Le président de la Chambre, réuni hier avec le conseil d’administration de l’ordre de la presse à Aïn el-Tiné. Photo Ani
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier qu'en cas d'accord entre le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, et le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, sur un président de la République, il soutiendrait en force leur choix.
« La grande illusion est de croire que la vacance est uniquement à la présidence de la République », a déclaré M. Berry devant une délégation du nouveau conseil d'administration de l'ordre de la presse, venue lui rendre visite à Aïn el-Tiné sous la conduite de son président, Aouni el-Kaaké. « En fait, la vacance est partout ; la Chambre des députés est paralysée et n'est-ce pas aussi le cas du gouvernement, à présent que nous avons 24 présidents de la République, 24 Premiers ministres et 24 ministres ? » a-t-il ajouté.
Répétant que le Liban a manqué « une occasion de libaniser » l'élection présidentielle, « l'étranger étant occupé à régler ses problèmes », M. Berry a souligné que le dossier de la présidence est « le second point fondamental » du dialogue en cours entre le courant du Futur et le Hezbollah après celui de la réduction des tensions sunnito-chiites. « Nous étions déterminés à l'unanimité à discuter des modalités de facilitation de l'élection, mais sans toutefois nommer un président, car, hélas, nous sommes une démocratie qui souffre d'un cancer, et ce cancer est le confessionnalisme », a-t-il dit.
« Heureusement, il y a aujourd'hui un dialogue entre le général Aoun et le Dr Geagea, et j'ai déjà dit qu'en cas d'accord, n'importe lequel, entre chrétiens, je fonce comme un bulldozer », a-t-il lancé, estimant que « les facteurs extérieurs peuvent jouer à 100 % comme à 0 % dans le dossier présidentiel. Mais pour ramener la proportion à zéro, il faut un accord entre Libanais ».
M. Berry a par ailleurs précisé que « 90 % de son entretien avec le chef du courant du Futur, Saad Hariri, vendredi dernier à Aïn el-Tiné, a porté sur la question présidentielle. Nous avons donné notre bénédiction au dialogue entre MM. Aoun et Geagea », a-t-il indiqué, sans plus de précisions sur la teneur des discussions.
Sur un autre plan, le président de la Chambre a souligné qu'il était « d'accord avec le diplomate algérien Lakhdar Brahimi pour affirmer qu'Israël coule des jours tranquilles, les Arabes se chargeant eux-mêmes de se massacrer les uns les autres ».


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"TANT-PIS" A MAINTES FOIS DÉCLARÉ ACCEPTER DE SE RETIRER DU JEU... SI "S'EN-FOUT", SOUS LES ORDRES DE SES SÉÏDES, OBTINT LEUR PERMISSION D'EN FAIRE AUTANT... POUR L'ÉLECTION D'UN NOUVEAU CHEF DE L'ETAT CONSENSUEL ! LE PARAVENT EST MANIPULÉ PAR CEUX QUI CRAIGNENT LE VENT !!!
17 h 31, le 24 février 2015