Un Syrien blessé par les frappes du régime à Douma. Abd Doumany/AFP
Des frappes aériennes du régime syrien contre des localités rebelles ont fait au moins 44 morts et plus d'une centaine de blessés à travers le pays hier, selon une ONG. À Jassem, dans la province méridionale de Deraa, 16 civils ont été tués et 25 autres personnes blessées lors de quatre raids, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « Comme d'habitude, le régime frappe des régions peuplées pour monter les civils contre l'opposition armée », a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Cela dit, « les combattants rebelles font de grands progrès à Deraa. La grande majorité de l'ouest de la province, dont la localité de Jassem, est hors du contrôle du gouvernement », selon M. Abdel Rahmane. Les rebelles profitent du fait que « les lignes d'approvisionnement de Jordanie sont toujours ouvertes », selon lui. Il faut dire que l'intervention des jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d'el-Qaëda, a également aidé les rebelles à gagner du terrain à Deraa. Par ailleurs, des raids aériens ont visé Douma, une localité rebelle de la province de Damas, assiégée depuis des mois par les forces du régime, tuant au moins dix civils et faisant des dizaines de blessés, a indiqué l'OSDH. Selon un photographe de l'AFP à Douma, les raids ont frappé des zones résidentielles et la plupart des blessés sont des enfants. Parallèlement, à Khan Sheikoun, dans la province d'Idleb (Nord-Ouest), 15 personnes ont péri dans des frappes, dont un officier qui avait déserté l'armée régulière, selon l'ONG. Trois autres personnes ont été tuées à travers le pays, une dans la province d'Alep, une deuxième dans celle de Damas et une troisième dans celle de Deraa.
Dans le même temps, les forces de l'État islamique se retiraient hier de leurs positions autour de la ville syrienne de Kobané, où les forces kurdes et leurs alliées arabes rencontrent peu de résistance, a déclaré hier l'OSDH. Les peshmergas kurdes, appuyés par les raids aériens de la coalition conduite par les États-Unis, ont chassé la semaine dernière, après quatre mois de combats, les jihadistes de cette ville située à la frontière avec la Turquie. Selon l'OSDH, les Unités de protection du peuple (YPG), les forces kurdes syriennes, ont pris treize villages des environs dans la nuit de dimanche à hier et tué seulement dix combattants islamistes. « Il n'y a pas de résistance à grande échelle », a précisé M. Abdel Rahmane. Les combattants de l'EI qui se trouvaient dimanche à quatre ou cinq kilomètres de la ville sont désormais à au moins 10 km, a-t-il dit. « Ils ont décidé de se replier. » Pour sa part, Redur Xelil, porte-parole des YPG, a cependant déclaré qu'il ne serait pas étonnant de voir l'EI attaquer sur de nouveaux fronts. « Il y a des affrontements tous les jours et ces batailles et affrontements vont s'accroître, en particulier dans la région de la Djézira », a prédit Redur Xelil. En outre, des combattants kurdes ont découvert les restes des corps de 25 yazidis, tués par des jihadistes de l'État islamique (EI), dans un charnier situé dans le nord-ouest de l'Irak, ont indiqué lundi des responsables.
Le piège de la femme fatale
Sur un autre plan, tombés sous le charme d'une « femme fatale » sur Skype, des rebelles syriens se sont fait dérober des informations militaires clés par le gouvernement de Bachar el-Assad, a révélé hier une société de sécurité informatique dans un rapport. Quand cette femme leur a envoyé sa photo, elle a introduit en même temps des logiciels malveillants dans les ordinateurs et les téléphones des combattants de l'opposition syrienne, a précisé la société FireEye, qui a récemment racheté la société Mandiant, connue pour avoir mis au jour des piratages probablement conduits par le gouvernement chinois. Par ce système de piratage, FireEye affirme avoir découvert le vol, entre novembre 2013 et janvier 2014, de plans de bataille, de coordonnées géographiques ou d'informations sur les armes utilisées.
De son côté, le Conseil de sécurité de l'Onu a exigé dimanche que soient relâchés tous les otages détenus par les jihadistes. Les 15 membres de l'instance onusienne ont demandé « la libération immédiate, sûre et sans condition de tous ceux qui sont retenus en otage » par l'EI et les groupes islamistes affiliés à el-Qaëda.
Enfin, le président américain Barak Obama a estimé que l'opération « Détermination absolue » lancée contre l'EI en Irak et en Syrie nécessitait un budget de 5,3 milliards de dollars.
(Sources : agences)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Comment se peut il que l'osdh ( hahaha) connait le nombre exacte des victimes collaterales des militaires legitimes syriens , et ignore ce meme nombre quand il s'agit des frappes de la soit disant coalition anti daech ???????? est il aussi sous le coup de la femme fatale qui a pirate les plans des rebels mignons et gentils ???
17 h 17, le 03 février 2015