Internet mobile (généralement désigné par son acronyme anglais MIEP). « Ce prêt accordé par la Banque de développement et de reconstruction (Bird, groupe Banque mondiale) couvre la moitié du financement de ce projet, l'autre devant être assurée par un cofinancement du ministère des Télécoms sitôt qu'il en aura obtenu l'autorisation du Parlement », précise à L'Orient-Le Jour le conseiller du ministre Walid Karam. S'étalant sur quatre ans à compter de sa mise en œuvre, le MIEP vise à « développer un écosystème de l'Internet mobile local, afin notamment d'éviter la fuite des talents à l'étranger et de stimuler la compétitivité des industries traditionnelles du Liban par le biais des nouvelles technologies (TIC) », résume Victor Mulas, responsable du projet pour la Banque mondiale, dans un entretien téléphonique avec L'Orient-Le Jour.


Les 12,8 millions de dollars du projet seront quasi intégralement répartis sur trois piliers. Quelque 3,4 millions de dollars iront au développement d'activités de soutien et de formation du vivier entrepreneurial du secteur de l'Internet mobile. « Cela se traduira notamment par l'organisation d'une série d'événements (compétitions thématiques, sessions de mentorat, échanges internationaux, etc.) pour les entrepreneurs ; ainsi que la création d'une plate-forme commune entre les industries et les universités pour améliorer les synergies entre elles », indique Victor Mulas. Un autre volet, financé à hauteur de 3,8 millions de dollars, sera consacré au renforcement de l'industrie de l'Internet mobile à travers la création d'un pôle pour l'innovation mobile (« MiHub »). « Il se présentera sous la forme d'une ONG multipartite chargée de mettre en place des mécanismes de coordination et de soutien pour tous les acteurs du secteur (universités, industriels, incubateurs, fonds d'investissements et autorités publiques). Ce sera sans doute la première étape concrète du projet et les représentants des parties prenantes au MiHub ont d'ailleurs commencé à se concerter depuis l'automne dernier », développe Walid Karam. Enfin, « à partir de la deuxième année d'implémentation, une enveloppe de 1,8 million de dollars sera dédiée à la mise en œuvre d'une assistance technique pour identifier les besoins du secteur et les lacunes de son environnement légal et infrastructurel. Cela permettra ensuite de proposer les réformes nécessaires pour soutenir sa croissance », ajoute Victor Mulas. Il précise par ailleurs que les 800 000 dollars restants seront consacrés à la supervision et au contrôle des différentes étapes de l'implémentation du MIEP.

 

Plus de deux ans de blocages institutionnels
Ce dernier volet, commun à tous les projets cofinancés par la Banque mondiale et ses institutions, semble singulièrement nécessaire compte tenu du retard significatif au démarrage du MIEP. Tout commence au printemps 2012 lorsque le ministre des Télécoms d'alors, Nicolas Sehnaoui, demande l'octroi de ce prêt afin de créer une structure de soutien au développement d'un écosystème de l'industrie des applications mobiles dans le cadre de sa stratégie nationale de création d'un pôle numérique régional au Liban. « Les équipes du ministère et de la Banque mondiale ont alors travaillé sur la structuration du projet et de son financement, mais la démission du gouvernement Mikati en mars 2013 a interrompu le processus de notre côté », explique Walid Karam. Résultat, tandis que le conseil des administrateurs de la Banque mondiale validait, en juillet de la même année, le prêt de 6,4 millions de dollars, il a fallu attendre le 5 février dernier pour que le MIEP soit finalement approuvé par le Conseil des ministres.


Reste une dernière étape institutionnelle préalable à la mise en œuvre du MIEP : sa ratification par le Parlement, qui doit intervenir dans un délai de six mois sous peine d'annulation du prêt ; sauf en cas de sursis dérogatoire accordé par la Banque mondiale. « Nous espérons lancer très bientôt ce projet et la coopération entre le Liban et la Banque mondiale dans le domaine des télécommunications va se poursuivre », a déclaré Boutros Harb, confiant, lors de la conférence de presse de mardi.

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