Le lancement de la chaîne avait été reporté à de nombreuses reprises depuis l’annonce du projet en 2010 par le prince al-Walid ben Talal. Mohammad al-Shaikh / AFP
La chaîne d'informations en continu al-Arab du richissime prince saoudien al-Walid ben Talal a commencé à émettre hier par satellite, entrant en compétition avec d'autres chaînes régionales déjà bien établies.
Depuis ses studios à Manama, al-Arab a donné la parole dans son premier journal à un dirigeant du principal groupe de l'opposition chiite bahreïnie, Khalil al-Marzouq, qui a critiqué la décision du royaume annoncée la veille de déchoir de leur nationalité 72 personnes. Le lancement d'al-Arab répond à « un besoin réel de chaîne indépendante et impartiale », a répété hier son directeur général, Jamal Khashoggi. L'exécution annoncée par l'État islamique d'un otage japonais et le chaos politique au Yémen, ainsi que la vague de violences en Égypte ont dominé le premier journal d'al-Arab qui a démarré, selon ses responsables, avec un effectif de 280 personnes dans 30 pays, dont une vingtaine en Arabie saoudite.
Le lancement de la chaîne avait été reporté à de nombreuses reprises depuis l'annonce du projet en 2010 par le prince al-Walid, homme d'affaires saoudien connu pour son franc-parler et actif notamment dans la finance, l'hôtellerie et les médias. Le prince al-Walid est le neveu de feu le roi Abdallah, décédé le 23 janvier. Al-Arab vient s'ajouter à une multitude de chaînes de télévision arabes ou arabophones. La première à s'être lancée en 1996 sur ce créneau, al-Jazeera (Qatar), a été concurrencée en 2003 par la chaîne à capitaux saoudiens al-Arabiya du groupe MBC, propriété de cheikh Walid al-Ibrahim, parent de feu le roi saoudien Fahd. Al-Arab devra également faire face à la concurrence de chaînes plus récentes comme Sky News Arabia, France 24 et la BBC en arabe, la chaîne turque TRT, al-Horra (États-Unis) et Russia Today, qui n'ont pas réussi à enlever de larges parts d'audience à al-Jazeera et à al-Arabiya.
(Source : AFP)


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