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Liban - La Situation

En attendant les vents du Léman

De Bkerké, où il s’est entretenu hier avec Mgr Béchara Raï, à la Maison du Centre, où il a rencontré Saad Hariri – en présence notamment de Samy Gemayel et Nader Hariri (notre photo) –, Amine Gemayel a mis l’accent sur son rejet, ainsi que celui du parti Kataëb, de toute « normalisation » du vide présidentiel et de toute autre priorité que celle d’élire un nouveau chef de l’État. Photo Dalati et Nohra

Est-ce donc en Suisse que se décidera le sort des institutions libanaises, et en particulier celui du prochain président de la République ? Des observateurs n'hésitent pas à l'affirmer, sachant que sur les bords du lac Léman que se tiennent, depuis hier, les négociations sur le dossier nucléaire iranien, l'une des principales échéances régionales. Les Libanais pourraient recueillir les dividendes de ces pourparlers, qui doivent aboutir en mars, sous la forme d'une élection présidentielle qui rétablirait l'équilibre entre les pouvoirs et permettrait à nouveau un fonctionnement normal des institutions, aujourd'hui sur le point d'être toutes bloquées. De tous les terrains régionaux où l'Iran détient des « cartes », en effet, celle du Liban serait le plus facilement cessible, dans la mesure où, quel que soit le président élu, le Hezbollah continuerait de bafouer les institutions et de faire la guerre « où bon lui semble, quand bon lui semble et comme bon lui semble », pour citer sayyed de la banlieue sud.


C'est dans la perspective de ces pourparlers et des bouleversements qu'ils pourraient produire que le chef du courant du Futur, Saad Hariri, serait rentré à Beyrouth et aurait décidé d'y prolonger son séjour, assurent les mêmes observateurs. Sans exclure non plus, comme motif supplémentaire, à la fois le risque de blocage du Conseil des ministres et, avec lui, de ce qui reste du pouvoir exécutif, et celui d'une modification du mécanisme de fonctionnement et de la règle de l'unanimité adoptée, à titre exceptionnel, comme substitut à la présence du chef de l'État.
Alarmé par ce qui se passe au grand jour, et qui pourrait se tramer en coulisses à ce sujet dans les bureaux de Nabih Berry, le parti Kataëb est monté au créneau. Amine Gemayel a été vu hier chez Saad Hariri et à Bkerké.

 

Une inquiétude qui a grandi
En fait, l'inquiétude du parti Kataëb au sujet du mode de prise de décision au sein du gouvernement remonte à plus loin, expliquent des sources informées. Exactement à l'époque où les exigences des Kataëb sur le dossier des déchets (plus de transparence, audit réel, critères écologiques plus rigoureux, plus grande ouverture à la concurrence) avaient irrité le Premier ministre et l'avaient poussé à envisager de passer outre à la règle de l'unanimité, pour contourner un parti devenu empêcheur de trier en rond).
Prenant les devants, M. Gemayel s'était alors rendu auprès du patriarche Raï et du président Michel Sleiman, dans l'intention de contourner les manœuvres de M. Salam et de l'empêcher d'isoler le parti Kataëb, sachant que même Boutros Harb s'était laissé séduire, à l'époque, par la perspective d'une sortie de l'unanimité en Conseil des ministres.
À l'époque, le parti Kataëb avait manœuvré en sorte que l'approbation du gouvernement soit toujours nécessaire pour toute décision d'importance, et d'empêcher une délégation de compétence en faveur du CDR en matière de déchets. Objectif, restreindre au maximum les décisions exécutives, en l'absence d'un président de la République, même quand « le service public » est invoqué, afin de ne pas habituer le pays à de nouvelles coutumes institutionnelles.
C'est à la lumière de ces antécédents qu'il faut comprendre et la décision de M. Salam et ses manœuvres pour gagner M. Berry à sa cause, et les prises de position aussi fermes que nettes et claires du patriarche maronite, du parti Kataëb et de M. Sleiman.

 

Le gouvernement et les prérogatives présidentielles
En clair, expliquent des sources proches du parti, il faut empêcher le gouvernement d'hériter de toutes les prérogatives du président de la République. À cet égard, la règle du consensus reste saine dans la mesure où une décision est prise dans des conditions telles qu'elle le serait tout aussi bien s'il y avait un président.
Au sujet du dialogue interchrétien, il semble que les progrès enregistrés ces dernières semaines et qui laissaient espérer jusqu'à une « purification de la mémoire » entre les Forces libanaises et le général Michel Aoun aient finalement buté sur une pierre d'achoppement de taille. On assure à cet égard qu'il faut faire son deuil de la « déclaration de principe » que l'on avait songé à promettre à l'opinion, et même... d'une photo où l'on verrait les deux hommes côte à côte. Des sources politiques assurent en effet que toute déclaration qui serait en deçà d'un soutien des Forces libanaises à la candidature de Michel Aoun à la présidentielle pourrait être considérée comme « un désarmement politique » de M. Aoun. Pour ces sources, le dialogue actuel n'est plus, hélas, pour toutes les parties prenantes, qu'une stratégie de sortie de crise avec le moins de pertes possible. Qui donc parle encore intérêt national ? On en est donc là, en attendant que les vents du Léman soufflent dans notre direction.

