Kayla Mueller, 26 ans, victime de la barbarie de l’EI. Photo de la famille Mueller/AFP
L'humanitaire américaine Kayla Mueller, qui était retenue en otage par l'État islamique (EI), est morte, ont confirmé hier la famille de la jeune femme et le président Barack Obama qui a promis de « retrouver » les responsables de sa mort. Le décès de Kayla Mueller, 26 ans, avait été annoncé vendredi par l'EI. Barack Obama a assuré « que les États-Unis retrouveront et traduiront en justice les terroristes responsables de la captivité et de la mort de Kayla ». De son côté, le président français François Hollande a exprimé hier « sa profonde indignation » après la confirmation de la mort de l'otage américaine. « La France est solidaire des États-Unis dans cette nouvelle épreuve. Nos deux pays continueront de travailler ensemble pour la paix au Moyen-Orient et de lutter contre les groupes terroristes », a-t-il notamment affirmé.
Après être passée par la Turquie en décembre 2012, la jeune femme a traversé la frontière et a été capturée à Alep, le 4 août 2013, avant d'être détenue par l'État islamique, avec laquelle la famille était en contact pour tenter d'obtenir sa libération. De plus, dans une lettre que sa famille a rendue publique hier et que Kayla Mueller a écrite à ses proches pendant sa captivité au printemps 2014, elle évoquait ses conditions de détention et affirmait être dans un lieu sûr et en bonne santé. « J'ai compris que même en prison, on peut être libre », écrivait-elle, ajoutant que ses proches lui manquaient « comme si cela faisait une décennie de séparation forcée ». Elle y parlait également des négociations qui, disait-elle, devaient avoir lieu pour sa libération. « Cela n'aurait jamais dû devenir un fardeau pour vous (...) Aucun de nous n'aurait pu savoir que cela serait si long mais je me bats de mon côté autant que j'en suis capable. »
Sauf que pour l'EI, Mueller, enlevée à Alep en août 2013, a « péri dans un bombardement de l'aviation de la coalition (...) d'une position à l'extérieur de la ville de Raqqa », la « capitale » du califat autoproclamé de l'EI dans le nord du pays.
Sans détailler les circonstances de la mort de Kayla Mueller, la Maison-Blanche a réfuté les assertions de l'EI.
Dans le même temps, les Émirats arabes unis ont repris leur participation aux raids de la coalition internationale contre l'EI, après plus d'un mois de suspension consécutive à la capture d'un pilote jordanien en Syrie qui a été tué par le groupe jihadiste. Dans un communiqué, le commandement militaire émirati a indiqué que « des avions de l'escadron de F-16 positionné en Jordanie ont lancé hier matin des raids contre des positions du groupe terroriste, atteignant leur objectif », sans dire dans quelle région les frappes avaient été lancées.
De son côté, le commandement américain interarmées a confirmé la participation de la Jordanie et des Émirats aux raids menés ces dernières heures, précisant qu'ils avaient eu lieu en Syrie.
(Source : AFP)


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Elle paye le prix de son engagement (à double face?)... Qui se jette dans la gueule du loup et s'étonne de périr? De plus. elle a visiblement été tuée par les siens. Que sa famille demande des comptes à son gouvernement!
07 h 12, le 11 février 2015