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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Sommet tendu à Minsk pour tenter d’arracher la paix en Ukraine

Un hôpital du centre de Donetsk a été touché par un obus.

De gauche à droite : le président du Belarus Alexander Lukashenko, Vladimir Poutine, Angela Merkel, François Hollande et Petro Porochenko au sommet de Minsk, hier. Tatyana Zenkovich/AFP

Les présidents russe, ukrainien, français et la chancelière allemande négociaient hier à l'aube (heure de Beyrouth) à Minsk dans une atmosphère tendue un plan de paix pour l'Ukraine.
Vladimir Poutine, Petro Porochenko, François Hollande, Angela Merkel et leurs conseillers, enfermés dans une salle aux imposantes colonnes de marbre, discutaient pied à pied le document préparé pendant plusieurs jours de tractations par leurs diplomates et qui vise à mettre fin à dix mois de guerre dans cette ex-république soviétique. Le chef de l'État français et la chancelière allemande font certes bonne figure devant les caméras, mais le visage renfrogné du président ukrainien et l'attitude en retrait de Vladimir Poutine dans les couloirs du gigantesque bâtiment de la présidence biélorusse ne trompent pas : les négociations sont difficiles. Illustration, une journaliste de l'AFP a pu voir à travers une porte entrouverte les présidents russe et ukrainien, debout l'un en face de l'autre et discutant de manière très animée. Dans la foulée, Petro Porochenko a quitté la salle, le regard noir, avant de revenir. Vladimir Poutine et son homologue ukrainien au visage déjà fermé avaient échangé une très brève poignée de main, entourés d'Angela Merkel et de François Hollande peu après le début du sommet.
Les quatre dirigeants et leurs conseillers devaient essayer de se mettre d'accord sur un plan de paix, tandis que les combats et les bombardements n'en finissent pas de faucher des vies. S'il n'a pas été rendu public, le texte qui sert de brouillon aux pourparlers a pour objectif de régler des questions épineuses : définir la ligne de front afin d'entamer un retrait des armes lourdes, déterminer le « statut des territoires » conquis par les séparatistes ou encore régler la question du contrôle de la frontière ukraino-russe dans les régions aux mains des rebelles.

Poutine contre tous
Avant le début du sommet, la chancelière allemande s'était entretenue avec le chef de l'État français puis tous deux ont eu une entrevue avec leur homologue ukrainien pour préparer leur stratégie. Dans l'après-midi, Petro Porochenko avait prévenu l'homme fort de la Russie que les Européens et lui-même parleraient « d'une seule voix ». Il avait affiché sa fermeté en se disant prêt à décréter la loi martiale dans toute l'Ukraine en cas d'échec des négociations. Il a également averti que si le sommet de Minsk ne conduisait pas à une désescalade, « ce serait un désordre absolu ».
Sur le terrain, six civils ont notamment péri à Donetsk, bastion des rebelles, lorsque des tirs d'artillerie ont touché un arrêt de bus et une usine métallurgique, ont affirmé les séparatistes. Alors que les discussions étaient déjà en cours à Minsk, un passant a été tué lorsqu'un hôpital du centre de Donetsk a été touché par un obus, toujours selon les rebelles.
L'armée ukrainienne a en outre annoncé avoir perdu au moins 19 soldats ces dernières 24 heures, dont cinq dans des tirs de roquettes multiples Smertch mardi soir sur Kramatorsk, ville qui abrite le principal état-major militaire ukrainien dans l'Est. « C'est toujours la même chose : quand nos combattants gagnent du terrain, on nous propose de négocier », a dénoncé Viktor Nenachev, un habitant de Donetsk de 38 ans favorable aux séparatistes.
(Source : AFP)

Les présidents russe, ukrainien, français et la chancelière allemande négociaient hier à l'aube (heure de Beyrouth) à Minsk dans une atmosphère tendue un plan de paix pour l'Ukraine.Vladimir Poutine, Petro Porochenko, François Hollande, Angela Merkel et leurs conseillers, enfermés dans une salle aux imposantes colonnes de marbre, discutaient pied à pied le document préparé pendant plusieurs jours de tractations par leurs diplomates et qui vise à mettre fin à dix mois de guerre dans cette ex-république soviétique. Le chef de l'État français et la chancelière allemande font certes bonne figure devant les caméras, mais le visage renfrogné du président ukrainien et l'attitude en retrait de Vladimir Poutine dans les couloirs du gigantesque bâtiment de la présidence biélorusse ne trompent pas : les négociations sont...
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