 

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Est-ce donc en Suisse que se décidera le sort des institutions libanaises, et en particulier celui du prochain président de la République ? Des observateurs n'hésitent pas à l'affirmer, sachant que sur les bords du lac Léman que se tiennent, depuis hier, les négociations sur le dossier nucléaire iranien, l'une des principales échéances régionales. Les Libanais pourraient recueillir les dividendes de ces pourparlers, qui doivent aboutir en mars, sous la forme d'une élection présidentielle qui rétablirait l'équilibre entre les pouvoirs et permettrait à nouveau un fonctionnement normal des institutions, aujourd'hui sur le point d'être toutes bloquées. De tous les terrains régionaux où l'Iran détient des « cartes », en effet, celle du Liban serait le plus facilement cessible, dans la mesure où, quel que soit le...
commentaires (8)

EN ATTENDANT LES VENTS DU LÉMAN... VOUS ALLEZ RETOURNER AUX BERCEAUX ET TÉTER LES MAMELLES DE VOS MAMANS !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

18 h 27, le 24 février 2015

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Commentaires (8)

  • EN ATTENDANT LES VENTS DU LÉMAN... VOUS ALLEZ RETOURNER AUX BERCEAUX ET TÉTER LES MAMELLES DE VOS MAMANS !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 27, le 24 février 2015

  • Les suisses vont apprendre malgré eux.....que l'aimant ... n'attire pas grand chose chez le politichien libanais ,même quand il y a le feu au lac.....!

    M.V.

    11 h 06, le 24 février 2015

  • C’est à un chrétien et à un musulman que ce pays doit son "Pacte?" de 43 ; du non-écrit censé codifier le partage de ce pouvoir si local. Au terme de ce ni-ni levantin, les chrétiens renoncent au frangéh, tandis que les musulmans s’affranchissent du damasquin. "2 nations ne forment pas une nation." soupira alors 1 maronite rare. Adossée à des données de 32, ce "Pacte- Clef" de la répartition confessionnelle du pouvoir, figea un rapport de forces déjà obsolète. Il ne sera corrigé à la marge qu’en 90 à Tâëf. En fait, chacun des soubresauts qui, jusqu’au séisme de 75, secouent ce landerneau, dévoile l’une des innombrables failles de cette chimère communautaire. Discrédité par son clientélisme, le 1er président devra s’effacer au profit de Châmäoun. Lequel s’aligne sur l’Occident au point d’avaliser, par son silence, l’assaut branlant de 56 sur le canal de Suez après sa nationalisation. Par la suite, la présidence échoit à Ch’hâââb qui, lui, s’évertue sans succès à combler le fossé creusé entre indigents et nantis. Dopé par ses simili-atouts, "Ce Mirâââcle Libanais" rejeta dans ce fossé le contingent de ces laissés-pour-compte souvent chïïtes donc. Qui, s’ils s’échinent sur des terres arides ou s’entassent dans des banlieues miséreuses, ces "Déshérités" vont malheureusement finir par rallier cet "Amal" ; yâ hassértéééh ; avant de venir ; yîîîh ; grossir ce hézébbb materné ; yâ wâïyléééh ; par une Per(s)cée et par une sœur-syrie nusayrîsée. Plus Rien à tirer !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 49, le 24 février 2015

  • LES BOYCOTEURS ET LEUR PARAVENT... FOSSOYEURS DE TOUTES LES INSTITUTIONS ET DU PAYS MÊME... QUI USENT DE LA FORCE... DÉCIDENT ET INTERVIENNENT Où BON LEUR SEMBLE. POUR QU'UN DIALOGUER PUISSE ÊTRE ENTREPRIS SUR UN PIED D'ÉGALITÉ... AVEC POSSIBILITÉ DE RÉSULTATS MULTIPLES... IL FAUT QUE LA SECONDE PARTIE SE POURVOIT DES MÊMES ATOUTS !!! OU : QUE LES FORCES REDEVIENNENT DES FORCES !!!!!!!!!!! L'ÉCUREUIL NE PEUT PAS SE MESURER AU BUFFLE... LE BUFFLE SE MESURE À UN AUTRE BUFFLE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 30, le 24 février 2015

  • Le tuteur bää bää bääSSyrien n’a jamais toléré de se voir amputé de son flanc à bâbord libanais(h). Et n’admet pas davantage les audaces de ces "élites" libanaises trop libérales pour n’être pas subversives mais surtout minables. Restait pour lui à s’accrocher à ce postulat inaltérable : Rien ne vaut, pour préserver son emprise et le statuquo sur cette arrière-bassecour libanaise, ce statisme précaire libanais(h) si misérable....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 54, le 24 février 2015

  • "Qui donc parle encore intérêt national ? On en est donc là, en attendant que les vents du Léman soufflent dans notre direction." ! Dans un pays donc qui, accessoirement, les réunit tout autour d’un pin (douglas) maritime même pas Cédraie ; yâ wâïyléééh ! Arbre mort recouvert de lucioles et de termites. Un Vrai mensonge tissé d'insignifiances, enfoui sous des kilos de lait et de miel ; yîîîh ; en sus d'achttâh, de äassal et de bézér läätîne : Un "pur" mensonge auquel aucune personne really Non-niaise, profondément ne croit. Yâ hassratâââh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 41, le 24 février 2015

  • Quant à ceux qui s'attendaient ou s'attendent encore à ce que le "dialogue" entre le général Aoun et Dr Geagea soit autre chose qu'une demande de "soutien des Forces libanaises à la candidature du général à la présidentielle", ils sont vraiment bien naifs.

    Halim Abou Chacra

    05 h 58, le 24 février 2015

  • "Qui donc parle encore "intérêt national" ? Mais qu'est-ce que c'est ça, "l'intérêt national" ? Demandez-le avant tout aux "leaders maronites" qui, pour leur propre intérêt, se sont accrochés aux bottes de ceux qui effritent l'Etat et le Liban. C'est là l'"intérêt national".

    Halim Abou Chacra

    05 h 30, le 24 février 2015

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