Économie

Introduction au Liban du système de cartes de paiement chinois UnionPay

Liban - Produits bancaires
13/02/2015

Pour la première fois, les hommes d'affaires pourront régler leurs transactions avec leurs partenaires chinois avec leur carte bancaire libanaise. Telle est la principale conséquence du lancement, annoncé hier par la Fransabank, de sa nouvelle carte bancaire la Platinium UnionPay. « Nous avons identifié un réel besoin auprès d'une partie de notre clientèle d'affaires qui se retrouvait pénalisée par le fait que les cartes de paiement traditionnelles ne sont pas acceptées partout dans ce pays », explique Dania Kassar, responsable de la communication du groupe Fransabank.
C'est pour cette raison que la banque a adopté une carte basée sur le système China UnionPay. Fonctionnant d'une manière similaire à ses homologues internationaux Visa et Mastercard, dont il est devenu le principal concurrent à l'échelle mondiale avec plus de 4 milliards de cartes émises depuis sa fondation en 2002, c'est le seul à proposer une carte de crédit acceptée dans tout le pays. « Jusqu'à présent, les hommes d'affaires libanais opérant en Chine devaient effectuer des transferts bancaires ou payer en espèces leurs transactions. Cette nouvelle carte devrait donc permettre de faciliter les paiements en réduisant les intermédiaires et les coûts », explique Ali Abdallah, dont le groupe Amaco produit des pièces détachées dans ce pays.
La carte étant reliée à un compte libellé en dollars ou livres libanaises, selon le choix du client, « ce dernier se verra facturer une commission de change minime (NDLR : dont le montant n'a pas été communiqué) comme pour les cartes Visa ou MasterCard », précise Dania Kassar. Au Liban, les retraits dans les distributeurs automatiques de la Fransabank et de la BLC demeurent gracieux tandis que les autres se verront appliquer une commission forfaitaire d'environ 2-3 dollars. « Soit un tarif semblable aux autres systèmes en vigueur », indique Dania Kassar dont la banque se rémunère de manière classique en prélevant un pourcentage sur les transactions effectuées dans les points de vente agréés.
« Nous espérons atteindre les 2 000 cartes en circulation dès cette année, et voir ce volume augmenter de 50 à 100 % dès l'année suivante », poursuit Dania Kassar qui table sur l'explosion des relations commerciales bilatérales avec l'Empire du Milieu. En 2014, la Chine est ainsi devenue le premier fournisseur du Liban avec 2,4 milliards de dollars de marchandises exportées contre seulement 415 millions de dollars en 2001. Cette tendance devrait continuer à s'accentuer selon Ali Abdallah, qui préside également la LBCA (Lebanese Chinese Business Association) et prévoit pour 2015 une hausse de 10 à 15 % des importations de produits chinois et de 25 % des exportations libanaises.

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