Rechercher
Rechercher

Liban

Jeffrey Feltman : Le vide à la plus haute charge de l’État préoccupe fortement le Conseil de sécurité

« Le vide prolongé au niveau de la plus haute fonction de l'État préoccupe fortement le Conseil de sécurité qui est soucieux de préserver le Liban de l'impact des conflits dans la région et de l'aider à faire face aux multiples défis auxquels il est confronté », a indiqué hier, avec pessimisme, Jeffrey Feltman, secrétaire général adjoint de l'Onu aux Affaires politiques, dans son exposé mensuel au Conseil de sécurité, réuni hier pour discuter de la situation au Moyen-Orient et de la question palestinienne.
Déplorant « un autre mois tumultueux et meurtrier avec l'accroissement des tensions et l'augmentation de la violence qui affectent le Moyen-Orient et la région », M. Feltman a mis en garde une fois de plus le Conseil de sécurité contre les dangers « d'une nouvelle escalade du conflit entre Israël et les Palestiniens qui pourrait avoir des conséquences dommageables et potentiellement irréversibles pour les deux parties et aussi pour la solution des deux États ». Il a réitéré l'appel du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, aux deux parties de « s'abstenir de prendre des mesures ou des actions unilatérales susceptibles d'aggraver davantage les divisions actuelles ».


Cette réunion du Conseil de sécurité a lieu au lendemain des « consultations extensives » sur la situation en Syrie en présence de Staffan de Mistura, envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, qui a laissé percevoir une « lueur d'espoir dans le conflit » qui ravage ce pays, après que le gouvernement syrien lui eut indiqué qu'il est prêt à cesser les bombardements sur Alep pendant une période de six semaines. « L'envoyé onusien travaille maintenant sur la mise sur pied d'une nouvelle équipe qui devra se rendre prochainement à Alep », a indiqué hier à L'OLJ Stéphane Dujarric, porte-parole de l'Onu.

 

(Lire aussi : La présidentielle toujours otage des ambitions régionales du 8 Mars)

 

Golan et ligne bleue
Poursuivant sa description des développements de la situation au Golan et au Liban, Jeffrey Feltman a rappelé la violation aérienne survenue le 18 janvier à travers la ligne de cessez-le-feu coïncidant avec le raid aérien israélien qui avait fait dans le Golan syrien six morts dans les rangs du Hezbollah, en sus d'un officier supérieur iranien. Le secrétaire général de l'Onu n'a pas manqué d'exprimer sa préoccupation au sujet de la violation de l'accord de 1974 sur le désengagement entre les forces israéliennes et syriennes et les conséquences potentielles de cet incident, a noté M. Feltman, tout en rappelant que Ban Ki-moon a appelé toutes les parties concernées à s'abstenir de toute action qui pourrait nuire à la stabilité de la région, dans le plein respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriales de tous les pays de la région et le respect de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.


M. Feltman a aussi rappelé la « grave violation de la cessation des hostilités entre le Liban et Israël qui s'est produite le 28 janvier lorsque le Hezbollah a lancé plusieurs missiles guidés antichars, à partir de la zone d'opérations de la Finul, en direction d'un convoi militaire israélien au sud de la ligne bleue, faisant deux tués et plusieurs blessés dans les rangs des soldats israéliens ». « Lors des tirs de représailles des forces de Tsahal au Liban, un soldat de la paix de la Finul du contingent espagnol a été tué », a rappelé M. Feltman. « Le Hezbollah a revendiqué la responsabilité de l'attaque en représailles à l'attaque aérienne israélienne présumée du 18 janvier sur le Golan », a-t-il rapporté. « La Finul est en train de finaliser son enquête sur l'incident avec la coopération des deux parties », a-t-il ajouté. Le secrétaire général a ensuite « condamné toutes les violences et a exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration de la situation dans le sud du Liban et aux violations de la cessation des hostilités et la résolution 1701 (2006) ». Cette violation a été aussi condamnée par le Conseil de sécurité dans les termes les plus forts, a indiqué M. Feltman.

