Les assassins des quatre policiers tués hier appartiennent à la Phalange Okba Ibn Nafaâ, selon le gouvernement. Rzouga Khlifi/AFP
Quatre gendarmes tunisiens ont été tués tôt hier dans une attaque près de la frontière algérienne, principal maquis jihadiste de Tunisie, selon les autorités qui enregistrent leurs premiers morts depuis le début de l'année.
« Cette lâche opération terroriste ne va pas rester sans riposte. Nous allons pourchasser les terroristes, les assassins dans leurs cachettes pour les exterminer et nettoyer le pays », a promis devant la presse le Premier ministre Habib Essid, entré en fonctions début février. Plus tôt, le ministère de l'Intérieur avait indiqué qu'un « groupe composé de 20 terroristes a attaqué une patrouille de la garde nationale près du rond-point de Boulaaba à 2 km de Kasserine ». Les gendarmes ont été tués et leurs armes volées par les assaillants, selon la même source. Un journaliste de l'AFP a pour sa part vu la voiture des gendarmes criblée de balles, retournée et le pare-brise brisé sur le bord d'une route à quelques kilomètres du mont Chaambi, principal lieu d'implantation d'une série de groupes jihadistes ayant pris le maquis en Tunisie. Les assaillants « appartiennent à la Phalange Okba Ibn Nafaâ », a affirmé Mohammad Ali Aroui, porte-parole du ministère de l'Intérieur, en référence au principal groupe armé tunisien actif à la frontière avec l'Algérie.
Les forces de sécurité tunisiennes tentent de neutraliser depuis fin 2012 ces combattants jihadistes liés à el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi), sans y parvenir malgré des bombardements et des opérations militaires au sol répétées. Des dizaines de militaires et policiers ont été tués ou blessés dans des embuscades et par des mines disséminées dans la zone de Chaambi mais aussi plus au nord, le long de la frontière. La Phalange Okba Ibn Nafaâ est notamment responsable de l'attaque la plus sanglante de l'histoire de l'armée tunisienne : 15 soldats tués à Chaambi en juillet. Le groupe a aussi revendiqué un assaut fin mai contre le domicile du ministre de l'Intérieur de l'époque.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine