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Lifestyle - Papilles

Damien Grelat, de la vendange à la vinification

Damien Grelat est probablement tombé dans un fût de vin quand il était petit ! Né dans le Sauternais, il travaille aujourd'hui pour le compte d'un grand cru de Margaux. De passage à Beyrouth pour présenter Château Palmer, troisième cru classé du Médoc, classement qui date de 1885 et qui, selon Grelat, « reposait sur plusieurs critères, notamment la qualité du vin produit et la superficie des terrains certes, mais aussi la relation des propriétaires avec la cour de Napoléon », il a commencé tout jeune en travaillant dans les vignes de ses parents, suivant avec curiosité et bonheur tout le processus de la transformation du raisin en vin, de la vendange à la vinification. Après des études de langues, le chinois et l'anglais, son enfance et son origine bordelaise l'ont vite rattrapé. Mêlant ses deux passions, il collabore, pour le compte du Crédit agricole, avec des négociants de vin français en Asie, en Chine, à Singapour, à Taïwan et aux Philippines. Il y a un peu moins de deux ans, il retrouve la France et devient directeur des exportations de Château Palmer pour l'Asie et le Pacifique, un grand cru classé de Margaux, célèbre depuis deux siècles. « Le domaine a pris son nom actuel quand il a été acheté en 1814 par Charles Palmer, un général anglais, précise-t-il. Le Bordeaux est divisé en deux rives en matière de production de vin. La rive droite pour le Saint-Émilion par exemple et la rive gauche pour le médoc notamment. Sur la rive gauche, on plante du Cabernet sauvignon sur les grands terroirs et du merlot sur des terroirs de moindre qualité. » À partir des années 30, Château décide de planter le merlot sur les grands terroirs. Le Petit Verdot entre également dans la composition du label. « C'est la particularité du merlot qui donne à notre vin son identité et son style, lui insufflant une touche féminine, suave et veloutée », explique-t-il. Son poste de directeur des exports l'a donc ramené au Liban. Une fois de plus, son passé le rattrape, Damien a une arrière-grand-mère libanaise, originaire de Saïda, qui avait épousé un Français sous le mandat. Il se souvient encore des vacances passées ici avec ses parents, oncles, tantes et cousins, dans la grande maison familiale que l'une de ses tantes habite toujours. « J'ai des souvenirs de soleil, de mer et de vieux souks de la ville », indique-t-il, s'excusant presque de ne pas avoir eu le temps, durant ce bref séjour, de s'y rendre.


Mais Damien reviendra inévitablement. Peut-être même qu'il embarquera avec lui sa fille, qui devrait naître dans les mois à venir ! « Pour moi, l'année 2015 sera celle des meilleurs millésimes, car je célébrerai la naissance de ma fille en buvant du vin. Il existe, évidemment, des raisons objectives pour juger un bon vin, mais l'émotionnel joue son rôle aussi. Un bon vin est celui qui nous rappelle de bons souvenirs », conclut-il en ajoutant : « Le meilleur moment pour le déguster est quelques heures après un petit déjeuner frugal. Les papilles et les sens sont ouverts et prêts à savourer ce bel élixir. »

 

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