 

(Lire aussi : Nouveau fiasco électoral place de l'Étoile, les Kataëb appellent la société civile à bouger)

 

Présidentielle : pas de bon présage
« L'engagement immédiat par la Finul et le coordonnateur spécial pour le Liban a permis d'éviter une nouvelle escalade et de rétablir la cessation des hostilités », a assuré le responsable onusien. Il a ajouté que le secrétaire général de l'Onu a abordé les développements du 28 janvier directement à la fois avec les Premiers ministres libanais Tammam Salam et israélien Benjamin Netanyahu, appelant à un retour au calme et tous les intéressés à agir de façon responsable. « Compte tenu de la gravité de cet incident, nous nous félicitons de la réaffirmation par Israël et le Liban de leur engagement à la mise en œuvre de la résolution 1701 et à la stabilité de la région de la ligne bleue. Aucun des deux pays ou la région ne peuvent se permettre un autre conflit », a-t-il souligné.


Quant à la frontière avec la Syrie, elle reste impactée par les incidents de sécurité et des combats transfrontaliers, a relevé Jeffrey Feltman. « L'armée libanaise a bombardé des positions de militants armés dans la banlieue de la Békaa aux alentours de Ersal, Baalbeck et Kaa, a-t-il indiqué. Les forces sécuritaires libanaises ont mené avec succès des raids et des arrestations dans tout le pays pour prévenir les attaques terroristes », s'est-il félicité. Le responsable onusien a toutefois signalé au Conseil que le dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah a jusqu'ici abouti à un consensus sur les questions de sécurité et les mesures pour réduire les tensions sectaires. Quant à l'impasse présidentielle, des réunions entre les dirigeants des principaux partis chrétiens du Liban se sont poursuivies, « mais sans succès ».
« Le vide prolongé au niveau de la plus haute fonction de l'État préoccupe fortement le Conseil de sécurité, soucieux de préserver le Liban de l'impact des conflits dans la région et de l'aider à relever les multiples défis auxquels il est confronté », a-t-il souligné.
Verra-t-on une solution prochaine à l'impasse présidentielle ? « Ya reit », a répondu Jeffrey Feltman en arabe à L'Orient-Le Jour, ajoutant avec pessimisme : « Cela ne présage rien de bon. »

 

 

« Le vide prolongé au niveau de la plus haute fonction de l'État préoccupe fortement le Conseil de sécurité qui est soucieux de préserver le Liban de l'impact des conflits dans la région et de l'aider à faire face aux multiples défis auxquels il est confronté », a indiqué hier, avec pessimisme, Jeffrey Feltman, secrétaire général adjoint de l'Onu aux Affaires politiques, dans son exposé mensuel au Conseil de sécurité, réuni hier pour discuter de la situation au Moyen-Orient et de la question palestinienne.Déplorant « un autre mois tumultueux et meurtrier avec l'accroissement des tensions et l'augmentation de la violence qui affectent le Moyen-Orient et la région », M. Feltman a mis en garde une fois de plus le Conseil de sécurité contre les dangers « d'une nouvelle escalade du conflit entre Israël et les...
commentaires (2)

Mais qu'est ce qu'on s'en fiche de ce que peut penser cette homme, alors. Il a encore le courage de causer ce looser après ce qu'il a pris comme raclée au Liban? Il avait dépensé les millions du contribuable américain, taxé sur son humburger à 3000 calorie/portion, pour essayer de discréditer les hezb résistant en vain. Il a contribué à engraisser certains journalistes verreux au Liban. C'est toujours ça.. merci l'amérique et continuez à manger des humbergers matin, midi et soir!

Ali Farhat

01 h 55, le 20 février 2015

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Mais qu'est ce qu'on s'en fiche de ce que peut penser cette homme, alors. Il a encore le courage de causer ce looser après ce qu'il a pris comme raclée au Liban? Il avait dépensé les millions du contribuable américain, taxé sur son humburger à 3000 calorie/portion, pour essayer de discréditer les hezb résistant en vain. Il a contribué à engraisser certains journalistes verreux au Liban. C'est toujours ça.. merci l'amérique et continuez à manger des humbergers matin, midi et soir!

    Ali Farhat

    01 h 55, le 20 février 2015

  • IL NE PRÉOCCUPE PAS NOS ÉCERVELÉS... CAR L'HÉBÉTUDE ... DANS LES BOÎTES CRÂNIENNES VIDES... S'Y EST INSTALLÉE ET ANCRÉE POUR DE BON !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 21, le 19 février 2015

Retour en haut