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Liban

Hariri : L’incapacité à élire un président affecte l’ensemble du pays

M. Hariri en compagnie du Premier ministre Tammam Salam, hier, au Sérail. Photo Ani

Le chef du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri, a une fois de plus mis l'accent hier sur sa volonté de préserver le Liban et Beyrouth de tous les conflits potentiels, dans l'esprit de Rafic Hariri.
Devant une délégation du Rassemblement national de Beyrouth conduite par l'ancien ministre Mohammad Youssef Beydoun, qu'il a reçue à la Maison du Centre, Saad Hariri a affirmé qu'il savait que « les tentatives d'entraver le projet de Rafic Hariri pour le Liban et Beyrouth se poursuivent, mais votre fermeté et la nôtre font échec à ces tentatives ».
« Notre fermeté est essentielle. Nous faisons face à un vaste projet qui vise à paralyser l'État et ses institutions, a poursuivi M. Hariri. L'incapacité à élire un président affecte l'ensemble du pays, et pas seulement la présidence, car un pays sans tête n'avance pas sur la bonne voie. Nous essayons d'instaurer la stabilité par le dialogue et les concertations, mais sans président, il n'existe aucune institution qui rassemble les Libanais et tente de régler leurs problèmes. C'est le rôle de la présidence, et cela confirme la nécessité d'élire un président. Notre attention aujourd'hui est axée sur la nécessité de combler cette vacance qui affecte tout le monde, en particulier Beyrouth, qui est le centre de la décision et de l'économie. Si la stabilité est instaurée, Beyrouth sera la première à prospérer et s'épanouir. Nous voyons tout autour de nous des brasiers, des guerres et des assassinats, et nous déployons tous les efforts possibles pour les empêcher d'atteindre notre pays. »
« Rafic Hariri (...) avait coutume de dire que "nul n'est plus grand que son pays", et que lorsqu'il fait un sacrifice ou un compromis, c'est dans l'intérêt du pays. Cette maison continuera sur cette voie. Lorsque nous avons pris part au gouvernement avec le Hezbollah, au moment où je suis sorti de la séance d'ouverture du Tribunal spécial pour le Liban, c'était par amour pour le pays et parce que, si Dieu le veut, la justice se fera tôt ou tard », a ajouté M. Hariri, après avoir évoqué tous les sacrifices consentis par Beyrouth durant les années écoulées.
Dans le cadre de ses audiences, M. Hariri a par ailleurs reçu hier le député Henri Hélou, candidat à la présidence de la République, en présence du vice-président du courant du Futur, l'ancien député Antoine Andraos, une délégation du Renouveau démocratique conduite par l'ancien député Camille Ziadé, l'ancien député Élias Skaff, l'ambassadeur de Turquie, Inan Ozyildiz, le président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahd, le président de la Middle East Airlines, Mohammad el-Hout, et la chanteuse Magida el-Roumi, accompagnée de son frère Awad
Il a en outre présidé une réunion portant sur des projets de développement à Tripoli, en particulier ceux réalisés par le CDR, et sur la situation socio-économique dans le Nord, en présence du ministre de la Justice Achraf Rifi, du ministre des Affaires sociales Rachid Derbas, des députés Mohammad Kabbara, Samir Jisr, Robert Fadel et Badr Wannous, du coordinateur du courant du Futur au Nord, l'ancien député Moustapha Allouche, de son conseiller Abdel Ghani Kabbara, de l'ancienne ministre Raya el-Hassan et du président du Conseil pour le développement et la reconstruction, Nabil Jisr.
L'ancien Premier ministre s'est en outre recueilli sur la sépulture de son père au centre-ville.

Avec Salam
Saad Hariri a également été reçu au Sérail par le Premier ministre Tammam Salam, avec qui il a passé en revue les derniers développements en cours au Liban et dans la région.
De son côté, M. Salam avait reçu, dans la journée, l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, avec lequel il a évoqué le soutien britannique au niveau de l'éducation et de l'armée.
« Il semble que certains leaders libanais aient conclu que le vide présidentiel est dans leur intérêt, a indiqué M. Fletcher à l'issue de la rencontre. Mais il n'est pas dans l'intérêt du peuple libanais ou des parents qui déploient tous leurs efforts pour éduquer leurs enfants dans un climat de sûreté, ni du commerce qui tente de construire l'économie et d'offrir des emplois, ou encore des braves soldats qui protègent la frontière, des jeunes à la recherche d'un espoir dans l'avenir, ou dans notre intérêt à nous, qui croyons dans les capacités du Liban à combattre et dépasser les difficultés. »
Il a souligné, dans ce cadre, le souci pour la communauté internationale de voir les Libanais trouver une solution à ce problème, mettant en garde contre les couacs. « Les leaders libanais doivent enregistrer un progrès à ce niveau pour la communauté internationale. Il est évident qu'ils ne l'ont pas fait. Ils doivent le faire pour le peuple libanais qu'ils prétendent représenter. Il le mérite », a-t-il ajouté.
M. Salam a par ailleurs reçu les ministres du Tourisme, Michel Pharaon, et de l'Agriculture, Akram Chehayeb, et le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou.

Le chef du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri, a une fois de plus mis l'accent hier sur sa volonté de préserver le Liban et Beyrouth de tous les conflits potentiels, dans l'esprit de Rafic Hariri.Devant une délégation du Rassemblement national de Beyrouth conduite par l'ancien ministre Mohammad Youssef Beydoun, qu'il a reçue à la Maison du Centre, Saad Hariri a affirmé qu'il savait que « les tentatives d'entraver le projet de Rafic Hariri pour le Liban et Beyrouth se poursuivent, mais votre fermeté et la nôtre font échec à ces tentatives ».« Notre fermeté est essentielle. Nous faisons face à un vaste projet qui vise à paralyser l'État et ses institutions, a poursuivi M. Hariri. L'incapacité à élire un président affecte l'ensemble du pays, et pas seulement la présidence, car un...
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