Les barrages de l’armée et de la police à travers Bagdad causent d’énormes embouteillages, ce qui exaspère nombre d’Irakiens. Ahmad al-Rubaye/AFP
Le couvre-feu nocturne à Bagdad en vigueur depuis des années sera levé à partir de demain, a indiqué hier à l'AFP le général Saad Maan, porte-parole du ministère de l'Intérieur et du commandement des opérations de Bagdad. La décision a été prise après la visite mercredi du Premier ministre Haider al-Abadi au commandement des opérations, selon le général Maan. Ce que veut M. Abadi, c'est que « la vie soit autant que possible normale bien que (le gouvernement) soit engagé dans une guerre », a indiqué son porte-parole, en référence aux combats contre le groupe jihadiste État islamique (EI) qui s'est emparé l'année dernière de larges pans du territoire au nord et à l'ouest de Bagdad.
Selon un communiqué de son bureau, M. Abadi a en outre ordonné que les rues importantes de la capitale soient rouvertes « afin de faciliter le mouvement des citoyens » et que les quartiers d'Azamiyah et Kazimiyah, dans le nord de Bagdad, soient des « zones démilitarisées ». Il n'a pas fourni plus de détails sur ces deux points. De fait, les barrages de l'armée et de la police à travers Bagdad causent d'énormes embouteillages, ce qui exaspère nombre d'Irakiens.
L'instauration du couvre-feu visait à mettre un frein aux violences qui ont été particulièrement meurtrières au milieu des années 2000. Les heures du couvre-feu ont varié au fil des années, mais il était récemment en vigueur de minuit à 05h00 heure locale. Si la capitale est désormais considérée comme à l'abri d'une offensive majeure de l'EI, elle reste cependant le théâtre d'attentats fréquents visant principalement la communauté chiite ou les forces de sécurité.


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