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Cinema- - Entre Parenthèses

Le cinéma, vision ou voyeurisme ?

Quand le cinématographe à ses débuts fit apparaître sur l'écran des images qui bougent, notamment une locomotive allant à vive allure vers les spectateurs, la salle prise de frayeur croyait que le train roulait vers elle. Une vision venait de naître, et quelle vision ! C'était la magie du cinéma qui prenait forme. Des décennies plus tard, la même vision a été démultipliée et vue sur plusieurs facettes par différentes techniques dont la 3D qui a donné autant d'émotions nouvelles aux spectateurs. Il fallait innover. Le cinéma était en train de perdre de sa substance émotionnelle première. Entre-temps, les sujets n'avaient pas tari. Bien au contraire. Des westerns aux films de guerre, des films d'amour à ceux de science-fiction, réalisateurs, scénaristes et multiples techniciens de tous bords se devaient de créer un corps d'œuvres immortelles.
Mais à tout chef-d'œuvre une esquisse, et à toute œuvre un brouillon. Les écueils étaient grands et parfois difficiles à surmonter. Il fallait ne pas être commercial tout en étant populaire, ne pas verser dans le pointu tout en faisant film d'auteur. Bref, il fallait surfer sur les vagues. La vague. Le cinéma est dans son essence voyeurisme. Cet appel aux sensations fortes, on le retrouve autant dans les films de guerre que d'amour, car le 7e art invite au spectaculaire, au larmoyant, aux fous rires, à la démesure des émotions. Hitchcock, un des plus grands réalisateurs de son temps, n'était-il pas lui-même voyeur quand il filmait ses égéries blondes ? Ne s'est-il pas parodié lui-même dans Fenêtre sur cour ? Mais il l'avait fait avec une telle élégance que l'art n'y était jamais absent.
Aujourd'hui, à l'heure où Fifty shades of Grey sort dans les salles, faisant le buzz, on ne peut que se rappeler les films comme Emmanuelle (1975), Last Tango in Paris (1972) et même L'Empire des Sens (1976), qui avaient inscrit un tournant dans le travail cinématographique en ayant un impact radical sur la société. Érotiques par excellence mais à la fois artistiques, ces productions ont été tantôt glorifiées, tantôt insultées. Certains spectateurs n'en auraient même retenu que quelques scènes appelées par la suite cultes. On aurait zappé le fait que ces films avaient une touche artistique particulière ou oublié encore le sens (terme à double tranchant) qui y est véhiculé.
Où se situe exactement Fifty shades of Grey ? Dans la case des films commerciaux ou du genre érotique ? Aura-t-il évité les écueils ? Aura-t-il réussi à se qualifier comme ses prédécesseurs ou inviterait-il seulement au voyeurisme ? Attendons voir.

Quand le cinématographe à ses débuts fit apparaître sur l'écran des images qui bougent, notamment une locomotive allant à vive allure vers les spectateurs, la salle prise de frayeur croyait que le train roulait vers elle. Une vision venait de naître, et quelle vision ! C'était la magie du cinéma qui prenait forme. Des décennies plus tard, la même vision a été démultipliée et vue sur plusieurs facettes par différentes techniques dont la 3D qui a donné autant d'émotions nouvelles aux spectateurs. Il fallait innover. Le cinéma était en train de perdre de sa substance émotionnelle première. Entre-temps, les sujets n'avaient pas tari. Bien au contraire. Des westerns aux films de guerre, des films d'amour à ceux de science-fiction, réalisateurs, scénaristes et multiples techniciens de tous bords se devaient de créer...
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